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Aude à la Modération

22 Nov

Je ne sais pas si plusieurs d’entre vous vont souvent à l’église, but I don’t. Je me rappelle y avoir été avec ma mère quelques fois et le caractère sectaire m’avait dérangé un peu (i.e. les gens répétant systématiquement des textes appris par cœur sans réfléchir et remettre en question le sens de ces paroles. Je préfère la philo, mais je respecte et j’admire la foi, religieuse ou pas, et j’ai la foi, en quoi? Si j’ai foi, il n’y a pas lieu de se questionner).

Hey, mon mouton, reviens ici! Donc, je disais, afin de pallier à cette absence relative de morale, faisons  un effort collectif de réflexion sur nos habitudes, nos mœurs, ce qui nous définit en tant que génération.

Oui, de grands rêves, la recherche d’équilibre,  une ouverture sur le monde, l’énergie de changer les choses, le goût des voyages, le goût d’explorer et de comprendre. Bien. (Applaudissements).

MAIS, parce qu’il y a toujours un mais après des bonnes choses semble-t-il, je trouve que si notre génération se regarde dans le miroir, certains pourront y voir un malaise commun. Peut être ce fut la même chose pour toute les générations, mais là n’est pas la question. Je vous parle ici d’un manque de modération pour les substances illicites qui altèrent artificiellement nos comportements et intoxiquent notre cerveau.

J’ai fait la fête en masse malgré mon jeune âge et je n’ai pas fini de fêter, j’aspire tout simplement à une authentification de ces plaisirs que l’on partage ensemble. J’ai donc récemment pensé à quelques soirées au développement absurde, amer et éloigné de ce que je désirais réellement, selon mes valeurs et convictions bien allumées lorsque tous mes sens me guident pleinement. Un dénominateur commun à tous ces déroulements erronés: L’Alcool. (Spotlight sur le mot, musique dramatique).

Évidemment,  boire un verre en bonne compagnie, déguster un bon vin ou une bière locale seront toujours d’intéressantes facettes de notre culture que jamais je n’aurais le culot de proscrire, je vous parle ici du manque de modération et non de dégustation de produits alcoolisés, ne mélangeons pas les cartes, à côté de notre martini. J’ai donc pratiquement arrêté de boire de l’alcool une semaine avant l’Halloween. J’appréhendais la série de partys qui étaient à venir… Et pourtant, depuis, mes soirées sont beaucoup plus amusantes, avant, pendant, et même après. Oohh…

En tant que passionnée de débat oratoire, permettez-moi, monsieur et madame les Président(e)s, de développer mon argumentaire en 3 volets. Premièrement, en quoi vos finances bénéficieront de cette réflexion, ensuite l’aspect santé relié à la modération et finalement, une nomenclature des avantages sociaux qui s’y rattachent.

1. Avantages économiques à baisser le coudre…

Bon, évidemment, se saouler dans un bar peut être dispendieux (excluons le Café Campus, euhhfff, flashback non désiré…). Surtout quand je pense à ces hommes (ou gars devrais-je dire) qui flambent leur paye en espérant se ramener une fille. Tip: Les filles vont abuser de toi (17-20 ans c’est une phase…), tu vas perdre ton argent et le respect qu’elles ont pour toi parce que toi-même tu ne les respectes pas. Les filles iront vers le gars confiant et mystérieux. Si tu n’es pas confiant en toi, ce n’est pas en vidant ton compte bancaire et en te ramenant une fille qui se rappelle pas de son nom que tu vas te sentir valoriser, oh ça non.

Mais pensons macro un instant. Pensons à toutes les fois que le lendemain nous avons perdu en productivité, arrivés en retard au travail, pris un taxi à 3h45am au lieu de marcher en parlant, tranquilement… Bref, si l’on combine le coût des heures perdues le lendemain aux coûts de l’alcool, le montant doit être astronomique. Oh, et le Gatorade, les Aspirin et tous leurs amis que l’on ingurgite dans la phase souvent très passagère du « puuu jamais…. »… Right.

2. La santé, ce n’est pas acquis

Nous pouvons être éduqués, gagnez un salaire raisonnable, un entourage qui nous aime, pourtant, sans la santé, nous ne pourrons profiter de toutes ces richesses. En étant jeunes, le miroir nous fait croire que nous sommes tous en santé. Faux. Une fille mince avec un beau teint n’est pas nécessairement en pleine santé. Selon Educ’Alcool, pas plus de 2 consommations alcoolisées par jour pour une femme et 3 pour un homme sont recommandées si l’on ne veut pas développer l’accoutumance. Vous pensez être à l’abri de l’alcoolisme? J’ai vu les ravages de l’alcoolisme et laissez-moi vous dire que personne n’aurait pu prédire ce triste déroulement. Si l’alcool pour vous est déjà un exutoire, il le sera encore lorsque vous frapperez un mur, et des murs, il y en aura. Arrangeons-nous pour que les amis, le sport ou le travail acharné fassent fi de portes de sortie plutôt que ces substances maquillant et empirant la douleur.

3. Bienfaits sociaux et relationnels à la modération

Si vous vous exercez à vous détendre et à socialiser de façon sobre dans des contextes sociaux complexes, vous verrez vos habiletés interpersonnelles accroître dans d’autres situations qui vous apparaissaient autrefois malaisantes. C’est comme si vous vous entraînez à courir avec des stéroïdes. Il est normal qu’ensuite vous vous retrouverez essoufflé une fois « clean ». Imaginez que vous êtes avec cet homme qui vous trouve si drôle et détendue mais qu’il découvre, à sa surprise, une version rigide et inconfortable de votre personne une fois sobre. Ce serait dommage.

De plus, combien d’erreurs furent déclenchées sous l’effet de l’alcool? Pourquoi risquer ceux que vous aimez  en étant sobre pour ceux que vous aimez seulement après x shooters? Ça n’en vaut pas la peine.

Aussi,  j’en suis venue à la conclusion définitive que personne n’aime les filles saoules, ni plus n’aime-t-on les garçons saouls. Nous ne sommes pas faites pour supporter l’alcool en quantités astronomiques. De nature déjà expressive et affectueuse, les filles ne savent tout simplement pas se tenir lorsque leur menu corps se voit intoxiquer d’alcool. C’est la vie, c’est comme ça. Je le réalise tellement plus depuis que je ne bois pas. Nous ne sommes pas un homme de 250 livres qui peut boire 8 bières et avoir l’air sobre. Et dans cet état, on se croit la fille la plus drôle, la plus cool, mais nous sommes bien les seules à y croire alors que tout le monde autour roule les yeux sur cette vision désolante du manque de classe, de tenue et de féminité. Pour ce qui est des gars, un gars saoul devient violent, vulgaires, désagréable et irrespectueux. (Arrkk des gars caves qui se battent, quelle vision désolante). C’est à croire que nos côtés pré-historiques sont accentués par 100 lorsque l’on boit. La femme maternelle et affectueuse, l’homme fort qui se bat pour son territoire. Mais dans le cas présent, modération rime bien avec évolution et de grâce, gardons la classe que nos 10 000 années d’histoire nous ont confiées, shall we? Notre réputation et ce que l’on communique ne peut qu’en être bonifiée authentifiée: mieux vaut voir un vrai nous timide et humain qu’un nous hyper social artificiellement en agissant de façon parfois absurde disons-le. Il n’y a aucun doute là-dessus.

Voici à ce titre un exemple visuel qui peut être vous rappellera de doux souvenirs.

J’ai aussi une théorie sur le cercle vicieux que créé la consommation d’alcool. Prenons un gars qui est plus ou moins à l’aise d’aborder une fille ajunt. Le gars boit plus de bière pour être apte à entreprendre la conversation et à exécuter quelques pas de danse avec de la chance. Plus le gars boit de la bière, plus les risques d’avoir une bédaine de bière augmentent, plus son incapacité d’aller lui parler à sec augmente. Donc il devient bedonnant et inapte socialement lorsque privé d’ivresse alcoolisé. Alors il a encore besoin de plus de bière pour arriver à lui parler et c’est ainsi que certains sont pris dans un cercle vicieux interminable, un bal de consommation alcoolisée dénuée de plaisirs gustatifs et culturels que l’on prétend si intrinsèques à l’alcool.

En somme, je ne veux pas vous faire la morale, je veux tout simplement vous suggérer une révision de normes sociales qui m’apparaissent désormais ridicules avec un peu de recul (i.e. pour avoir un bon party, il faut beaucoup d’alcool). Honnêtement, je suis tellement contente de revoir ma relation avec cette dernière que je devais partager cette décision avec vous. Pourquoi feindre l’euphorie alors qu’on peut s’amuser avec ceux que l’on aime vraiment, sans artifice, et dormir doucement en se réveillant bien en forme sans regrets? À vous d’y répondre, à vous d’y réfléchir.  On s’est tellement laissés convaincre progressivement que de faire la fête impliquait de l’alcool à flots que je suis d’accords que ce changement de paradigme n’est peut être pas si évident pour tout le monde. Soyez courageux, soyez audacieux, faites l’expérience avant de vous prononcez définitivement sur la question. Sortez jusqu’à 3h30am sans boire une goutte d’alcool, pourquoi pas? Je gage que vous serez surpris de la chaîne de bienfaits et de lucidité qui s’amorcera dans votre vie. Je souhaite de tout cœur que ce billet vous évitera de mauvaises fins de soirées, des maux de têtes et qu’il supportera des rapports francs qui reflèteront ce que vous êtes vraiment.

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Le Coeur A Ses Saisons, True Ad Lib Style

14 Sep

Il semble bien qu’avec le temps, les jours se font plus nombreux entre mes publications sur Aude Lib. Je commence à me soucier des fautes de grammaire, de ce que vous pensez, de ce que vous voulez lire tandis qu’au début je faisais vraiment du « ad lib », la mission de mon blog. Cette semaine, j’ai écrit deux blogs de plusieurs milliers de mots traitant de la pression que les filles se mettent à répondre aux impératifs de beauté ainsi que ma vision quelque peu particulière de la fidélité. Je ne pense pas les publier du tout finalement, trop de révision, de correction, de réflexion, bref,  l’essence de ma spontanéité se perd.  Des heures de travail dans une petite poubelle dans ma tête. Peut être que je publierai quelques extraits, je ne sais pas. Ça m’énerve, je ne veux pas devenir self-conscious à cause de ce blogue, je veux me laisser aller dans l’écriture. Si ça vous fâche des fois ce que je dirai, et bien tant pis, on est différents et c’est normal. Si vous vous piquez en accrochant vos yeux sur une faute d’ortaugraffe piquante et poilue, je suis désolée, l’imperfection nous caractérise tous et toujours. Est-ce que je m’en fout? Non, je ne veux pas vous régurgiter des mots ici juste pour me vider le cœur, j’apprécie chaque seconde que vous passez à me lire et ça me touche beaucoup, sérieusement. Je veux tout simplement rester vraie à la mission initiale de ce blogue et laisser mes doigts marteler ce clavier au gré de mes pensées, en ne reculant jamais devant la peur du jugement. Si je suis ici, c’est parce que je veux que vous jugiez ce que je vous présente, que ce soit drôle, inspirant, touchant ou ennuyant, vous serez toujours libre de le lire ou pas. Je ne sais pas comment attacher vos yeux à mon blogue et ce n’est pas mon intérêt non plus.

Bon, puisqu’on patauge déjà dans un contenu nu d’idées nouvelles et controversés, continuons en ce sens, shall we my dear? Parlons routine, confort, l’automne, les couvertures, les soupes repas qui brûlent la langue parce qu’on a trop hâte de la manger, n’est-ce pas le pur bonheur? Et avec les couleurs chaudes qui transforment le paysage à coup de nuages de feu, on se rapproche, on se colle dans une flamme nouvelle qui nous ne brûle pas encore. Les chatons de Colombine faisaient pareil, un monticule de chatons, empilés les uns sur les autres pour se réchauffer, très éco-énergétique leur affaire. (C’est donc dire que sans vêtements chauds les humains seraient plus sensuels, plus félins et plus environnementaux!) C’est bien fait, comme ça, à Noël, il y a relativement beaucoup de couples excités à l’idée de s’échanger des cadeaux telles que de la merde électronique prête à briser à tout instant, des bijoux qu’on se sent mal de porter une fois qu’on n’est plus avec l’autre, des bas supers doux mais qui sortent des pieds dans les bottes et qui nous donnent des ampoules, bref, pleins de belles choses extrêmement enrichissantes pour l’âme. Soyons honnêtes, veut-on vraiment d’un cadeau fait à la main? Les certificats de massage qui sont honorés 6 mois plus tard ou les tasses peinturées de façon telle qu’on se dit que boire n’est peut être pas essentiel à la survie de l’humanité, veut-on vraiment ça? Ah… Je ne m’étendrai pas sur les enveloppes « secrètes » pour lesquelles je dois faker ma face surprise depuis plusieurs années, je sais qu’il y a 10 000$ dedans. Je le sais, c’est toujours la même chose… Et là tout va bien dans le couple, oh que c’est l’amour, la St-Valentin nous rappelle qu’il faut dépenser pour être romantique et puis, avec quelques flèches dans le portefeuille et non dans le cœur, l’été s’amène. Merde. Tout le monde se fait beau, tout le monde se regarde, tout le monde doute parce que maudit que le vert d’à côté est assez verdoyant, mais tsé, vraiment un beau vert pomme juteuse, pas un vert style caca de chenille écrasée.  Donc vient le temps de casser, casser quoi? Le cœur? Pour qu’un cœur casse il doit être dur, dans ce cas oui on peut. Sinon ça fait juste rebondir un peu sur le sol comme les balles anti-stress. On le reprend, on le branche et puis voilà, le beat reprend bien facilement. C’est certain que si il tombe trop souvent, la saleté de cynisme et de désespoir peut le salir à la longue et c’est pourquoi prendre un peu de temps pour le laver est recommandé. Donc, on se laisse en backpackers de l’amour, dans une jungle de jeunes loups se cherchant les uns les autres, en explorant des corps sauvages, inexplorés, en goutant le poison sucré de mâles tout en beauté, en se collant sur leurs cornes, leurs griffes, leurs muscles d’animal humain. Et si les deux survivent à l’été et qu’ils sont encore dans le même wagon sans avoir débarqué en direction station Fall, il y a de bonnes chances pour qu’ils connaissent la gloire de Noël, comme on chante dans « Les anges dans nos campagnes ont entonné l’hymne des cieux et l’écho de nos montagnes… ». J’adore chanter ce truc, même en été, même dans le sud je dois la chanter au moins une fois. Dans le contraste, les choses ont encore plus de relief et de brillance. Dans le froid, la chaleur humaine a encore plus d’importance. Dans le noir, le blanc de tes yeux m’illumine encore plus. Et sur le noir, ma peau blanche se retrouve, je ne perds pas mon corps. Dans la neige, couchés dans ces bancs faits pour nous, les étoiles seront si belles. J’espère qu’elles brilleront plus que tout le reste, plus que les trucs dans le papier déchiré dans la cuisine tout en bordel, après le party qui nous rappelle que personne ne rajeunit. J’espère que ce sont les étincelles dans tes yeux et ces soleils lointains peut être déjà éteints qui me renverseront, le reste nous faisant passer le temps entre les moments qui comptent réellement, ceux qui débordent de ce philtre d’amour. Par contre,  la goutte de trop sera toujours là, bien ronde et pesante, prête à tout renverser pour nous faire tout recommencer, de saisons en saisons. Un jour, mon cœur survivra aux saisons, et je l’aimerai dans la sueur et  les flocons.

Si vous vous êtes rendus jusqu’ici, vous méritez de lire un poème que j’ai écrit il y a quelques temps. Aude, quelle romantique es tu. Ok, c’est un peu grivois et je sais qu’il se peut qu’un employeur sache que je fasse référence au s-e-x-e. Non non c’est faux Monsieur, moi, je ne bois pas, je ne sais pas ce qu’est le sexe et je suis un robot prête à tout pour combler les actionnaires. …Not! Donc si un jour on me reproche d’être non professionnelle sur mon blogue, je m’excuserai avec (avec une pointe affilée de sarcasme)  en rétorquant que je suis oh combien désolée de reconnaître ma nature humaine. Ensuite, je ferai jouer « Human Nature » de Michael Jackson dans les speakers de ma Fisker Karma et il n’aura plus rien à dire sauf que de sourire et d’acquiescer. On pourra parler de la vraie vie ensuite et arrêter de faire semblant.

Matin sur la plage

J’ai voulu couler

Dans l’eau de mer

Ta peau salée

En plein hiver

.

Au large de ta peau

Plage de sable blanc

Je me suis assoupie doucement

Les paupières dans l’eau

.

Tes dunes chaudes

Noyées en marée haute

Les vagues dans mes cheveux

Les torrents dans tes yeux

.

Un serpent de mer

Un peu plus bas, dans l’horizon

Se lève, dur comme fer

Et défonce mes cloisons

.

L’eau me remplie,

De la cave jusqu’au mat

Me laissant épave

Épanouie dans tes bras

.

Vivement cette journée chaude

Passée sur les bancs de ton corps

À se foutres des autres

Sous les doux rayons d’or

Une histoire de chasse (part 1)

14 Juin

Le point de ce post est de nous faire déculpabiliser d’être humain sur une planète que nous souillons et de, simultanément, nous inviter à un défi qui dépasse notre nature d’envahisseur.  Maintenant, nous avons 2 choix:

  •  soit on s’élève pour notre survie
  • ou soit on attend le chasseur et on crève.

Je crois en effet que ce qui se passe avec la planète est normal. Triste, mais normal. C’est la suite logique des choses. Je ne suis pas fataliste, je veux essayer de mettre les choses en perspective.

Je m’explique. La nature et l’humain ne sont pas dissociés, nous sommes une espèce, comme toutes les autres. Quoique nous nous en détachions tous les jours, nous sommes partie intégrante d’une chaîne, une chaîne dont nous scions, à tous les jours, quelques maillons de plus. Certes nous avons évolué de façon étonnante sous plusieurs plans, la communication, les technologies, lalala, mais je crois qu’on oublie souvent que nous sommes encore « bêtes » sur plusieurs points majeurs. Le niveau de conscience de la masse ne s’est pas encore élevé au-dessus de nos instincts primitifs (du matériel) et ce, pour 99% de la population. (Je ne suis pas dans le 1%, je ne suis pas un moine bouddhiste qui vie d’air et d’énergie).

Dans notre nature de bête évoluée, il y a un problème. Le problème, ce n’est pas notre désir de consommer, car je crois que ce désir est  instinctif (manger, facilité, confort). Le problème, c’est que nous avons des moyens surnaturels de détruire et que par conséquent nos actions sont dévastatrices. Nous agissons tel un virus, parmi tant d’autres (toutes espèce vivante agit ainsi). Nos capacités ont par contre dépassé ce qui devait être. Nous avons brisé l’équilibre.

Nous prenons de l’expansion, comme la chatte qui aura autant de chatons qu’elle le peut avant qu’on l’opère, comme la plante grimpante qui envahira autant de murs avant qu’on ne la coupe, comme les chevreuils qui se multiplieront jusqu’à ce que l’orignal en aie assez de la biche ou que le chasseur s’en charge, tout organisme vivant se multiplie et envahit au maximum de ses capacités. Lorsque, sur l’île d’Anticosti, sous l’intervention de l’homme (déséquilibre) le milieu s’est vu envahi de chevreuils est un bon exemple de ce principe naturel. La nature a sûrement tenté de donner des capacités et des ressources limitées afin de contrôler cette expansion naturelle et afin de maintenir l’équilibre. Donc, point important, cet envahissement dérèglé est possible lorsqu’il y a un déséquilibre (i.e. absence de prédateurs par exemple, parce que on a pris soin d’une couple de prédateurs…). 

Nous sommes donc sur l’Île d’Anticosti avec beaucoup, beaucoup trop de chevreuils (nous). Mais des chevreuils avec des bulldozers, des bombes, des produits chimiques que l’on répand les yeux fermés, des chevreuils blazés, aux yeux verts fluo, des sabots larges de 2 mètres, tristes, si évolués qu’ils ont oublié beaucoup de choses.  Soit on attend un chasseur (la terre, régulateur naturel) pour régler le problème ou soit on tente de moins piétiner la terre avec nos gros sabots. Et… c’est dur pour un chevreuil de ne pas piétiner.

LA SUITE À LIRE DEMAIN.