Pre-Colombia

8 Août

Je devais partir en Ouganda. C’était le plan, 3 mois et demi. Mon emploi, l’école, tout était placé dans une petite boîte dans ma tête pour que je puisse les rouvrir à mon retour. Puis, des évènements inattendus éclatèrent aux nouvelles, 76 personnes mortes dans des attentas à la bombe dans une ville où je devais aller, dans un café lors de la finale du Mondial de Soccer, bref, des circonstances qui auraient pu marquer mon chemin. Lorsqu’à travers les articles j’ai lu des phrases telles que « Ce n’est que le début », je me suis dit qu’il serait probablement plus sage de décaler mes rêves d’aller explorer l’Afrique lorsque le calcul du risque pencherait en ma faveur.

Je suis donc sur Facebook (vous êtes surpris je sais) à clavarder avec Florence et à lui exprimer ma désolation à l’idée de ne pas partir. Elle me dit alors « Bien, viens avec moi en Colombie », et c’est tout ce qu’il me fallait pour procéder à l’achats des billets. Ah, ces billets! Voici le calcul: 260$ avant taxes Bogota-Colombie (CheapOair.com), avec taxes et frais magiques : 376$ , + 180 $ de bus pour Boston + 200$ pour me rendre à Santa Marta = 756$. C’est donc un prix normal pour ce que je croyais être au début l’aubaine du siècle du style « impossible que je dise non ».

Mais « impossible que je dise non » quand même, l’argent n’étant pas l’un de mes soucis premiers à 23 ans alors que je n’ai pas de vraies responsabilités et que mon corps est « on ne peut plus apte à voyager ». Sans compter mon statut tout brillant tout neuf de célibataire et le fait que j’adore Florence et que je la connaisse depuis sa naissance, eum, non c’est clair que ce voyage tombait à point.

Mardi matin, je partirai donc avec Greyhound faire environ 8 heures de bus (ridiculement long il me semble à un prix tout aussi surprenant). Mon ami (et futur grand philosophe) Renaud m’a équipé de lectures incontournables, Le Horla de Maupassant et Sherlock Holmes. N’ayant jamais complété la lecture d’un bouquin, j’entreprends comme défi de commencer et de finir ces livres. J’appréhende déjà ma perte d’attention après 6 pages de lecture, les yeux balayant les alentours, avec ma main qui tatera l’épaisseur du livre en se disant qu’il y a pleins d’histoires qui se déroulent dans le monde physique autour de moi. Certes, je comprends que la lecture permette de voyager et de développer son imaginaire. À vous faire lire ces mots, je serais bien mal placée de dire que la lecture c’est plate ahah!

Je veux ici faire une parenthèse d’un extrait des conversations que j’ai eu justement avec lui. On parlait de ne pas avoir des regrets dans la vie et que, à bien disséquer le sens de cette phrase que tant de gens répètent, on en est venus à la conclusion que ça peut être très dangereux. En effet, de n’avoir aucun regret pour aucune de ses actions revient à dire, avec arrogance, que nous ne faisons pas d’erreurs et que nous n’apprenons pas de celles-ci, que tout ce que l’on fait est une expérience comme une autre. Oui, il y a des choses que je regrette parce que oui je reconnais que j’ai fait des erreurs. Je regrette, mais n’en reste pas moins que j’ai appris parce que justement je regrette. Il faut valoriser ce processus d’apprentissage, celui de faire des erreurs, car il est sain et naturel, tout le monde fait des erreurs et grâce au regret, on corrige le tir avec la maturité. Si je me foutais de tout, les cheveux dans le vent sur ma moto  une main dans les airs une bouteille dans l’autre, et bien je ne serais pas poussée à reconsidérer mes comportements répréhensibles de jeune fille début vingtaine.

Je suis immensément excitée à l’idée de partir et de faire le voyagement seule, d’avoir organisé mon itinéraire… Je trouve que les phases de célibat sont extrêmement enrichissantes dans la mesure où l’on doit faire les choses par nous-mêmes et parce que nous sommes ouverts à rencontrer beaucoup plus de nouvelles personnes. Ces personnes ont chacun une histoire et une leçon à nous donner, leçon que jamais je n’aurais eu à me pencher la tête sur l’épaule de mon compagnon. Je trouve que c’est en fait essentiel de parler à des inconnus parce que chaque personne que j’aime et que je connais personnellement aujourd’hui fut un jour ou l’autre un(e) pur(e) inconnu(e). Qu’est-ce que j’ai à perdre? Rien! Okay peut être sauf ma liberté si je me fais kidnapper, ahah… Non sans blagues, j’adore les rencontre inusitées.

Hum… à bien y penser, on m’a sérieusement avertie de ne pas parler à des inconnus en Colombie, certaines villes pouvant être dangereuses pour des filles bâties et imposantes comme moi. En fait, tous les conseils qu’on m’a donnés s’avèrent être des choses que j’aurais vraiment fait. Du genre:

  • Ne jamais prendre un taxi aléatoirement dans la rue
  • Ne jamais accepter de garder un enfant quelques minutes parce que la mère pourrait s’enfuir et je me retrouverais avec un enfant
  • Ne jamais aider, donner quoi que ce soit à un mendiant
  • Ne pas porter de boucles d’oreilles, on pourrait me les arracher des oreilles…

Mais fort heureusement, nous nous évaderons loin de la grande ville pour la majeure partie du voyage, à Santa Marta. La soeur de Florence, Mali, y était justement il y a quelques semaines. Dans cette région, les dynamiques sociales seront certainement différentes. Il semble que proche de la mer, tous y soient plus heureux, plus sereins, l’eau étant gage de notre survie, l’eau étant apaisante à l’esprit humain. La simple délimitation des votes démocrates/républicains aux États-Unis souligne bien ce phénomène qui sépare les mentalités des terres intérieures et des côtes. Oui, sur le bord de la mer, moi aussi je suis démocrate, pour le peuple et les gens du monde, exténuée d’aventures au soleil, oui, je suis beaucoup plus peace and love que dans le cahos urbain de villes où flotte la peur du voisin.

Nos mantrendemos en contacto!

How I met your father

31 Juil

Mon horloge biologique fait des méchants tics et des tacs en moi quelques fois. Des rêves que je tiens mon fils collé contre mon épaule, tout chaud, dodu, l’amour total. Écoutez, à mon âge, si ce n’était pas de notre culture moderne de performance et de carrière, j’aurais déjà 4 bambins. Je ne suis pas désaxée, c’est peut être moi qui est normale. Dans les 10 000 ans d’histoire passée, une femme avait un enfant lorsqu’elle le pouvait (c’est avant 35 ans ça). On pense que de travailler dans une banque c’est plus important que de fonder une famille, eum, non je ne trouve pas. C’est quoi avoir assez d’argent? Les bébés n’ont pas conscience de la marque de voiture que l’on conduit ou des vêtements qu’ils enfilent à 2 mois. Bon, assez parler de bébés, je vais vous faire peur, je le sens.

Ça me tente de faire de la fiction maintenant. J’ai une curiosité grandissante pour la rencontre de cet homme que j’aimerai de tout mon cœur et avec qui nous fonderons une famille et/ou un empire. Lol. Il est à quelque part en ce moment, peut être avec une autre fille,  dans un lit, au bureau, il pense, il aimerait peut être faire une sieste, comme moi. Il est peut être sorti hier, il trouvait la fille assez ennuyeuse mais il lui fit la conversation, par compassion. Je me demande dans quel pays il se trouve, quel est son plus grand rêve… Nos chemins se traceront et se croiseront à un point X, le point ultime, sur la carte de nos destinées. Je suis tellement romantique…

Je vais donc vous racontez l’histoire de comment j’ai rencontré votre père. Avec cet exercice de visualisation, je me dis que ça serait juste foudébilemental que ce déroulement se concrétise sous mes yeux. Mais si non, j’aurai pu fantasmer un peu.

Here we go..:

Ma grosse valise me glissait d’entre ma main, l’air chaud et lourd de Los Angeles m’avait frappé au visage comme si il était matière. Je revoyais la neige fraîche craquant sous mes pas, dans les champs plats qui s’éternisent du Québec, j’aurais aimé y être, le temps d’un instant. Combien de temps allais-je rester dans le royaume des opportunités et de l’extrême? Je ne savais pas. Mais ce projet d’affaires que j’entamais était assez prometteur pour que je traverse cette phase d’adaptation. Après tout, j’étais tombée en amour avec la Californie. Maintenant que la relation devenait sérieuse, il était naturel de me remettre en question, comme toute femme qui aime se compliquer la vie un jour ou l’autre.

Un chauffeur m’attendait, ça commençait bien. Quelle surprise, il su prononcer mon nom sans qu’il ne sonne comme « bizarre = odd », non, c’est Aude mon nom. Maude sans le « m ». La route fut courte jusqu’à Santa Monica pour s’arrête au 518 , 21st Street  qui serait mon premier chez-moi pour cette aventure. Un quartier très calme, les toits rouges comme je les aime,  proche de tout, j’allais bien m’y plaire.

Quelques unes de mes boîtes étaient déjà arrivées, la plupart des meubles n’étaient pas les miens. J’avais l’impression d’entrer chez un inconnu en voyage et de subtiliser sa demeure. Mais quel bonheur, finalement, j’y était, dans la chaleur, des palmiers dans la cours, la mer à quelques minutes de chez moi.

Maintenant que l’excitation était retombée, mes besoins physiques réapparurent. J’avais faim, comme un loup qui aimerait manger un éléphant. Je pris mon portefeuille, mon cellulaire et parti explorer la scène gastronomique que j’allais supporter pour les prochains mois.

Une enseigne accrocha mon oeil, le RFD, le Real Food Daily. Daily parce que oui j’allais y être souvent et parce qu’ils semblaient servir de la nourriture végétarienne, organique… Ahh la Californie et l’organique, ils allaient me combler et à chaque jour me rappeler pourquoi j’avais élu domicile dans ce coin du monde.

Sur la terrasse, en scannant le menu, un Element 2016 comme je les aime se stationna avec deux planches de surf sur le top. Un couple dans la quarantaine avancée, tout bronzé, tout beau, tout heureux. Ils prirent place tout près de moi. Aussitôt, je leurs demandai quel était le meilleur spot de surf dans la région en spécifiant que j’étais nouvelle au coin. Ils m’expliquèrent qu’à 20 minutes en voiture, je trouverais un surf shop juché sur le bord de la plage et que dans quelques heures, les vagues allaient être idéales à surfer, qu’ils y allaient après leur bouchée et que j’étais la bienvenue de les suivre. Gé-ni-al.

C’est donc l’appétit rassasié que nous nous rendîmes vers le Pacifique, grand bleu majestueux, avec ces vagues désireuses de nous amuser. Au surfshop, quelques faux hippies se tenaient au comptoir, à parler du nouveau film 3d « Infinity » dans lequel la pression atmosphérique, la température et les odeurs changent dans le cinéma. Tranquilement, sans trop se déranger, ils se penchèrent sur mon cas pour m’équiper pour cet après-midi de surf. Le propriétaire, Adrian, très gentils, me proposa de venir tous les mercredi soir à des soirées de projections de films de surf et de discussions sur la préservation de l’océan. Évidemment, ce rendez-vous fila droit au poste dans mon iPhone 10GXs.

Une fois ma planche cirée, je pris tout de même un moment pour admirer le paysage avant de l’intégrer. Du sable, la mer, aussi loin que mes yeux pouvaient voir. Lisa et Phillip passèrent me voir, me demander si j’avais tout ce qu’il fallait et les deux coururent vers les vagues comme 2 enfants qui voient la mer pour la première fois.

Un pas léger dans le sable, l’eau me surpris de sa froideur sur ma peau que le soleil avait réchauffé. Et je me rappelai pourquoi je m’étais enfuis du froid glacial… Une fois rendue au spot, il y avait tellement de gens dans l’eau! Il y avait pratiquement une file d’attente. Ça faisait un bout de temps que je m’étais élancée sur ma planche, je décidai de ramer vers un coin plus calme, où seulement 2 personnes étaient assises sur leur planche à attendre leur ride.

Une vague se dessina sur l’eau, je me tournai à ramer de toutes mes forces, la vague vrombit sur sa route et m’embarqua avec elle. Dans cet enivrement, du coin de l’œil je vis qu’un autre était sur la même vague et ce dangereusement proche de moi. Cette vue me fit perdre l’équilibre et la vague me ramassa, tête première dans l’eau, la planche se percuta à ma tempe gauche, et je ne me souviens plus des 3 minutes suivantes.

Mes yeux chauffaient, ils s’ouvrirent avec cet inconnu dans ma face, je m’étouffai, me relevai avec je ne sais trop quelles forces. Les cheveux chocolat, l’eau perlait sur sa peau basanée. Visiblement, il était soulagé de me voir respirer. Wow, j’aurais pu y rester ou quoi? Une journée après mon arrivée et je me pétais la tête dans l’eau? Décidément le genre de péripétie dont ma mère me préviendrait en lui rétorquant que c’était impossible.

De son bras d’homme aux veines traçant une petite carte routière, il m’aida à me relever. Je pris une grande inspiration.

« Wow, you scared me to death!  … I shouldn’t have taken this wave, you were on it before me..Sorry. » Me dit-il en souriant, visiblement embarassé.

« You’re the local, I’m the new one, the waves was yours » dis-je avec une pointe de sarcasme en souriant.

« That wouldn’t be the best way to welcome you in town. Don’t go back yet to your hometown, it’s great here, when you don’t drown anyways… So, what’s your name? »

« I know it’s great, but you saved me right? So it’s not that bad of a start. It’s Aude, A-u-d-e. You? »

« Aude, nice to meet you. Dane. I don’t think you should get back there, you passed out for a couple of seconds and if you go back, I won’t be able to relax… »

« Ok, I’ll just start working on my Californian tan… »

« O-kay… Well, I’ll go catch some waves, if you wanna have tea after at my place in about 30 minutes…You’re welcome to join me. I mean, I’m a national hero now and you survived, it’s quite something to celebrate… »

« You celebrate with tea here in Santa Monica?… Wow am I gonna miss Montreal… »

« Ahah, let’s start with that, we’ll see! I’ll be back.  »

Oh mon dieu, mon cœur débattait comme un grand tambour. Avait-on besoin de frôler la mort pour vivre 2 fois plus fort? Peut être. Le ciel en toile de fond, tout à coup l’air semblait plus léger qu’au sommet de l’Himalaya. Je fis mine de regarder les quelques passants sur la plage, mais je ne regardais que lui.

Les longues minutes passèrent et il revint, le souffle haletant, il se laissa tomber quelques minutes près de moi et m’expliqua comment les vagues étaient sournoises ces derniers jours. Il réitéra son invitation, je le suivi, laissant mes pieds glisser dans le sable encore chaud.

Sa maison sur deux étages laissaient une vue imprenable sur la mer, d’une fenêtre qui n’en finissait plus d’ouvrir les murs. Je lui expliquai mon parcours, le projet web dans lequel j’allais m’investir. Il m’expliqua rapidement son enfance ponctuée de déménagements à travers les différents états et sa carrière dans l’industrie de l’automobile électrique. Quelques heures plus tard, le soleil entamait son amerrissage vers l’horizon. La conversation avait dévié dans tous les sens mais toujours avec un débit naturel et intriguant.

Il me resservit du thé, au jasmin comme je l’aime.  Je fis mine de m’étouffer, en souriant en coin. Il s’approcha de moi et me chuchota à l’oreille:

« Do you want me to save you again? »

« Yes… Please… »

Et me fit le bouche-à-bouche le plus sensuel de l’histoire depuis Baywatch. La Californie allait décidément être « hot », dans tous les sens du termes.

Surfing USA + Une nuit d’horreur

28 Juil

C’est vendredi matin passé qu’Émilie et moi prenions la route vers les US, au grand soleil, pour se rendre jusqu’à Wells, dans le Maine. Cela fait maintenant quelques fois que je visite cette région et maintenant que j’y connais tous les coins, je m’y sens presqu’à la maison. Un classique, comme Sandbanks.

En quelques heures, tu arrives pif paf dans une autre culture avec l’odeur de la mer qui te débouche les narines du smog de la ville. Des gros SUV, à travers les compacts de plusieurs québécois vacanciers, des grosses personnes, des grosses portions, un gros égo, « America, fuck yeah », comme dirait Team America, quel film génial. La route a très bien été avec mon amie Émilie et un répertoire de chansons toujours aussi varié. Traversant actuellement une rupture, je pourrais affirmer que d’écouter du John Mayer est la meilleure chose qui soit, je suis une fan, eh oui.

Nous arrivâmes au Pinederosa Campground après s’être fourvoyées quelques fois de chemin sur la 95. La leçon: les GPS, c’est pas toujours cool. Wells est au nord de Hampton. On était rendues à Hampton alors on se disait qu’il y avait un problème. Mais pourtant c’était le bon chemin. Il faut aller plus au sud et dépasser le Maine pour reprendre la 101 ou quelque chose comme ça et renaviguer vers l’Atlantique.

Dans la noirceure et une fine bruine, nous avons triomphé de ma tente, sans hommes, yes! Quelle fierté! Ahaha… Et puis, après avoir dévoré une pizza qui nous a sauvé de la famine, on attendait JP et Guillaume, qui n’avaient bizzarement pas donné de nouvelles depuis plusieurs heures. Instinct maternel oblige, on imaginait déjà les pires histoires puisqu’auparavant ils nous avertissaient de chaque progression sur la route. 2 heures sans nouvelles, on ne savait pas ils étaient où. Merde… Un accident, non, ça ne se peut pas… Enlevés par des talibans..?   Ouff! Ils nous écrivent, mamans Émilie et Aude sont rassurées. Et oui, ils se sont fait fouillés aux douanes et ont dû déchiqueter et détruire des cigares cubains isolés dans une petite pièce. Nos chers Américains qui refusent encore tout produit en provenance de Cuba, c’est un peu ridicule. Puis ils se sont fait arrêtés pour excès de vitesse par des policiers qui ont commencer à faire jouer : « Bad boys bad boys, what you gonna do when they come for you », lol! Oh my god, j’en revenais pas, on aurait dit un film! Voir que des choses de même arrivent, sérieusement. Ils ont une vidéo de cet anecdote… 

Morphée nous emporta au petit matin et alors que MétéoMédia nous annonçait du temps maussade, nous fûmes choyées de soleil et de beau temps! Tellement qu’il m’est arrivé toute une mésaventure que je vous compterai sous peu… Déjeuner, douche, et hop, on file vers le Wheels and Wave pour louer nos planches et nos wetsuits pour une journée de surf, à travers les timides vagues déferlant sur la plage.  Enfiler un wetsuit me rappelle toujours ma naissance, je ne sais pas trop pourquoi lol, c’est si dur d’y entrer et de s’en sortir, mais on est si bien en dedans.

Une fois dans l’eau, je me sentais vraiment bien. Je me suis cassée la figure une couple de fois dans les vagues mais maintenant, quand je décide que je prends une vague, je me lève sans problèmes et je suis contente d’avoir traverser les souffrances, ça en valait foutrement la peine.  Avant tout ce que j’aimais du surf était les Dane Reynolds, Kelly Slater, les frères Irons, … (ok j’arrête, je bave sur mon clavier). Si je peux me permettre quelques conseils pour vos premières expériences de surf:

1. Soyez confortable, confiant, respirer, le stress enlève beaucoup de force (et grelotter aussi). Les vagues sont vos amies, elles veulent vous amenez avec elles.

 2. Trouvez votre équilibre sur la planche, couché et assis. Sinon, imaginez debout!

3. Les pieds vers le ciel vers la tail de la planche lorsque vous relaxez.  L’un deux restera en place à l’arrière lorsque vous vous lèverez.

4. Vous devez choisir une vague avec de la vitesse, la vitesse donne la stabilité à votre planche, sans vitesse, vous êtes comme sur une moto à un arrêt.

5. Quand vous avez cette vague, pagayez de toutes vos forces, rapidement et profondément dans l’eau. Si vous n’arrivez pas à embarquer sur la vague, vous ne pourrez jamais embarquer sur votre planche. L’objectif ultime c’est de pogner une bonne vague assez pour que la planche glisse solidement dessus. Ensuite, se lever, c’est facile.

6. Hissez-vous sur la planche, restez bas, ne sautez pas comme un kangourou, vous allez foutre le camp dans l’eau! Et levez vous quand la planche est stable et accrochée par la vague. Si vous n’avez pas pagayé assez fort, vous allez tomber, encore et encore. Mais ça, c’est normal. 🙂

Et pleins d’autres choses bien sûre. Donc, journée de bonheur à jouer au frisbee en marée basse et puis à glisser sur les vagues qui parfois étaient assez volumineuses pour bien en profiter (4pieds avec un longboard, pur plaisir pour une débutante/intermédiaire comme moi). Ce que je ne savais pas, c’est qu’à rester au soleil, à pagayer ma vie, à courir après le frisbee sans boire de l’eau (première erreur), je me concoctais une insulation solaire….

La pire nuit de ma vie m’attendait dans le détour.

Donc, twipdilili, nous nous dirigâmes vers Hampton à la conquête de surfer boys et de jeunes loups comme nous. Dans un bar juché à côté du Cinnamon Rainbows, notre dévolu se jeta. Déjà là, je ne feelais pas super, étourdie après un verre, l’estomac n’arrivant pas à s’exciter en lisant le menu… Quelques chose n’allait pas. Mais bon, on était dans le Maine et avec ma passion de manger local, j’embarqua dans le train mon aussi en commandant un truc au homard, Losbster Roll. Deuxième erreur.

Dans la voiture au retour, j’étais knocked out. Pas là, gone. Et j’ai essayé avec toutes mes forces d’être la fille de party que je peux être mais rien à faire. L’idée de prendre une bière était aussi attirante que celle de (insert a really unwanted experience that you had). Donc je fus sage, comme une image de religieuse en noir et blanc plastifiée. Je suis allée m’étendre dans la tente presqu’aussi tôt. Je me suis endormie, quelques minutes. Quelques minutes de sommeil, c’est tout ce que j’allais avoir de cette nuit d’enfer.

Je me réveille, j’ai chaud, j’ai froid, je suis étourdie. Je prend la flashlight, marche dans le bois, dans le noir, petite pluie pour ajouter au drame.  Répéter cette séquence  7 fois. Ajouter des bruits d’horreur que je ne vais vous décrire. Une piqûre dans le front (je me regarde dans le mirroir avec une méga piqûre de la mort dans le front, j’étais toute en beauté) , une mouffette sur le chemin (si elle m’arrosait je me jettais en bas du pont) , une amie qui a une phobie du vomis et à laquelle je ne pouvais pas dire ce qui se passait vraiment (mais qui a été d’un support incroyable) et vous avez une bonne idée de ce que j’ai vécu. Bref, buvez de l’eau au soleil &*$%$.

C’est ainsi qu’en 24 heures et j’ai eu les plus belles et les plus horribles 12 heures de ma vie. L’une moitié au sommet de ma forme, à rire et à tripper entre amis dans la mer et l’autre effondrée sur le plancher sale dans la petite cabine dans le bois, seule avec mon corps qui me punit comme jamais, sans énergie, comme une zombie.

Et vous voyez, je trouve ça drôle ça. Si vous me voyez dans un cocktail toute bien mise, bien maquillée, coiffée, je vous serre la main, on parle business, wow le monde est beau, droit et brillant. Et pourtant, on a tous nos moments de déchéance, où l’on est au pied du mur, malade, habillé tout croche, on est tous humains et sales à quelque part. Il y a quelque chose de super libérateur en acceptant cela et en se défaisant de notre égo d’humain faussement parfait. C’est pourquoi je vous compte ces histoires intimes, que je post comme je respire, parce que je me sens humaine et connectée à vous et que nous sommes tous les mêmes, jusque dans le Maine.

L’amour, comme une danse

20 Juil

L’univers recherche toujours un équilibre, pour chaque plus il y a un moins. Plus je vais vers toi, plus tu reculeras et dès que je rebrousserai chemin, tu me suivras.  Il y a des plus et des moins dans nos vies et sommes toutes, peut être avons nous tous de la chance et des opportunités de façon égale.

Ce principe de la physique est trop vrai, même en amour, ça me renverse. C’est si simple comme manœuvre, si simple de l’exécuter à notre guise lorsque l’on comprend le principe, comme des pas de danse que l’on apprend.

Mais cette danse, qui recule et qui avance, ce n’est pas l’amour. Le pouvoir, la force et la raison  sont contraires à l’amour.

Le vrai amour, je crois que c’est la rencontre de 2 cœurs rayonnant la même énergie et s’admirant de façon équilibrée. Une relation dans laquelle aucun jeux de pouvoir n’est exercé. Dans cette relation symbiotique, le pouvoir humain s’incline sous le pouvoir du cœur et s’éloigne car l’équilibre existe enfin. Les forces humaines peuvent dès lors être investies dans des activités productives et constructives.  Dans ce cas,  s’abandonner à ses émotions sera source de bonheur et non de souffrance perpétuelle. Bien sûre, un jour ou l’autre, l’équilibre pourra tomber et le cœur abandonné pourra être piétiné.  C’est le pari que l’on prend lorsque l’on brasse un « je t’aime » en lançant les dés de nos décisions.

Pensez-y: Car si tous nos pas s’annulent d’un pas opposé, comment peut-on avancer? On reste sur place. Oh il peut certes y avoir de la passion dans cette danse mais rien qui ne fasse que le couple avance.

Je nous souhaite de trouver cette personne avec qui nos pas, notre âme et notre cœur avanceront doucement, en regardant vers l’avant, les yeux bien au-delà du plancher, n’ayant plus peur de tomber.

Pensées d’une athée

13 Juil

**Attention, je ne suis pas contre les religions, j’aimerais avoir la foi en Dieu en fait. Ce texte vous explique le raisonnement logique qui m’empêche d’affirmer avoir la foi en une religion telle que les hommes les proposent.**

Voici une conversation typique qui résume la spiritualité de plusieurs esprits « modernes »:

-Est-ce que tu as la foi?

-Oué, ben tsé, je crois pas en un Monsieur avec une barbe blanche assis dans les nuages là mais je crois qu’il y a une force là qui fait tout ça.

-Pratiques-tu?

-Ahah… Non, j’me rappelle même plus de la dernière fois je suis allé à l’église.

C’est à croire que tout le monde veut se « backer » une place au paradis juste au cas où il y en aie un. Parallèlement à cette simili-croyance, la plupart des gens ne respectent aucunement les enseignements religieux, blasphèment à tour de bras et commettent des pêchés dont Dieu ne serait sûrement pas fier. Pour ma part, je ne suis vraiment pas croyante en aucune religion. Même si je suis totalement incapable de prononcer de un sacre vive voix , je suis athée, comme beaucoup d’entre vous également.  Quoique c’est un sujet très complexe, je tenterai de vous exposer ce que je pense de la religion et de ce que les hommes en ont fait et pourquoi je ne peux me dire chrétienne, protestante, ou autre. Prochainement, je vous présenterai mes croyances spirituelles, parce que nous avons évidemment tous un côté aimant jouer avec l’intangible et l’encore incompris et comme dirait John, « Every one believes. »

1. Nos croyances sont directement liées à notre lieu de naissance

En effet, si je serais née dans une famille bouddhiste, je serais bouddhiste, je serais musulmane ou autre.  Nos croyances religieuses sont très souvent un bagage culturel légué par notre entourage et notre famille. Si ces croyances venaient de l’au de-là, alors peu importe le contexte dans lequel un enfant grandit, ces croyances seraient innées en soi. Non, elles sont apprises, enseignées, étudiées, récitées. C’est un langage que l’on apprend comme notre langue maternelle et qui nous permet de traiter avec des enjeux sociaux, personnels et spirituels.

2. La religion: Une parfaite bouée de sauvetage

Il y a beaucoup de gens qui soudainement croient et sont illuminés d’une lumière divine après avoir vécu une période sombre et difficile. Selon moi, durant ces périodes creuses, la tête doit créer ce système de croyances et de pensées afin de sauver l’être physique de « péter au frète ». Dieu est amour infini, il ne juge pas, il pardonne tout et ne vous laissera jamais tomber. C’est un concept parfait pour voir un peu de lumière dans le fond d’une cellule de prison. Et je trouve cela merveilleux en effet que la croyance en Dieu puisse avoir sauver et redresser le parcours entaillé de tant de gens. Si j’avais commis un crime impardonnable, peut être que moi aussi je me mettrais à croire en Dieu, parce que c’est possiblement la seule conception qui me ferait sentir aimée et pardonnée.

3. Un guide de pensée

On est en 1942, dans le fond de la campagne, pas de radio, pas de télévision, quelques années d’école sous la ceinture avec pas mal de trous avec de la chance. La religion à ce point était essentielle pour partager une histoire qui proposerait un guide de valeurs et de comportements louables aux individus. Sans compter que l’église devenait un lieu crucial de rassemblement, l’être humain étant une bête sociale ayant besoin de contact pour se rassurer de ses chances de survie (la solitude tue le cœur).

4. Un outil de contrôle

Alors que le Vatican prône la pauvreté dans son palace plaqué or, la menace de brûler en enfer fût un outil idéal pour modeler le comportement des individus à la guise des représentants de Dieu. L’église avait alors un pouvoir démesuré sur un ensemble de décisions et, à l’aide de la peur, pouvait aisément faire faire des choses ridicules aux gens. Comme obliger les femmes à avoir 15 enfants, obliger les hommes à aller se faire tuer à la guerre, pousser les gens à donner toutes leurs économies pour Dieu (plusieurs scandales de fraudes de l’église), etc. Sans cette dotation de pouvoir, la religion perd de l’intérêt pour l’homme, bête opportuniste. Et puisque les gens octroient aujourd’hui moins de pouvoir à la religion qu’auparavant, curieusement, moins de gens sont portés à devenir prêtre…

5. La réponse parfaite et ultime à tout ce qui est encore incompris de la science

Autrefois, tous les phénomènes naturels étaient explicables par la main de Dieu. Du tonnerre, un déluge? Dieu veut nous punir! On comprend bien aujourd’hui l’accumulation de charges électriques dans l’air, l’humidité, lalala pour expliquer ces phénomènes naturels et très explicables scientifiquement. Ainsi, au fur et à mesure que l’on comprends des choses, moins les gens croient. Bien sûre, il vient un point où l’infiniment grand et l’infiniment petit émerveillent les scientifiques d’une beauté si pure qu’ils peuvent en venir à croire que seul Dieu pourrait être à la source d’une telle complexité.  Mais, encore là, les décennies nous apporteront des réponses incroyables et la beauté de la vie brillera d’elle seule et non dans l’ombre d’un personnage humanisé qui orchestre le tout. À travers les trilliards de galaxies, je trouve cela extrêmement arrogant de penser qu’un être nous ressemblant est à la source de cet univers d’une complexité démesurée. Les Zirgantao (les habitants d’une planète que je vienne d’inventer dans une galaxie plutôt loin de chez-nous cette fois-ci), ont sûrement des croyances à des années lumières des nôtres, peut être habitent-ils près de la source de la vie, la Rrrropilidada, une fontaine mauve et lumineuse expirant des électrons, des protons, des neutrons, de la matière qui dessine l’univers depuis la nuit des temps.

6. La croyance fait l’existence

Ultimement, croire en quelque chose fait que cette chose existe. Je m’explique. On croit que le temps existe, alors il existe, pourtant les scientifiques nous disent que le temps n’existe pas. L’amour existe, le parcours de vie, les objectifs, le rôle de l’homme et de la femme, l’importance d’étudier, de travailler, tous ces concepts existent parce que nous y croyons. Si je me cogne la tête et j’oublie tout, plus rien n’existe. Un parent c’est quoi? Un emploi? Connais pas! dis-je encore étourdie. Lorsque je rêve, je vis physiquement des émotions et le film qui se déploie en mon esprit me fait vivre concrètement des réactions physiques alors qu’il n’y a rien qui n’existe vraiment. Prenons un daltonien par exemple: Sa réalité est différent de la mienne et ce dû aux différences biologiques qui nous caractérisent. Je crois savoir ce qu’est le bleu? Non, je ne le sais pas. Ce n’est qu’une relation entre les pigments, la réflexion de la lumière et mes capacités visuelles en tant qu’homo sapiens. Un chat ne voit pas le ciel de la même façon. Bref, toutes ces idées créées de l’homme prennent vie dans notre tête et notre réalité est totalement définie par le traitement que notre cerveau fait des stimulus extérieurs.

7. Qui a raison?

Tu penses que ta religion est la bonne? Ah ben, parce que moi je vois des gens ici et de l’autre côté de l’océan qui sont prêts à se faire sauter tellement ils croient en « leur » Dieu. Wow… Il faut y croire en *****.  Encore une fois, sont set de croyances religieuses est une relation directe de sa culture. Je ne pourrais pas être chrétienne. Ça l’impliquerait que Bouddha ou Mohammed ou je ne sais pas qui n’existent pas. Comment puis-je en juger si je n’ai pas vécu avec eux, étudier leur religion?? Ils y donnent leur vie!! Il doit bien y avoir du sens dans ce pourquoi ils croient de toutes leurs forces? Donc le fait que tant de versions soient crées et si conflictuelles prouvent qu’il n’y a aucune version vraie et que les versions s’ajustent plutôt à la réalité culturelle de chacun des bassins de population et qu’elles se moulent sous le poids de l’histoire mondiale.  Vous me direz qu’il y a un fil conducteur qui les relient tous ensemble à un point X ? Ce point X, c’est la limite de notre compréhension de la beauté du monde et de la vie. Un jour, le X sera défini.

Les pommes et les oranges

7 Juil

Allez Aude, lance toi dans la controverse. Je ne crois pas en l’égalité entre les hommes et les femmes, je ne crois pas en l’égalité de grand chose. Je crois en la différence et en une valeur variant selon le contexte. Tout est relatif, c’est la seule vérité et rien n’est parfaitement égal ou symétrique dans la vie, rien. Il n’y a même pas 2 pommes de pareilles. Et les pommes et oranges n’ont pas la même valeur. Permettez-moi d’élaborer.

Un homme en camping a une plus grande valeur qu’une femme, il n’y aucun doute là-dessus, avec  plusieurs trips de camping à mon actif. Si nous avions un salaire en camping pour notre apport au déroulement des activités, à l’amusement et au confort, je crois bien que les hommes devraient avoir un salaire plus élevé. Il est plus important de pouvoir survivre que d’avoir des activités bien planifiées. Leur valeur dans ce contexte est plus grande dûe à leur force physique plus développée, leur côté manuel, leur débrouillardise, leur sang froid. Est-ce que TOUS les hommes ont ces qualités? Non. Est-ce que des femmes sont meilleures à ces choses « outdoors » et survie en forêt que des femmes? Sûrement. Mais règle générale, c’est l’homme qui arrive à partir le feu et c’est correct ainsi.

Une femme dans une garderie avec des enfants  a plus de valeur qu’un homme. Elle a un instinct maternel qui l’inspire à protéger les enfants et à aimer ceux qui ne sont même pas les siens. Dotée de compassion,  de douceur et d’une plus grande intelligence émotionnelle,  les enfants seront supportés, aimés et encouragés. Est-ce que les hommes peuvent être meilleurs à ce rôle que les femmes? Sûrement, mais encore là, tout ce que je veux dire, c’est que l’égalité n’existe pas. La valeur que l’on apporte est extrêmement différente d’une personne à l’autre et d’une situation à l’autre.

Je vais même aller plus loin. Situation: Le marché du travail se fait vieillissant. Les mentalités archaïques dans quelques cas sont encore habituées à voir un homme trôner au sein d’une entreprise. Voir une figure masculine, un homme grisonnant et bedonnant donner un discours sur l’instabilité économique qui nous afflige peut être plus réconfortant et plus sécurisant. La voix grave, la carrure, une posture de leader, l’image d’homme alpha, comme ce fut dans la nuit des temps. Dans ce cas-ci, les employés gagnent plus de valeur à avoir Jean comme patron que Jeannette. Dans certains contextes en business, oui les hommes sont meilleurs. Et ce, dû au fonctionnement chimique de nos cerveaux. Un plus haut de niveau de testostérone (hommes), permets d’avoir moins peur du risque, de foncer, d’agir plutôt que de réfléchir un peu trop. Vous allez me dire que les femmes ne réfléchissent pas trop? Je réfléchis beaucoup trop, mon blog en est la preuve! Ahah… Ils pensent plus avec leur tête, moins avec leur cœur. Non, encore une fois, ce n’est pas une règle absolue et ça peut être le contraire dans plusieurs cas, évidemment. Mais je suis d’accords de voir des hommes à la tête d’une entreprise si c’est cela qui réconfortera les employés et qui inspirera leur motivation. Je n’ai pas pitié des femmes qui ne se sont pas rendues à ce poste, c’est la vie, la vie est une jungle! Cela dit, j’aspire à être une femme d’affaires et je crois en mes compétences. Mais dans certains cas, les hommes sont mieux placés que moi pour gérer certaines situations et vice-versa. Tout est relatif, c’est la seule vérité et rien n’est parfaitement égal ou symétrique dans la vie, rien.

Dans le numéro de juillet de l’Actualité, TOUS  les futurs leaders sont des HOMMES. Tous. Il y a beaucoup plus d’hommes qui ont l’esprit entrepreneur/fonceur que de femmes. Est-ce que ça fait de eux des êtres supérieurs? NON, ultimement non. Somme toute ils sont encore supérieurs pour le domaine des affaires, il n’y aucune argumentation possible sur ce point. Même dans le cas qu’un homme plutôt incompétent se rend à une position de gestionnaire et que la femme plus compétente n’y accède pas, et bien bravo à cet homme niais qui aura compris que de jouer au squash avec le VP et que de fumer des cigares seraient plus payant que de travailler la fin de semaine. Et, parallèlement, il y a le stéréotype de la femme qui s’affaire à élever des enfants et cette « job » est certainement la plus complexe, la plus merveilleuse et la plus importante qu’il y aie sur cette planète. Malheureusement, elle n’est pas accompagnée d’un salaire indexé à la valeur incommensurable qu’elle nous apporte.

Les choses changent, oui. Plusieurs hommes se retrouvent heureux à élever les enfants, à les accompagner dans leur développement, tandis que les femmes ne veulent plus rester cloîtrées à la maison, elles veulent participer à l’économie elles aussi, old news, je sais. Mais je dois vous avouer me questionner par rapport à ce désir si brûlant des femmes de devenir des hommes et des hommes de devenir un peu plus des femmes. Je ne fais pas exception à ce tableau changeant, en tons de rose et de bleu,  on y voit de plus en plus de mauve.

Je crois également que de traiter tout le monde également peu importe leur apport de valeur et que d’avoir une espèce de « pitié » pour les gens peut être dangereux. Dans ce climat plus « difficile » pour les femmes en affaires, nous devons nous battre et  travailler souvent plus fort pour arriver au même point qu’un homme. Résultat? Plus de femmes sont sur les bancs d’université aujourd’hui que les hommes, nous développons un caractère solide et une détermination à toute épreuve. Ainsi, les générations actuelles et  futures de femmes apporteront de plus en plus de valeur à des domaines auxquels auparavant seulement quelques unes pouvaient bien s’ajuster. Ou bien penser aux Noirs qui autrefois n’avaient aucun droits dans notre monde. Ils ont du se battre et voyez maintenant qui est Président des États-Unis!  Les juifs qui ont du resserrer leurs relations d’affaires et qui ont ce sens si aiguisé. Le défi ne fait-il pas partie du chemin de la réussite?

Finalement, je crois à la loi de la nature. Que le plus fort gagne. Si un jour je me cogne la tête bien dur et que je décide de travailler pour une banque et que mon collègue effectuant les mêmes tâches gagne plus que moi, j’aurai juste à tenter de comprendre pourquoi. Devrais-je jouer au golf moi aussi?  Est-ce que le patron est réellement au courant de tout ce que j’apporte à la compagnie ou à travailler doublement fort enfermée dans mon bureau aie-je perdu son attention et sa reconnaissance? La vie est une jungle. Il y a des lions, des antilopes et des singes.  Donner tout égal à tout le monde peu sembler une belle idée mais je crois que les opprimés se développeront avantageusement et que le karma existe bel et bien.

Qu’en pensez-vous?

ADD généralisé

1 Juil

Oh my god oh my god, check moi cette belle petite robe!!!  Je n’en aie justement plus de petites robes, il me fallait ça. Hum, vraiment? Alors qu’est-ce que je mettais avant si je n’en aie plus de petites robes? J’en aie, mais elles ne sont plus nouvelles… Celle-là me semble beaucoup plus jolie! (Même si l’ancienne aux yeux d’autrui serait possiblement beaucoup mieux, quel manque d’objectivité de ma part…).

Oh my god oh my god, check moi ce beau jeune homme bohème avec son tamtam sur le plateau!!! J’en aie justement besoin d’un nouveau chum, un type plus artistique que mon chum actuel. Hum, vraiment? Alors que je me disais le contraire surement lorsque j’avais le chum artistique et que je rêvais d’un homme direct, simple et tourné vers le concret.

Oh my god oh my god, check moi cette offre d’emploi si attrayante, ce nouvel appartement si enchanteur! … You get the idea. Bref, notre super génération Y est tout spécialement  tournée vers la consommation bonbon.  Pas tout le monde, évidemment. Je suis certainement championne dans la catégorie « appartement » si vous considérez que je ne peux pas compter sur les doigts de ma main le nombre de fois que j’ai fait un changement d’adresse. Enfin, être satisfait de nos avoirs et de ne pas les saboter pour devoir trouver mieux (pas mieux, mais du nouveau plutôt) est vraiment un beau défi.

Les statistiques sur le divorce prouve bien ce syndrome de ADD généralisé. On pourra TOUJOURS aimer quelqu’un d’autre, on est plus de 7 milliards! Si demain je m’envole vers l’Australie et que je croise Hugh Jackman, je suis certaine que nous pourrons être heureux ensemble. Mais non, Hughilichoux baby love, je suis heureuse ici et j’ai encore plusieurs leçons à apprendre de Simon tout comme des moments tendres à partager avec lui.

Je crois que d’avoir du focus dans ma vie sera en fait mon plus grand défi personnel. Il y a tellement d’idées qui voient le jour dans ma tête, tellement d’hommes qui défilent en coq devant moi, tellement de vies que je pourrais vivre.  Chérir cette version que je vis présentement et avoir confiance que c’est le bon chemin est crucial à mon bonheur et à l’atteinte d’une certaine forme de paix intérieure.

Dans l’abondance qui caractérise notre société nord-américaine, les questions de survie sont  bien loin de notre pensée. Ainsi, nous avons beaucoup trop de temps pour réfléchir et remettre en question notre parcours de vie. Dans la complaisance et dans cette surabondance d’options, on se perd et on y est souvent malheureux. C’est trop facile de changer, de peser sur « NEXT » , de ne pas travailler et de faire des compromis, de faire preuve de ténacité pour mériter ce que l’on a. Pourquoi se faire chier, quand je peux tout effacer et passez au suivant? Non, cette formule de surconsommation humaine et matérielle nous a bien prouvé qu’elle ne nous remplissait pas intérieurement. Ce post est mon engagement à me satisfaire de ce que j’ai et à le chérir.

Comment peut on être heureux en se disant qu’il y a toujours mieux?

Tout petit, tout puissant.

28 Juin

Les oreilles me frisent lorsque j’entends les gens se décourager de leur impact inexistant dans le mondes. Plusieurs croient que seules les grandes entreprises tirent toutes les ficelles.  À première vue, il semble en effet que quelques joueurs manipulent tout ce qui se passe et qu’on n’y peut pas grand chose. Je suis persuadée du contraire. Pensez bien à cela:

C’est une petite transaction à la fois, à coup de 1 dollars qu’ils font leurs milliards. Chaque petite décision que l’on croit anodine fait partie du pouvoir global. À chaque fois que l’on sort notre carte, on s’exprime, on vote, on donne du pouvoir à une entité.

Prenez la compagnie Burt’s Bees, ça a commencé comme toute autre petite entreprise artisanale avec pleins de bonnes intentions et quelques dollars en poche (http://www.burtsbees.ca/c/about-us/our-history/).  Leurs copains leurs ont dit que de se battre dans la cours de grands des cosmétiques était impossible, comment battre L’Oréal, Nivea?  Et pourtant, on retrouve leurs produits partout aujourd’hui et cela, grâce à chaque fois qu’une main s’est tendue vers leur baume à la cire d’abeille et qu’elle l’a déposé sur le comptoir. Un geste à la fois comme celui-ci et 200$ se transforment en une multinationale avec des millions de revenus. Ce n’est pas des millions, c’est 4$ de revenus à la fois, c’est 4$ multiplié par le nombre de transactions (de votes) = Millions de dollars.

Lorsque je travaillais dans les cosmétiques pour une méga corporation, ça m’émerveillait de comprendre que c’était un petit pot de crème à la fois, un « bonjour madame », une discussion à la fois qu’ils opéraient des chiffres d’affaires de centaines de millions. Sans chacune des « petites vendeuses anodines sans pouvoir », leur chiffre d’affaires tombe à zéro.C’est fou!

Tout ce que nous voyons autour de nous découle de d’infiniment petit.  Nous sommes infiniment petit et nous sommes tout à la fois.  Nous avons tout le pouvoir de changer les choses.

Ces derniers jours j’étais en camping dans la région de Prince Edward County, j’ai adoré. Ma nouvelle passion: Manger localement. Mon plaisir dégustatif fut décuplé à savoir que je buvais un vin de la région ou bien un potage fait des aliments de la région Je mangeais le soleil et la terre de ce coin de pays et cette décision d’achat change tout. Mon argent dépensé restera dans la région et permet de faire vivre une famille. J’adore acheter local dès que je le peux et de voir l’impact de mon investissement, ça me rend réellement heureuse. C’est un « Can I have a local wine please? » qu’une économie se lève et que des gens survivent. C’est un « j’m’en fou » à la fois que tout tombe, la conscience dans l’ombre, dans un soupir de désespoir et d’impuissance. Et pourtant, nous avons tout le pouvoir.

Une prise de conscience à la fois, tout est possible et vous avez tout le pouvoir, usez le comme il le faut. Votre carte bancaire est une baguette magique qui transforme ce monde à chaque jour, pensez-y. Ce n’est pas utopique, c’est mathématique.

Quand je serai Première Ministre du Québec

21 Juin

Alors oui, la politique m’intéresse beaucoup. Ça m’intéresse parce que justement tellement de  gens qui y sont désintéressés. Faites une exception en lisant ce blog. Les défis à venir sont importants et excitant à la fois. En business, on est formés à être rapides, productifs, créatifs et je trouve qu’il manque de cette énergie constructive dans ce qui m’apparaît comme étant le système de gestion le plus lourd, le plus lent et le plus important: Notre gouvernement. Pourquoi diable gère-t-on plus efficacement les entreprises privées? L’ampleur des ressources à gérer n’est pas comparable, certes, mais certains principes peuvent être repris. Alors, lorsque je serai Première Ministre, je m’engage à:

– Réévaluer la nécessité des pensions alimentaires versées aux individus, couper dans les programmes de bien-être social et réinjecter ces millions dans ces mêmes communautés sous forme de subventions aux projets d’entrepreneuriat et en créant des entreprises créatrices de valeur et d’emplois. Ainsi, la personne n’a plus de chèque (ou le montant est progressivement diminué) mais un emploi convenant à ses capacités lui est offert. Personne n’est heureux en prenant le chemin facile, assis sur son balcon à l’année longue entre 2 antennes satellites et une caisse de bière. Et ne me dites pas que ces gens ne peuvent pas travailler. Ce n’est pas qu’un stéréotype, la misère et la détresse existent et ne s’envoleront pas magiquement en leur donnant l’option de ne rien faire pour s’aider et aider leur communauté. Le travail est source d’accomplissement, de fierté et de motivation. Vous connaissez un bénéficiaire heureux, accompli qui fait son jogging tous les matins? Présentez-moi le, s.v.p.

Augmenter le salaire des professeurs et/ou leurs facilité la tâche par, entre autres, diminuer le nombre d’élèves par classe, bref investir massivement dans l’éducation et valoriser le métier de professeur. Une personne éduquée aura, dans la plupart des cas, un meilleur emploi (l’argent nous revient en taxes de toute façon, peu importe l’ampleur des investissements), meilleure qualité de vie, meilleure santé (coûte moins cher à l’état…). Un décrocheur scolaire coûte des centaines de milliers de dollars à l’état, il n’y a aucun investissement en éducation qui ne sera pas rentable pour cette province.

Augmenter le nombre de cours encourageant l’intelligence émotionnelle et supportant les élèves plus actifs que passifs. Ainsi, plus de cours en discours oratoires (qualité cruciale pour réussir en affaires, savoir parler à un public, qualité qui disparaît en ce moment), plus de cours d’activité physique (esprit sain dans un corps sain), un cours de projet d’entreprise dans lequel les jeunes devraient créer un produit et le vendre à leur entourage, bref, un système d’éducation compréhensif des jeunes qui s’endorment devant des cours strictement théoriques.

-Couper dans la fonction publique et investir dans de meilleurs systèmes informatiques, meilleure gestion de base de données, services regroupés et automatisés.

Instaurer une bourse du carbone, définitivement. Les compagnies doivent assumer le coût social et environnemental lié à la production. La qualité de l’air se dégrade, les ressources s’appauvrissent, bref, leur impact sur la société est important et doit être considéré. Il n’y a pas de meilleurs moyens que de mettre un prix à cet impact car l’argent est le seul langage compris par ces compagnies.

Protéger notre eau douce, urgemment. Pas nécessairement que les sources et cours d’eau appartiennent au gouvernement, mais s’assurer que les revenus générés resteront bel et bien au Québec.

L’Assemblée Nationale ne resterait pas en vacances pendant des mois lors de crises importantes. La société et les problématiques ne prennent pas de vacances durant l’été.

Augmenter le prix de la viande (source première de gaz à effet de serre) et de la camelote alimentaire (le prix du jus d’orange devrait être moindre que celui du Pepsi…) tout en diminuant le prix des fruits et légumes. On est ce que l’on mange, il n’y a rien de plus vrai. Les enfants doivent être alimentés convenablement, cela diminuera les problèmes de comportement: Meilleure concentration, moins d’obésité, meilleure confiance en soi = Plus d’espoir pour notre pays.

Privatiser en partie le système de santé. Responsabiliser les gens de leur santé, i.e. aide toi et le ciel t’aidera. (Devrais-je payer des taxes pour traiter le cancer du poumon de quelqu’un qui a fumé 1 paquet par jour toute sa vie..? Ne devrait-il pas assumer pleinement son choix d’être un fumeur? ) En créant une fiche de santé sur des habitudes de vies clés des gens, le prix payés pour les soins pourrait être indexé au soin porté à leur mode de vie. C’est dur à régularisé, en effet, mais c’est à réfléchir. Mais si on encourage les gens à prendre soin de leur santé, c’est une société plus riche qui en ressort. C’est extrêmement coûteux pour les entreprises et l’état de supporter les gens malades. Je ne dis pas qu’il faut laisser tomber tout le monde, non, du tout, la malchance ça existe. Mais certains comportement à risque doivent être tenus en compte et les risques doivent être assumés par la personne et non par les payeurs de taxes.

Resserrer les lois sur l’utilisation de produits chimiques extrêmement dangereux pour l’humanité (BPA, parabens, parfums toxiques, engrais, antibiotiques…)

Faire participer les fraudeurs économiques et les prisonniers à l’économie. Les fraudeurs (ne représentant pas une menace physique pour la société) supporteraient la prévention de fraude, les prisonniers seraient affectées à des travaux manuels de façon constante, enfin, tout ceux qui sont capables de faire ce qu’un robot peut faire, il y a des entreprises manufacturières qui requièrent très peu de compétence pour fonctionner… Un prisonnier coûte 90 000$ par année à l’état, pendant ce temps, il y a des enfants qui ne mangent pas. Ri-di-cu-le.

-Augmenter les peines d’emprisonnement pour les agresseurs et les tueurs. C’est une vraie blague les sanctions au Canada. Qu’il y aie autant de récidivistes en est la preuve la plus triste, la plus concrète et la plus alarmante.

Augmenter le prix sur les produits de tabacs et alcools.

Augmenter le niveau de difficulté et la qualité des cours en français. Si on n’apprend pas comment écrire le français, comment pouvoir le protéger? Parallèlement, dès le plus jeune âge, des bases plus solides en anglais et en espagnol (peut être même en mandarin) devrait être offertes. Le plus jeune on commence, le plus facile ce sera. Cette ouverture sur le monde sera clé pour notre succès économique et notre rayonnement international. En étant un joueur d’importance sur la scène mondiale, nous aurons les moyens alors de faire briller notre culture québécoise et cette langue française. Être bilingue ou trilingue ne constitue aucunement une menace pour le français, c’est une carte de visite incroyable que nous lui offrons en devenant citoyen francophone du monde et non de notre patelin. Il faut être sérieux dans cette démarche.

-Investir dans les transports en commun, encore et toujours. Aussi, investir dans des lignes d’autobus haut de gamme, moins achalandées et plus confortables entre les banlieues/quartiers et les principaux centres de commerces  de Montréal et de Québec. Écoutez, malgré tous les arguments environnementaux, quelqu’un qui a les moyens de sacrifiera pas son confort de si tôt. Être debout dans un autobus en suant, collés entre deux inconnus, non, ça ne marche pas pour plusieurs. Des autobus avec bancs confortables (et place assurée), plus dispendieux (ça coûterait plus cher à l’usager et non aux contribuables), avec Wi-Fi, etc. Ça pourrait s’appeller les lignes Busor? Ça sauverait tout de même plusieurs dizaines de voitures sur la route et serait une occasion de networking pour ces gens d’affaires, qui sait!

Stimuler l’entrepreneuriat. Un BAC devrait être créé dans lequel le programme en entier serait orienté au développement du projet d’affaires de l’étudiant. En graduant, l’entreprise serait lancée avec une stratégie de ressource humaine efficace, projections financières, bref, tous les outils qu’un BAC peut nous donner mais cette fois-ci dédiés à un projet CONCRET, créateur de valeur et non fictif. À un plus jeune âge également, les entrepreneurs doivent être encouragés financièrement et moralement. C’est un entrepreneur à la fois que les entreprises naissent et renforcent notre économie en créant des emplois et en augmentant le PIB.

Toute action visant à diminuer notre impact sur l’environnement serait déductible d’impôts car elle allègeront la tâche du gouvernement de réparer et de panser notre planète. Compostage, transport en commun, achat de voiture hybride, installation de systèmes géothermiques, photovoltaïques, éoliens…

Ouvrir des entreprises manufacturières ou de services ayant des tâches physiquement peu exigeantes afin de créer des emplois appropriés aux personnes âgées qui devront intégrer plus longtemps le marché du travail. Parallèlement, des programmes d’éducation sur l’informatique leurs seraient offerts à un coût minime. Sans cet apport à la société, le calcul ne marche tout simplement pas.

Et plusieurs autres mesures portées vers le futur d’une population éduquée, en santé, avec des projets tournés vers l’avenir.

VOTEZ POUR MOI aux élections de 2020, si la planète se rend là…

Pour tous les hommes courageux

17 Juin

Hier soir, en revenant du travail, je marchais d’un pas lourd, la mine un peu basse. Quand il pleut, il pleut un peu dans mon cœur aussi. Geneviève m’a expliqué que c’était à cause des ions dans l’air, ça nous affecte physiquement, je n’étais pas folle. Un jeune homme s’apercevant que je n’avais pas le visage fendu d’un sourire éclatant s’arrêta et me regarda : Tu es super belle aujourd’hui!, me lança-t-il, quelques pétales de fleurs me tombèrent dessus et laissèrent découvrir un sourire timide sur mon visage. Et je n’étais Pas super belle, le mascara émietté, les cheveux tout croche, quelle preuve d’altruisme de sa part.

Je suis chanceuse d’être une fille, je l’admets. Jamais une fille ne marcherait autant sur son égo pour complimenter de telle manière un garçon, jamais (à part peut être une célibataire endurcie de 52 ans, campagnarde qui arrive au 281 et qui éclate après une consommation alcoolisée de trop…). Dans les bars, à l’école, au gym, j’ai été témoin de preuves de courage inusitées pour tenter leur chance. Celui qui fait semblant d’être un touriste et qui a besoin d’idées de sorties, celui qui t’écrit un compliment sur un papier et te le glisse dans ton sac, celui qui s’essuie le visage très lentement avec le bout de son t-shirt pour que tu vois bien ses abdos, celui qui t’envoie un texto à faire rougir et même les gars du 450 qui ralentissent avec leur Civic pour te dire… Hum, je ne vais pas dire ça ici. Enfin, je suis impressionnée de votre courage.

À mon plus grand étonnement, plusieurs filles refusent ce type de compliments. Se faire siffler les enrage, les yeux au ciel elles lancent un « bande de caves! » en guise de merci. Pas toutes, mais plusieurs.  Même si le gars ne t’intéresse aucunement, pourquoi lui cracher dessus? Ce n’est pas si forçant d’esquiver un sourire au passage il me semble ou de s’inventer un copain, pour les célibataires sélectives. L’estime de soi est si précieux, si fragile et je me suis toujours promis de ne pas blesser quiconque ferait preuve d’audace à mon égard. J’en aie vu de toutes les couleurs… Un gars avec mon nom gravé à l’exacto sur sa main, les poèmes les plus intenses, les déclarations d’amour infini sans même se connaître, enfin, je vous trouve courageux oui même lorsque vous frôlez le non-sens total. Je pense aux cœurs d’adolescents qui furent blessés à jamais lorsqu’elle a rit de lui en lui avouant son amour, quel drame. Dix années plus tard, l’idée de faire de même le hante au plus haut point et sans être ivre, approcher une fille est impossible. C’est triste.

Je vais vous dire un secret : Si un jour on vous ignore ou on vous lance un regard méprisant suite à votre déclaration, c’est que non seulement les filles on ne sait pas rassembler le courage nécessaire pour en faire de même mais on ne sait même pas comment vous démontrer que ça nous fait réellement plaisir.  Si cette fille se foutait vraiment de votre compliment, pourquoi aurait-elle passé 2 heures devant le miroir?

Sur ce, c’est la saison douce, n’hésitez pas à lancer un clin d’œil ou à siffler cette fille que vous trouvez si belle car secrètement, ce petit geste aura fait notre journée…