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L’âge doré

10 Nov

Je franchis les portes du métro, j’arrive en trombe avec toute la fougue que me donne la jeunesse, mes 23 années bien comptées. Un gros sac trop lourd rempli de livres, mes espadrilles massacrées, je fais du vent lorsque je passe et mon reflet se floue sur les fenêtres.

Devant moi, un couple de personnes âgées tenant ce qui reste de leurs mains. Évidemment, je me dis que ça doit être dur de vieillir et de voir son corps dépérir de la sorte, de ne plus pouvoir partir à courir lorsque l’on est en retard, de ne plus pouvoir danser comme des feux d’artifices sur les chansons que l’on connait par cœur.

Et, à travers les rides sillonnant le visage de la dame trônant sur sa droite posture, je vois ses traits rajeunir en mon esprit et j’arrive à l’imaginer jeune, pimpante et si belle. Les lèvres pulpeuses, le visage rebondi, son sourire en inspirait d’autres avec une chevelure dense qu’aimait caresser son mari. Sûrement plus belle et ayant un visage plus symétrique que le mien. Aujourd’hui, lorsqu’elle passe, les hommes ne la voient plus.

Ici, on ignore la vieillesse, ça nous rappelle qu’on se dirige tous vers le même couloir, sombre et froid (ou chaud et lumineux pour ceux qui croient). Plus que de l’ignorer, on lui manque de respect, trop souvent. Si seulement ces hommes savaient. Je me demande si elle trouve ça dur de voir les regards s’éloigner avec les années ou bien si le caractère lent et progressif de la vieillesse permet d’avaler la pilule, avec les autres.

Elle aurait pu me raconter comment son mari l’a conquise, comment ils ont traversé les années ensemble, comment elle a élevé ses enfants en travaillant à l’autre bout de la ville, sans métro, sans autobus, comment elle a rit et pleuré pour sculpter son visage de la sorte, les bains de soleil en des lieux exotiques qui ont tâché son visage, les plus belles aventures… En 4 fois ma vie, je ne peux m’imaginer tout ce qu’elle a vécu. Mais je ne les connais pas et Peel est déjà là.

Au delà de sa beauté qui s’est transformée,  il y a donc aussi des histoires et des leçons à nous donner. Il serait bien de réviser notre vision des personnes âgées au Québec et, plutôt que de les éviter, s’inspirer des autres cultures et ainsi, ouvrir nos oreilles et nos cœurs à ces vétérans de la vie. Le temps des fêtes s’en vient et il semble que la solitude ronge trop souvent la joie de vivres de nos aînés, les saluer nous est gratuit et sans contredits fort apprécié. Et, encore mieux, écouter et absorber l’une de leur leçon de vie pour apprendre de celle-ci sera un beau cadeau pour nous, jeunesse frivole et inexpérimentée, et pour eux, dans cet âge d’or aux histoires dorées.

 

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Le Coeur A Ses Saisons, True Ad Lib Style

14 Sep

Il semble bien qu’avec le temps, les jours se font plus nombreux entre mes publications sur Aude Lib. Je commence à me soucier des fautes de grammaire, de ce que vous pensez, de ce que vous voulez lire tandis qu’au début je faisais vraiment du « ad lib », la mission de mon blog. Cette semaine, j’ai écrit deux blogs de plusieurs milliers de mots traitant de la pression que les filles se mettent à répondre aux impératifs de beauté ainsi que ma vision quelque peu particulière de la fidélité. Je ne pense pas les publier du tout finalement, trop de révision, de correction, de réflexion, bref,  l’essence de ma spontanéité se perd.  Des heures de travail dans une petite poubelle dans ma tête. Peut être que je publierai quelques extraits, je ne sais pas. Ça m’énerve, je ne veux pas devenir self-conscious à cause de ce blogue, je veux me laisser aller dans l’écriture. Si ça vous fâche des fois ce que je dirai, et bien tant pis, on est différents et c’est normal. Si vous vous piquez en accrochant vos yeux sur une faute d’ortaugraffe piquante et poilue, je suis désolée, l’imperfection nous caractérise tous et toujours. Est-ce que je m’en fout? Non, je ne veux pas vous régurgiter des mots ici juste pour me vider le cœur, j’apprécie chaque seconde que vous passez à me lire et ça me touche beaucoup, sérieusement. Je veux tout simplement rester vraie à la mission initiale de ce blogue et laisser mes doigts marteler ce clavier au gré de mes pensées, en ne reculant jamais devant la peur du jugement. Si je suis ici, c’est parce que je veux que vous jugiez ce que je vous présente, que ce soit drôle, inspirant, touchant ou ennuyant, vous serez toujours libre de le lire ou pas. Je ne sais pas comment attacher vos yeux à mon blogue et ce n’est pas mon intérêt non plus.

Bon, puisqu’on patauge déjà dans un contenu nu d’idées nouvelles et controversés, continuons en ce sens, shall we my dear? Parlons routine, confort, l’automne, les couvertures, les soupes repas qui brûlent la langue parce qu’on a trop hâte de la manger, n’est-ce pas le pur bonheur? Et avec les couleurs chaudes qui transforment le paysage à coup de nuages de feu, on se rapproche, on se colle dans une flamme nouvelle qui nous ne brûle pas encore. Les chatons de Colombine faisaient pareil, un monticule de chatons, empilés les uns sur les autres pour se réchauffer, très éco-énergétique leur affaire. (C’est donc dire que sans vêtements chauds les humains seraient plus sensuels, plus félins et plus environnementaux!) C’est bien fait, comme ça, à Noël, il y a relativement beaucoup de couples excités à l’idée de s’échanger des cadeaux telles que de la merde électronique prête à briser à tout instant, des bijoux qu’on se sent mal de porter une fois qu’on n’est plus avec l’autre, des bas supers doux mais qui sortent des pieds dans les bottes et qui nous donnent des ampoules, bref, pleins de belles choses extrêmement enrichissantes pour l’âme. Soyons honnêtes, veut-on vraiment d’un cadeau fait à la main? Les certificats de massage qui sont honorés 6 mois plus tard ou les tasses peinturées de façon telle qu’on se dit que boire n’est peut être pas essentiel à la survie de l’humanité, veut-on vraiment ça? Ah… Je ne m’étendrai pas sur les enveloppes « secrètes » pour lesquelles je dois faker ma face surprise depuis plusieurs années, je sais qu’il y a 10 000$ dedans. Je le sais, c’est toujours la même chose… Et là tout va bien dans le couple, oh que c’est l’amour, la St-Valentin nous rappelle qu’il faut dépenser pour être romantique et puis, avec quelques flèches dans le portefeuille et non dans le cœur, l’été s’amène. Merde. Tout le monde se fait beau, tout le monde se regarde, tout le monde doute parce que maudit que le vert d’à côté est assez verdoyant, mais tsé, vraiment un beau vert pomme juteuse, pas un vert style caca de chenille écrasée.  Donc vient le temps de casser, casser quoi? Le cœur? Pour qu’un cœur casse il doit être dur, dans ce cas oui on peut. Sinon ça fait juste rebondir un peu sur le sol comme les balles anti-stress. On le reprend, on le branche et puis voilà, le beat reprend bien facilement. C’est certain que si il tombe trop souvent, la saleté de cynisme et de désespoir peut le salir à la longue et c’est pourquoi prendre un peu de temps pour le laver est recommandé. Donc, on se laisse en backpackers de l’amour, dans une jungle de jeunes loups se cherchant les uns les autres, en explorant des corps sauvages, inexplorés, en goutant le poison sucré de mâles tout en beauté, en se collant sur leurs cornes, leurs griffes, leurs muscles d’animal humain. Et si les deux survivent à l’été et qu’ils sont encore dans le même wagon sans avoir débarqué en direction station Fall, il y a de bonnes chances pour qu’ils connaissent la gloire de Noël, comme on chante dans « Les anges dans nos campagnes ont entonné l’hymne des cieux et l’écho de nos montagnes… ». J’adore chanter ce truc, même en été, même dans le sud je dois la chanter au moins une fois. Dans le contraste, les choses ont encore plus de relief et de brillance. Dans le froid, la chaleur humaine a encore plus d’importance. Dans le noir, le blanc de tes yeux m’illumine encore plus. Et sur le noir, ma peau blanche se retrouve, je ne perds pas mon corps. Dans la neige, couchés dans ces bancs faits pour nous, les étoiles seront si belles. J’espère qu’elles brilleront plus que tout le reste, plus que les trucs dans le papier déchiré dans la cuisine tout en bordel, après le party qui nous rappelle que personne ne rajeunit. J’espère que ce sont les étincelles dans tes yeux et ces soleils lointains peut être déjà éteints qui me renverseront, le reste nous faisant passer le temps entre les moments qui comptent réellement, ceux qui débordent de ce philtre d’amour. Par contre,  la goutte de trop sera toujours là, bien ronde et pesante, prête à tout renverser pour nous faire tout recommencer, de saisons en saisons. Un jour, mon cœur survivra aux saisons, et je l’aimerai dans la sueur et  les flocons.

Si vous vous êtes rendus jusqu’ici, vous méritez de lire un poème que j’ai écrit il y a quelques temps. Aude, quelle romantique es tu. Ok, c’est un peu grivois et je sais qu’il se peut qu’un employeur sache que je fasse référence au s-e-x-e. Non non c’est faux Monsieur, moi, je ne bois pas, je ne sais pas ce qu’est le sexe et je suis un robot prête à tout pour combler les actionnaires. …Not! Donc si un jour on me reproche d’être non professionnelle sur mon blogue, je m’excuserai avec (avec une pointe affilée de sarcasme)  en rétorquant que je suis oh combien désolée de reconnaître ma nature humaine. Ensuite, je ferai jouer « Human Nature » de Michael Jackson dans les speakers de ma Fisker Karma et il n’aura plus rien à dire sauf que de sourire et d’acquiescer. On pourra parler de la vraie vie ensuite et arrêter de faire semblant.

Matin sur la plage

J’ai voulu couler

Dans l’eau de mer

Ta peau salée

En plein hiver

.

Au large de ta peau

Plage de sable blanc

Je me suis assoupie doucement

Les paupières dans l’eau

.

Tes dunes chaudes

Noyées en marée haute

Les vagues dans mes cheveux

Les torrents dans tes yeux

.

Un serpent de mer

Un peu plus bas, dans l’horizon

Se lève, dur comme fer

Et défonce mes cloisons

.

L’eau me remplie,

De la cave jusqu’au mat

Me laissant épave

Épanouie dans tes bras

.

Vivement cette journée chaude

Passée sur les bancs de ton corps

À se foutres des autres

Sous les doux rayons d’or

Surfing USA + Une nuit d’horreur

28 Juil

C’est vendredi matin passé qu’Émilie et moi prenions la route vers les US, au grand soleil, pour se rendre jusqu’à Wells, dans le Maine. Cela fait maintenant quelques fois que je visite cette région et maintenant que j’y connais tous les coins, je m’y sens presqu’à la maison. Un classique, comme Sandbanks.

En quelques heures, tu arrives pif paf dans une autre culture avec l’odeur de la mer qui te débouche les narines du smog de la ville. Des gros SUV, à travers les compacts de plusieurs québécois vacanciers, des grosses personnes, des grosses portions, un gros égo, « America, fuck yeah », comme dirait Team America, quel film génial. La route a très bien été avec mon amie Émilie et un répertoire de chansons toujours aussi varié. Traversant actuellement une rupture, je pourrais affirmer que d’écouter du John Mayer est la meilleure chose qui soit, je suis une fan, eh oui.

Nous arrivâmes au Pinederosa Campground après s’être fourvoyées quelques fois de chemin sur la 95. La leçon: les GPS, c’est pas toujours cool. Wells est au nord de Hampton. On était rendues à Hampton alors on se disait qu’il y avait un problème. Mais pourtant c’était le bon chemin. Il faut aller plus au sud et dépasser le Maine pour reprendre la 101 ou quelque chose comme ça et renaviguer vers l’Atlantique.

Dans la noirceure et une fine bruine, nous avons triomphé de ma tente, sans hommes, yes! Quelle fierté! Ahaha… Et puis, après avoir dévoré une pizza qui nous a sauvé de la famine, on attendait JP et Guillaume, qui n’avaient bizzarement pas donné de nouvelles depuis plusieurs heures. Instinct maternel oblige, on imaginait déjà les pires histoires puisqu’auparavant ils nous avertissaient de chaque progression sur la route. 2 heures sans nouvelles, on ne savait pas ils étaient où. Merde… Un accident, non, ça ne se peut pas… Enlevés par des talibans..?   Ouff! Ils nous écrivent, mamans Émilie et Aude sont rassurées. Et oui, ils se sont fait fouillés aux douanes et ont dû déchiqueter et détruire des cigares cubains isolés dans une petite pièce. Nos chers Américains qui refusent encore tout produit en provenance de Cuba, c’est un peu ridicule. Puis ils se sont fait arrêtés pour excès de vitesse par des policiers qui ont commencer à faire jouer : « Bad boys bad boys, what you gonna do when they come for you », lol! Oh my god, j’en revenais pas, on aurait dit un film! Voir que des choses de même arrivent, sérieusement. Ils ont une vidéo de cet anecdote… 

Morphée nous emporta au petit matin et alors que MétéoMédia nous annonçait du temps maussade, nous fûmes choyées de soleil et de beau temps! Tellement qu’il m’est arrivé toute une mésaventure que je vous compterai sous peu… Déjeuner, douche, et hop, on file vers le Wheels and Wave pour louer nos planches et nos wetsuits pour une journée de surf, à travers les timides vagues déferlant sur la plage.  Enfiler un wetsuit me rappelle toujours ma naissance, je ne sais pas trop pourquoi lol, c’est si dur d’y entrer et de s’en sortir, mais on est si bien en dedans.

Une fois dans l’eau, je me sentais vraiment bien. Je me suis cassée la figure une couple de fois dans les vagues mais maintenant, quand je décide que je prends une vague, je me lève sans problèmes et je suis contente d’avoir traverser les souffrances, ça en valait foutrement la peine.  Avant tout ce que j’aimais du surf était les Dane Reynolds, Kelly Slater, les frères Irons, … (ok j’arrête, je bave sur mon clavier). Si je peux me permettre quelques conseils pour vos premières expériences de surf:

1. Soyez confortable, confiant, respirer, le stress enlève beaucoup de force (et grelotter aussi). Les vagues sont vos amies, elles veulent vous amenez avec elles.

 2. Trouvez votre équilibre sur la planche, couché et assis. Sinon, imaginez debout!

3. Les pieds vers le ciel vers la tail de la planche lorsque vous relaxez.  L’un deux restera en place à l’arrière lorsque vous vous lèverez.

4. Vous devez choisir une vague avec de la vitesse, la vitesse donne la stabilité à votre planche, sans vitesse, vous êtes comme sur une moto à un arrêt.

5. Quand vous avez cette vague, pagayez de toutes vos forces, rapidement et profondément dans l’eau. Si vous n’arrivez pas à embarquer sur la vague, vous ne pourrez jamais embarquer sur votre planche. L’objectif ultime c’est de pogner une bonne vague assez pour que la planche glisse solidement dessus. Ensuite, se lever, c’est facile.

6. Hissez-vous sur la planche, restez bas, ne sautez pas comme un kangourou, vous allez foutre le camp dans l’eau! Et levez vous quand la planche est stable et accrochée par la vague. Si vous n’avez pas pagayé assez fort, vous allez tomber, encore et encore. Mais ça, c’est normal. 🙂

Et pleins d’autres choses bien sûre. Donc, journée de bonheur à jouer au frisbee en marée basse et puis à glisser sur les vagues qui parfois étaient assez volumineuses pour bien en profiter (4pieds avec un longboard, pur plaisir pour une débutante/intermédiaire comme moi). Ce que je ne savais pas, c’est qu’à rester au soleil, à pagayer ma vie, à courir après le frisbee sans boire de l’eau (première erreur), je me concoctais une insulation solaire….

La pire nuit de ma vie m’attendait dans le détour.

Donc, twipdilili, nous nous dirigâmes vers Hampton à la conquête de surfer boys et de jeunes loups comme nous. Dans un bar juché à côté du Cinnamon Rainbows, notre dévolu se jeta. Déjà là, je ne feelais pas super, étourdie après un verre, l’estomac n’arrivant pas à s’exciter en lisant le menu… Quelques chose n’allait pas. Mais bon, on était dans le Maine et avec ma passion de manger local, j’embarqua dans le train mon aussi en commandant un truc au homard, Losbster Roll. Deuxième erreur.

Dans la voiture au retour, j’étais knocked out. Pas là, gone. Et j’ai essayé avec toutes mes forces d’être la fille de party que je peux être mais rien à faire. L’idée de prendre une bière était aussi attirante que celle de (insert a really unwanted experience that you had). Donc je fus sage, comme une image de religieuse en noir et blanc plastifiée. Je suis allée m’étendre dans la tente presqu’aussi tôt. Je me suis endormie, quelques minutes. Quelques minutes de sommeil, c’est tout ce que j’allais avoir de cette nuit d’enfer.

Je me réveille, j’ai chaud, j’ai froid, je suis étourdie. Je prend la flashlight, marche dans le bois, dans le noir, petite pluie pour ajouter au drame.  Répéter cette séquence  7 fois. Ajouter des bruits d’horreur que je ne vais vous décrire. Une piqûre dans le front (je me regarde dans le mirroir avec une méga piqûre de la mort dans le front, j’étais toute en beauté) , une mouffette sur le chemin (si elle m’arrosait je me jettais en bas du pont) , une amie qui a une phobie du vomis et à laquelle je ne pouvais pas dire ce qui se passait vraiment (mais qui a été d’un support incroyable) et vous avez une bonne idée de ce que j’ai vécu. Bref, buvez de l’eau au soleil &*$%$.

C’est ainsi qu’en 24 heures et j’ai eu les plus belles et les plus horribles 12 heures de ma vie. L’une moitié au sommet de ma forme, à rire et à tripper entre amis dans la mer et l’autre effondrée sur le plancher sale dans la petite cabine dans le bois, seule avec mon corps qui me punit comme jamais, sans énergie, comme une zombie.

Et vous voyez, je trouve ça drôle ça. Si vous me voyez dans un cocktail toute bien mise, bien maquillée, coiffée, je vous serre la main, on parle business, wow le monde est beau, droit et brillant. Et pourtant, on a tous nos moments de déchéance, où l’on est au pied du mur, malade, habillé tout croche, on est tous humains et sales à quelque part. Il y a quelque chose de super libérateur en acceptant cela et en se défaisant de notre égo d’humain faussement parfait. C’est pourquoi je vous compte ces histoires intimes, que je post comme je respire, parce que je me sens humaine et connectée à vous et que nous sommes tous les mêmes, jusque dans le Maine.