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Mon corps, mon ami

18 Mar

Le soleil libère la ville et nous chauffe la peau, nous aveugle d’espoir, adoucit l’air que l’on peut enfin humer sans se couper le souffle. Il y a de l’euphorie dans l’air, une énergie qui s’accumule avec les particules s’activant sous la chaleur, c’est chimique. C’est peut être que nos vies et nos niveaux d’énergie sont en symbiose secrète avec la nature, c’est magique.

Nous sommes dans les préliminaires de l’été. Oui, cette saison que nous avons patiemment attendue pendant de longs mois de noirceur et de corps crispés ensevelis sous des tonnes de tissus lourds et opaques. Et, afin de pleinement en profiter, voici des conseils santé qui fonctionnent pour moi et qui j’espère seront aussi efficaces pour vous, vous donnant encore plus le goût d’être légère sur la plage, à l’aise dans votre corps, ce véhicule qui représente votre essence aux yeux du monde extérieur.

  • Pour ceux qui ont une peau à problèmes, de grâce, essayer cela: Couper tous les produits laitiers et prenez des Oméga3. Il y a pleins d’alternatives pour le calcium (lait de riz, jus d’orange avec calcium…). Essayer, vous allez voir.
  • Cela fait maintenant plus de 3 ans que je n’ai pas acheté de la viande rouge à l’épicerie, je mange de la viande  (poulet inclus) 1 à 2 fois par mois et je n’ai jamais eu autant d’énergie, mon corps n’a jamais aussi bien répondu aux entraînements physiques. Je ne vous l’impose pas mais diminuer la consommation de viande est le plus grand cadeau que vous puissiez faire à vous et à l’environnement (- La première cause du réchauffement climatique est la consommation de viande. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat de l’ONU, l’industrie de la viande est responsable pour 18 % des gaz à effet de serre, soit plus que la totalité des transports terrestres, aériens et maritimes réunis. Source: http://www.vegplanete.com/speed.html )
  • Après un bain de soleil ou si votre peau est sèche, appliquez de l’huile d’argan, cette huile précieuse que les Marocaines ont adopté depuis des lunes. La peau se régénérera comme par magie! C’est vraiment efficace. Ma peau était vraiment éprouvée de mon voyage en Colombie durant lequel je n’ai mis aucune crème solaire. Un peu d’huile et voilà, la peau est douce et réhydratée.
  • Pour les crèmes pour le visage et autres produits de beauté, Botania sur la rue Notre-Dame, métro St-Henri, un must. J’ai travaillé dans les cosmétiques, faites-moi confiance, les produits, la madame « a connait ça ».
  • LA CELLULITE: Ok, 90% des filles ont de la cellulite et c’est un combat constant qu’il faut mener avec détermination pour la contrer. Premièrement, couper le sucre et le gras. Ce n’est pas vrai que c’est seulement génétique et qu’il n’y a rien à faire pour ça et que l’on peut baisser les bras, NON. En nous donnant des excuses, nous abdiquons, nous donnons de l’énergie à ce monstre envahisseur et le problème va continuellement s’aggraver. Pour les fringales, essayez les galettes de riz au caramel, des Ryvita avec de l’hummus, des carottes, des amandes, il y a tellement de délices pour contrôler ses rages de sucres!  Pensez-y, si vous diminuez votre gras, vous diminuez la matière qui peut s’agglomérer pour former la peau d’orange, right? Donc, la cellulite c’est un méchant monstre. Nous sommes une armée féroce et nous ne laisserons pas à l’ennemi ces munitions dont il a besoin: du gras et du découragement (Ouin, ça parais-tu que j’ai hâte de vulgariser la santé à mes enfants? ahah). Nos armes de destruction massive: Une bonne diète, de l’amour personnel et ….
  • Le GYM: Bon, moi quand j’ai recommencé à m’entraîner en décembre, c’était la poisse. Ennuyant, démotivant, je m’entraînais pour m’entraîner. Cette phase de dégoût du gym est normale mais il faut impérativement la traverser. Il faut créer cette saine « addiction » créée lorsque le corps sécrète des hormones de bonheur, de l’endorphine, après un bon entraînement éprouvant. Maintenant, je dors mal si je n’ai pas bougé durant la journée. Cette dynamique physique, j’ai dû la récréer, car je l’avais perdue. J’ai dû traverser la phase de: « Ahh non on écoute un film, je suis fatiguée, pas le gym…! » Notre corps nous traite toujours bien lorsqu’on lui donne une chance.
  • Augmentez vos poids et/ ou le nombre de séries constamment pour que tout soit difficile, ne faites pas juste lever un poids pour le lever. Ce manque de dévouement ne vous donnera pas la satisfaction d’un entraînement bien complété même si « vous êtes allés au gym ». Allez au gym et faire un vrai « workout », c’est très différent. Sans un minimum de difficulté et de souffrance, il n’y aura aucune progression et satisfaction et vous allez vous plaindre que vous ne voyez aucun changement. Votre corps n’aura jamais à progresser si vous restez dans une zone de confort plate et accessible. Demandez à un entraîneur de vous guider au début, ça en vaut la peine.
  • BACK TO CELLULITE: Un jour, un bon ami m’a dit de faire des squats, que c’était la clé. Et il avait raison. Les filles, nous devons travailler nos cuisses, nos fesses et nos jambes continuellement, c’est là notre point faible en termes d’accumulation de gras (c’est aussi le point faible des gars clin d’oeil clin d’oeil!).
  • Si vous n’avez pas le temps d’aller au gym, (mensonge à votre corps puisque plusieurs personnes extrêmement occupées s’entraînent religieusement), prenez toutes les occasions pour brûler du gras: Montez TOUS les escaliers possibles, tenez vous droite, contractez les abdos le plus souvent possible, à la toilette faites un squat, quand vous cuisinez, faites des extensions de jambes, tenez le panier à l’épicerie, marchez dès que vous le pouvez, riez, etc. (le etc. inclus le sexe mais il ne faut pas en parler, ça n’existe pas le sexe)! J’ai même une nouvelle règle: Si je veux manger une Bueno (barre de chocolat préférée), je dois aller la chercher au dépanneur en marchant, le dépanneur étant situé à 1.5km de marche, donc 3km en tout. Faites-vous des règles, vous devez prendre un engagement envers votre corps et le remercier de vous donnez la santé, car la santé n’est pas acquise. Il y a des milliers d’enfants malades qui n’ont pas cette chance, ne crachons pas dessus, ce serait un manque de respect envers tout ceux qui aurait tout donné pour vivre quelques années de plus.
  • Bon, on vient tout juste de m’expliquer qu’il existe une fausse croyance qu’il faut bannir c’est le « spot reduction » : http://en.wikipedia.org/wiki/Spot_reduction . Cela veut dire que si une personne veut des abdos découpés, le truc ce n’est pas de faire seulement 100 sit-ups par soir. Non, il faut une vision globale de la santé et cela passe avant tout par l’alimentation. Une personne avec un % de gras élevé ne verra tout simplement jamais ses abdos malgré tous les efforts concentrés (le gras les cachera toujours, un 6pack exige une alimentation saine, pratiquement sans gras et sans sucre, autrement c’est impossible, peu importe le nombre de sit ups). Une bonne diète et un ballant entre du cardio et de la musculation selon nos objectifs personnels, c’est ce qu’il faut.
  • Un exercice méditatif que vous pouvez faire (dans le bain avec chandelles, après un entraînement sur un tapis): Concentrez-vous sur chacune des parties de votre corps, une à une. Réalisez les fonctions qu’elle exerce, son rôle crucial dans votre survie, dans votre bonheur et remercier tout votre corps: vos poumons pour laisser l’air circuler dans votre corps, votre coeur pour pomper et distribuer le sang, sentez le flot, vos jambes qui vous supportent à travers toutes vos aventures… Sentez le sang affluer vers vos membres, l’énergie qui circule mieux, l’énergie positive que vous transmettez à votre corps, le picotement que votre pensée positive déclenche. Chaque partie vibrera un peu plus. Cet amour que vous lui transmettrez, il vous le rendra, je vous le jure. Détachez-vous de votre corps et de vos complexes, reconnaissez-le comme une entité entière, écoutez-le, c’est tout ce qu’il demande, peu importe sa forme. Voyez-le comme un ami que vous devez respecter, un ami qui a des besoins pour être heureux et vous rendre la pareille. Do not get stuck into your head and discouragement, that would be the biggest offend to your body, a complete state of ignorance towards everything he’s whispering to you so you can get happy together.

En somme, ce que je veux vous inspirez avec ce blog c’est de prendre l’engagement quotidien de chérir votre corps, de le respectez et de vous respectez. Il faut aimer son corps, le croire, le sentir et être conséquent de cet amour. Ce n’est pas une question de se plier aux standards de beauté et aux pressions de la pub, c’est une question de santé et d’estime de soi, c’est une chance que l’on se donne de vivre mieux et plus longtemps. Faites le pour vous, pas pour les autres. Imaginez toute une vie vécue à moitié en n’aimant pas son corps, en le blâmant, en le reniant, en se déresponsabilisant, en le laissant tomber.  Pourquoi s’étonner d’être malade (sa vengeance) après toute cette énergie négative? Responsabilisons-nous de notre corps et aimons le, c’est le seul que nous avons et c’est le plus beau du monde.

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How to Win Twice

21 Jan

Recently coming back from Jeux du Commerce 2011, I had a reflection on what is truly « winning ». My team and I were lucky enough to get on the podium twice for debate and with the whole delegation in this amazing moment where they announced us as first place overall. In fact, most of the teams had this chance, our school was practically called on the podium for every discipline. Winning gold as a delegation felt great, no doubt about that. I also understand how beneficial it is to the reputation of the faculty and how it is rewarding for the enormous amount of work that was put into this journey. In this blog, I’ll do my best to explain my views on how a different attitude towards winning could make you win twice: Once on fully satisfying and lasting level (inner self) and once on a momentary, short and very intense level: getting the trophy.

So, at JDC, we won gold overall, it’s crazy! But what if we didn’t get it? What if we finished fourth, fifth? Many people would have been extremely sad even though their performances would have been the same, even though everyone gave it their best shot. Getting on the podium is a bonus, but it should never be the focus. We must stay focus on our actions now, in the present moment, living our ambitions now, with passion and dedication, without getting hypnotized by results and craving external approbation. What gets you on the podium is often much too subjective and uncontrollable that one won’t be satisfied if winning is defined by external approval, we must act as winners, we must know we have won already, way before any results are given, we must not wait for them to tell us how good we are, we must know it. This attitude will bring you happiness and often enough I truly think it is also what gets you the podium.

I am very much competitive myself and it is true even though ranking is not my focus. My competitiveness doesn’t translate itself into dying to get on the podium. I might have expressed my ambitions by saying I wanted to win gold but at every gala I realized this wasn’t the key to my inner satisfaction, I realized my passion was truly competing and I was actually sad knowing the experience was over. I want to win by doing the best performance possible and by having fun while performing. If we please the audience, the other team congratulates us, people we don’t know coming up to say they enjoyed watching the presentation, we have a blast while we debate, if people smile and laugh when we talk, we won, boom, it’s done. That’s what I truly want. And being competitive partly explains why I enjoy debate competitions so much: you can look at your opponent’s eyes, you get energized by this back and forth intellectual battle, this process of making the best case for your position. And seriously, this time (jdc2011), we did gave everything we had to this competition, we had fun and I miss it already, a lot. Knowing that, to me, we had already won, whatever the results were. We finished 3rd and it was a good bonus, I was really proud of the first 2 teams, they totally deserved it. Would have I cried getting 4th position? Not at all, « too bad » would have I said, because losing by a few percentile points is not reflective in any manner of the quality of our performances. Actually, we won gold in debate last year and  I personally feel prouder of my performance this year: I was more confident, I had more experience, I was « more present », more able to fully enjoy the experience. The rest is all uncontrollable, external factors on which I can’t lose my energies on.

Judges are very subjective, just as we are in our everyday life. We don’t know them personally, we don’t know what they would have liked to ear, they had expectations just as every human would, they had an answer in mind before you tried answering the question, they are just not robots. Maybe one of them is into environmental causes and one sentence about carbon credits would have got you on the podium, maybe the language you spoke wasn’t so comprehensible to them, maybe they aren’t morning persons and you had to present before the sun got up, maybe you were too smart and they felt stupid not understanding the information you presented, maybe a lot of things that have nothing to do with how good we are. So many great achievers of our time were deceived in their lives, they « lost » so many times, « failure is part of success » and look at where they are now (Steve Jobs getting fired of Apple for example, Beyond the Rack getting turned down by investors and now 50M$ is sales), did they loose or did they just not match judges/investors/customers expectations at one point out of an infinity of points? So basically, practice and the understanding the key formulas to please the judges seems to be the biggest components of « winning » academic competitions but it does not  mean in any ways that as individuals we are superior to the ones who « lost ». They « loose » based on only one set of criterion and one set of judges, with other decision factors you might just have been the one clapping for them when they get on the stage.

We were lucky to hit the spot this time. Our school has cracked the code for a while now through practice, coaching…But in other competitions we weren’t always that lucky. And it was sometimes devastating for some people. After all the hard work that we put into this, hoping to « win », I can understand that an emotional bubble bursts and that letting go a few tears is very much normal in this case. I have seen people destroyed by not getting on the podium even though we had chills when they presented and everything they said was so clever, congratulating them for their amazing presentation (to me, this is winning, right there). I therefore feel so much compassion for them thinking they maybe defined how good they truly did by a number, a position that is defined in such a subjective manner. Ultimately, grading sheets are a support, but in the end it’s all about the intangible human contact that is made and the fit that was created between judge’s unknown and personal expectations and what your instincts whispered you as an answer to the case. I am not saying it is all about luck, preparation, passion and effort undoubtedly and dramatically increase the probability of you getting on the podium, but if you don’t, don’t question the efforts you have put into it if it was your 200%. You can not control the uncontrollable (subjectivity and personal expectations of the judges) and for another set of judges you may just have gotten on that podium! You did not fail, you just did not match this one set of decision factors and there are many in the world. And for the ones who get on the podium, that is great and I hope they felt as winners even before they received the trophy.

The quality of our performance (seen from an objective point of view)  is a result of the work we put into it, not the pressure we put on ourselves getting 1st, 2nd or 3rd. So the focus should always be placed on the work we do in the present moment and then we let ourselves be happily surprised if we do get on that podium. If we don’t, we must realize we were not lucky enough to hit the spot, to express the answers to their interrogations in the way they wished to ear it on this day. Because think about it, let’s say a team didn’t give their best effort at it but they were lucky to say exactly what fitted with the judges personal inclinations and expectations. And let’s add that other teams this year weren’t agile presenting their case. They win. Do they, really? You only win when getting on the podium? This must be the technical definition in academic competitions, creating fit with judge’s expectations and academic standards. But to me, in life, man… Winning must be feeling great about your performance, knowing and feeling that you are a winner because fun and passion are the greatest and most precious prizes of all. It sounds cheesy but it’s true. And if you think my position on winning is not the right one well I have got on the podium 4 times out of the 4 competitions that I have been to and not once did I cared about the podium, it was just a really sweet cherry on top and I felt proud of contributing to the reputation of my school. But the cake was definitely the bonding with my team, the passion I had while competing and knowing we’ve done everything in our power to exceed our personal expectations and judge’s expectations, whatever they were. We all know that judging is not an exact science and that sometimes it can be or feel unfair. I won’t let anyone make me think I wasn’t good for a few points and I won’t wait for anyone’s approval. Waiting for external approval leads to unhappiness because it becomes a drug, a drug of which we’ll never have enough and we’ll never be satisfied living this way. We’ll always want more even though we have so much in our hands now. We’ll always think tomorrow will  be better while everything we’ll ever have is the present moment, we will never touch this future, it will never be, we will always be craving something (read « The Power of Now ».) The day after this intense external gratification we’ll get depressed and be in such a « down » period because we’ll always need more of it because we weren’t able to see it shine inside of us. A never-ending process in which no one can find lasting satisfaction. By being fully present and following our passions no matter what people say it is, yes, I truly think we can be fully satisfied while still having very ambitious objectives. This attitude makes you win twice: Once on fully satisfying  and lasting level (inner self) and once on a momentary, short and very intense level, getting the trophy.

Know that you deserve the job before they tell you you got it or not, know you’re beautiful before the guy tells you are and all of a sudden, you will win the most incredible prices of all: happiness, harmony and inner peace. From these solid foundations will arise external accomplishments such as getting on the podium, getting the job and getting the boyfriend or girlfriend you know you deserve, not what only is approving you. It’s almost a magical process. Test it. It is not always easy to apply and I am not saying I always apply it at all but it is necessary to have some kind of a cogitation about what makes us feel as winners: feeling you are acting at the absolute best of your aptitudes and having a blast while doing it or waiting for a subjective being to tell you he agrees with your answers?

In sum, never let anyone make you feels you have lost if you gave it your all and were passionate while competing or doing anything in life with this fire in your eyes. Because I think being passionate and focused during your performance must be the definition of winning and the only one that leads to true lasting satisfaction. And, as a bonus, this attitude might make you stand on that podium holding a trophy. On the other hand, you’ll feel great too even if you don’t get there this time with this one set of criterion out of a myriad of chances you have in front of you. The podium is a bonus and how we perform in the present moment should always remain the focus, always.

Aude à la Modération

22 Nov

Je ne sais pas si plusieurs d’entre vous vont souvent à l’église, but I don’t. Je me rappelle y avoir été avec ma mère quelques fois et le caractère sectaire m’avait dérangé un peu (i.e. les gens répétant systématiquement des textes appris par cœur sans réfléchir et remettre en question le sens de ces paroles. Je préfère la philo, mais je respecte et j’admire la foi, religieuse ou pas, et j’ai la foi, en quoi? Si j’ai foi, il n’y a pas lieu de se questionner).

Hey, mon mouton, reviens ici! Donc, je disais, afin de pallier à cette absence relative de morale, faisons  un effort collectif de réflexion sur nos habitudes, nos mœurs, ce qui nous définit en tant que génération.

Oui, de grands rêves, la recherche d’équilibre,  une ouverture sur le monde, l’énergie de changer les choses, le goût des voyages, le goût d’explorer et de comprendre. Bien. (Applaudissements).

MAIS, parce qu’il y a toujours un mais après des bonnes choses semble-t-il, je trouve que si notre génération se regarde dans le miroir, certains pourront y voir un malaise commun. Peut être ce fut la même chose pour toute les générations, mais là n’est pas la question. Je vous parle ici d’un manque de modération pour les substances illicites qui altèrent artificiellement nos comportements et intoxiquent notre cerveau.

J’ai fait la fête en masse malgré mon jeune âge et je n’ai pas fini de fêter, j’aspire tout simplement à une authentification de ces plaisirs que l’on partage ensemble. J’ai donc récemment pensé à quelques soirées au développement absurde, amer et éloigné de ce que je désirais réellement, selon mes valeurs et convictions bien allumées lorsque tous mes sens me guident pleinement. Un dénominateur commun à tous ces déroulements erronés: L’Alcool. (Spotlight sur le mot, musique dramatique).

Évidemment,  boire un verre en bonne compagnie, déguster un bon vin ou une bière locale seront toujours d’intéressantes facettes de notre culture que jamais je n’aurais le culot de proscrire, je vous parle ici du manque de modération et non de dégustation de produits alcoolisés, ne mélangeons pas les cartes, à côté de notre martini. J’ai donc pratiquement arrêté de boire de l’alcool une semaine avant l’Halloween. J’appréhendais la série de partys qui étaient à venir… Et pourtant, depuis, mes soirées sont beaucoup plus amusantes, avant, pendant, et même après. Oohh…

En tant que passionnée de débat oratoire, permettez-moi, monsieur et madame les Président(e)s, de développer mon argumentaire en 3 volets. Premièrement, en quoi vos finances bénéficieront de cette réflexion, ensuite l’aspect santé relié à la modération et finalement, une nomenclature des avantages sociaux qui s’y rattachent.

1. Avantages économiques à baisser le coudre…

Bon, évidemment, se saouler dans un bar peut être dispendieux (excluons le Café Campus, euhhfff, flashback non désiré…). Surtout quand je pense à ces hommes (ou gars devrais-je dire) qui flambent leur paye en espérant se ramener une fille. Tip: Les filles vont abuser de toi (17-20 ans c’est une phase…), tu vas perdre ton argent et le respect qu’elles ont pour toi parce que toi-même tu ne les respectes pas. Les filles iront vers le gars confiant et mystérieux. Si tu n’es pas confiant en toi, ce n’est pas en vidant ton compte bancaire et en te ramenant une fille qui se rappelle pas de son nom que tu vas te sentir valoriser, oh ça non.

Mais pensons macro un instant. Pensons à toutes les fois que le lendemain nous avons perdu en productivité, arrivés en retard au travail, pris un taxi à 3h45am au lieu de marcher en parlant, tranquilement… Bref, si l’on combine le coût des heures perdues le lendemain aux coûts de l’alcool, le montant doit être astronomique. Oh, et le Gatorade, les Aspirin et tous leurs amis que l’on ingurgite dans la phase souvent très passagère du « puuu jamais…. »… Right.

2. La santé, ce n’est pas acquis

Nous pouvons être éduqués, gagnez un salaire raisonnable, un entourage qui nous aime, pourtant, sans la santé, nous ne pourrons profiter de toutes ces richesses. En étant jeunes, le miroir nous fait croire que nous sommes tous en santé. Faux. Une fille mince avec un beau teint n’est pas nécessairement en pleine santé. Selon Educ’Alcool, pas plus de 2 consommations alcoolisées par jour pour une femme et 3 pour un homme sont recommandées si l’on ne veut pas développer l’accoutumance. Vous pensez être à l’abri de l’alcoolisme? J’ai vu les ravages de l’alcoolisme et laissez-moi vous dire que personne n’aurait pu prédire ce triste déroulement. Si l’alcool pour vous est déjà un exutoire, il le sera encore lorsque vous frapperez un mur, et des murs, il y en aura. Arrangeons-nous pour que les amis, le sport ou le travail acharné fassent fi de portes de sortie plutôt que ces substances maquillant et empirant la douleur.

3. Bienfaits sociaux et relationnels à la modération

Si vous vous exercez à vous détendre et à socialiser de façon sobre dans des contextes sociaux complexes, vous verrez vos habiletés interpersonnelles accroître dans d’autres situations qui vous apparaissaient autrefois malaisantes. C’est comme si vous vous entraînez à courir avec des stéroïdes. Il est normal qu’ensuite vous vous retrouverez essoufflé une fois « clean ». Imaginez que vous êtes avec cet homme qui vous trouve si drôle et détendue mais qu’il découvre, à sa surprise, une version rigide et inconfortable de votre personne une fois sobre. Ce serait dommage.

De plus, combien d’erreurs furent déclenchées sous l’effet de l’alcool? Pourquoi risquer ceux que vous aimez  en étant sobre pour ceux que vous aimez seulement après x shooters? Ça n’en vaut pas la peine.

Aussi,  j’en suis venue à la conclusion définitive que personne n’aime les filles saoules, ni plus n’aime-t-on les garçons saouls. Nous ne sommes pas faites pour supporter l’alcool en quantités astronomiques. De nature déjà expressive et affectueuse, les filles ne savent tout simplement pas se tenir lorsque leur menu corps se voit intoxiquer d’alcool. C’est la vie, c’est comme ça. Je le réalise tellement plus depuis que je ne bois pas. Nous ne sommes pas un homme de 250 livres qui peut boire 8 bières et avoir l’air sobre. Et dans cet état, on se croit la fille la plus drôle, la plus cool, mais nous sommes bien les seules à y croire alors que tout le monde autour roule les yeux sur cette vision désolante du manque de classe, de tenue et de féminité. Pour ce qui est des gars, un gars saoul devient violent, vulgaires, désagréable et irrespectueux. (Arrkk des gars caves qui se battent, quelle vision désolante). C’est à croire que nos côtés pré-historiques sont accentués par 100 lorsque l’on boit. La femme maternelle et affectueuse, l’homme fort qui se bat pour son territoire. Mais dans le cas présent, modération rime bien avec évolution et de grâce, gardons la classe que nos 10 000 années d’histoire nous ont confiées, shall we? Notre réputation et ce que l’on communique ne peut qu’en être bonifiée authentifiée: mieux vaut voir un vrai nous timide et humain qu’un nous hyper social artificiellement en agissant de façon parfois absurde disons-le. Il n’y a aucun doute là-dessus.

Voici à ce titre un exemple visuel qui peut être vous rappellera de doux souvenirs.

J’ai aussi une théorie sur le cercle vicieux que créé la consommation d’alcool. Prenons un gars qui est plus ou moins à l’aise d’aborder une fille ajunt. Le gars boit plus de bière pour être apte à entreprendre la conversation et à exécuter quelques pas de danse avec de la chance. Plus le gars boit de la bière, plus les risques d’avoir une bédaine de bière augmentent, plus son incapacité d’aller lui parler à sec augmente. Donc il devient bedonnant et inapte socialement lorsque privé d’ivresse alcoolisé. Alors il a encore besoin de plus de bière pour arriver à lui parler et c’est ainsi que certains sont pris dans un cercle vicieux interminable, un bal de consommation alcoolisée dénuée de plaisirs gustatifs et culturels que l’on prétend si intrinsèques à l’alcool.

En somme, je ne veux pas vous faire la morale, je veux tout simplement vous suggérer une révision de normes sociales qui m’apparaissent désormais ridicules avec un peu de recul (i.e. pour avoir un bon party, il faut beaucoup d’alcool). Honnêtement, je suis tellement contente de revoir ma relation avec cette dernière que je devais partager cette décision avec vous. Pourquoi feindre l’euphorie alors qu’on peut s’amuser avec ceux que l’on aime vraiment, sans artifice, et dormir doucement en se réveillant bien en forme sans regrets? À vous d’y répondre, à vous d’y réfléchir.  On s’est tellement laissés convaincre progressivement que de faire la fête impliquait de l’alcool à flots que je suis d’accords que ce changement de paradigme n’est peut être pas si évident pour tout le monde. Soyez courageux, soyez audacieux, faites l’expérience avant de vous prononcez définitivement sur la question. Sortez jusqu’à 3h30am sans boire une goutte d’alcool, pourquoi pas? Je gage que vous serez surpris de la chaîne de bienfaits et de lucidité qui s’amorcera dans votre vie. Je souhaite de tout cœur que ce billet vous évitera de mauvaises fins de soirées, des maux de têtes et qu’il supportera des rapports francs qui reflèteront ce que vous êtes vraiment.

L’âge doré

10 Nov

Je franchis les portes du métro, j’arrive en trombe avec toute la fougue que me donne la jeunesse, mes 23 années bien comptées. Un gros sac trop lourd rempli de livres, mes espadrilles massacrées, je fais du vent lorsque je passe et mon reflet se floue sur les fenêtres.

Devant moi, un couple de personnes âgées tenant ce qui reste de leurs mains. Évidemment, je me dis que ça doit être dur de vieillir et de voir son corps dépérir de la sorte, de ne plus pouvoir partir à courir lorsque l’on est en retard, de ne plus pouvoir danser comme des feux d’artifices sur les chansons que l’on connait par cœur.

Et, à travers les rides sillonnant le visage de la dame trônant sur sa droite posture, je vois ses traits rajeunir en mon esprit et j’arrive à l’imaginer jeune, pimpante et si belle. Les lèvres pulpeuses, le visage rebondi, son sourire en inspirait d’autres avec une chevelure dense qu’aimait caresser son mari. Sûrement plus belle et ayant un visage plus symétrique que le mien. Aujourd’hui, lorsqu’elle passe, les hommes ne la voient plus.

Ici, on ignore la vieillesse, ça nous rappelle qu’on se dirige tous vers le même couloir, sombre et froid (ou chaud et lumineux pour ceux qui croient). Plus que de l’ignorer, on lui manque de respect, trop souvent. Si seulement ces hommes savaient. Je me demande si elle trouve ça dur de voir les regards s’éloigner avec les années ou bien si le caractère lent et progressif de la vieillesse permet d’avaler la pilule, avec les autres.

Elle aurait pu me raconter comment son mari l’a conquise, comment ils ont traversé les années ensemble, comment elle a élevé ses enfants en travaillant à l’autre bout de la ville, sans métro, sans autobus, comment elle a rit et pleuré pour sculpter son visage de la sorte, les bains de soleil en des lieux exotiques qui ont tâché son visage, les plus belles aventures… En 4 fois ma vie, je ne peux m’imaginer tout ce qu’elle a vécu. Mais je ne les connais pas et Peel est déjà là.

Au delà de sa beauté qui s’est transformée,  il y a donc aussi des histoires et des leçons à nous donner. Il serait bien de réviser notre vision des personnes âgées au Québec et, plutôt que de les éviter, s’inspirer des autres cultures et ainsi, ouvrir nos oreilles et nos cœurs à ces vétérans de la vie. Le temps des fêtes s’en vient et il semble que la solitude ronge trop souvent la joie de vivres de nos aînés, les saluer nous est gratuit et sans contredits fort apprécié. Et, encore mieux, écouter et absorber l’une de leur leçon de vie pour apprendre de celle-ci sera un beau cadeau pour nous, jeunesse frivole et inexpérimentée, et pour eux, dans cet âge d’or aux histoires dorées.

 

Le Coeur A Ses Saisons, True Ad Lib Style

14 Sep

Il semble bien qu’avec le temps, les jours se font plus nombreux entre mes publications sur Aude Lib. Je commence à me soucier des fautes de grammaire, de ce que vous pensez, de ce que vous voulez lire tandis qu’au début je faisais vraiment du « ad lib », la mission de mon blog. Cette semaine, j’ai écrit deux blogs de plusieurs milliers de mots traitant de la pression que les filles se mettent à répondre aux impératifs de beauté ainsi que ma vision quelque peu particulière de la fidélité. Je ne pense pas les publier du tout finalement, trop de révision, de correction, de réflexion, bref,  l’essence de ma spontanéité se perd.  Des heures de travail dans une petite poubelle dans ma tête. Peut être que je publierai quelques extraits, je ne sais pas. Ça m’énerve, je ne veux pas devenir self-conscious à cause de ce blogue, je veux me laisser aller dans l’écriture. Si ça vous fâche des fois ce que je dirai, et bien tant pis, on est différents et c’est normal. Si vous vous piquez en accrochant vos yeux sur une faute d’ortaugraffe piquante et poilue, je suis désolée, l’imperfection nous caractérise tous et toujours. Est-ce que je m’en fout? Non, je ne veux pas vous régurgiter des mots ici juste pour me vider le cœur, j’apprécie chaque seconde que vous passez à me lire et ça me touche beaucoup, sérieusement. Je veux tout simplement rester vraie à la mission initiale de ce blogue et laisser mes doigts marteler ce clavier au gré de mes pensées, en ne reculant jamais devant la peur du jugement. Si je suis ici, c’est parce que je veux que vous jugiez ce que je vous présente, que ce soit drôle, inspirant, touchant ou ennuyant, vous serez toujours libre de le lire ou pas. Je ne sais pas comment attacher vos yeux à mon blogue et ce n’est pas mon intérêt non plus.

Bon, puisqu’on patauge déjà dans un contenu nu d’idées nouvelles et controversés, continuons en ce sens, shall we my dear? Parlons routine, confort, l’automne, les couvertures, les soupes repas qui brûlent la langue parce qu’on a trop hâte de la manger, n’est-ce pas le pur bonheur? Et avec les couleurs chaudes qui transforment le paysage à coup de nuages de feu, on se rapproche, on se colle dans une flamme nouvelle qui nous ne brûle pas encore. Les chatons de Colombine faisaient pareil, un monticule de chatons, empilés les uns sur les autres pour se réchauffer, très éco-énergétique leur affaire. (C’est donc dire que sans vêtements chauds les humains seraient plus sensuels, plus félins et plus environnementaux!) C’est bien fait, comme ça, à Noël, il y a relativement beaucoup de couples excités à l’idée de s’échanger des cadeaux telles que de la merde électronique prête à briser à tout instant, des bijoux qu’on se sent mal de porter une fois qu’on n’est plus avec l’autre, des bas supers doux mais qui sortent des pieds dans les bottes et qui nous donnent des ampoules, bref, pleins de belles choses extrêmement enrichissantes pour l’âme. Soyons honnêtes, veut-on vraiment d’un cadeau fait à la main? Les certificats de massage qui sont honorés 6 mois plus tard ou les tasses peinturées de façon telle qu’on se dit que boire n’est peut être pas essentiel à la survie de l’humanité, veut-on vraiment ça? Ah… Je ne m’étendrai pas sur les enveloppes « secrètes » pour lesquelles je dois faker ma face surprise depuis plusieurs années, je sais qu’il y a 10 000$ dedans. Je le sais, c’est toujours la même chose… Et là tout va bien dans le couple, oh que c’est l’amour, la St-Valentin nous rappelle qu’il faut dépenser pour être romantique et puis, avec quelques flèches dans le portefeuille et non dans le cœur, l’été s’amène. Merde. Tout le monde se fait beau, tout le monde se regarde, tout le monde doute parce que maudit que le vert d’à côté est assez verdoyant, mais tsé, vraiment un beau vert pomme juteuse, pas un vert style caca de chenille écrasée.  Donc vient le temps de casser, casser quoi? Le cœur? Pour qu’un cœur casse il doit être dur, dans ce cas oui on peut. Sinon ça fait juste rebondir un peu sur le sol comme les balles anti-stress. On le reprend, on le branche et puis voilà, le beat reprend bien facilement. C’est certain que si il tombe trop souvent, la saleté de cynisme et de désespoir peut le salir à la longue et c’est pourquoi prendre un peu de temps pour le laver est recommandé. Donc, on se laisse en backpackers de l’amour, dans une jungle de jeunes loups se cherchant les uns les autres, en explorant des corps sauvages, inexplorés, en goutant le poison sucré de mâles tout en beauté, en se collant sur leurs cornes, leurs griffes, leurs muscles d’animal humain. Et si les deux survivent à l’été et qu’ils sont encore dans le même wagon sans avoir débarqué en direction station Fall, il y a de bonnes chances pour qu’ils connaissent la gloire de Noël, comme on chante dans « Les anges dans nos campagnes ont entonné l’hymne des cieux et l’écho de nos montagnes… ». J’adore chanter ce truc, même en été, même dans le sud je dois la chanter au moins une fois. Dans le contraste, les choses ont encore plus de relief et de brillance. Dans le froid, la chaleur humaine a encore plus d’importance. Dans le noir, le blanc de tes yeux m’illumine encore plus. Et sur le noir, ma peau blanche se retrouve, je ne perds pas mon corps. Dans la neige, couchés dans ces bancs faits pour nous, les étoiles seront si belles. J’espère qu’elles brilleront plus que tout le reste, plus que les trucs dans le papier déchiré dans la cuisine tout en bordel, après le party qui nous rappelle que personne ne rajeunit. J’espère que ce sont les étincelles dans tes yeux et ces soleils lointains peut être déjà éteints qui me renverseront, le reste nous faisant passer le temps entre les moments qui comptent réellement, ceux qui débordent de ce philtre d’amour. Par contre,  la goutte de trop sera toujours là, bien ronde et pesante, prête à tout renverser pour nous faire tout recommencer, de saisons en saisons. Un jour, mon cœur survivra aux saisons, et je l’aimerai dans la sueur et  les flocons.

Si vous vous êtes rendus jusqu’ici, vous méritez de lire un poème que j’ai écrit il y a quelques temps. Aude, quelle romantique es tu. Ok, c’est un peu grivois et je sais qu’il se peut qu’un employeur sache que je fasse référence au s-e-x-e. Non non c’est faux Monsieur, moi, je ne bois pas, je ne sais pas ce qu’est le sexe et je suis un robot prête à tout pour combler les actionnaires. …Not! Donc si un jour on me reproche d’être non professionnelle sur mon blogue, je m’excuserai avec (avec une pointe affilée de sarcasme)  en rétorquant que je suis oh combien désolée de reconnaître ma nature humaine. Ensuite, je ferai jouer « Human Nature » de Michael Jackson dans les speakers de ma Fisker Karma et il n’aura plus rien à dire sauf que de sourire et d’acquiescer. On pourra parler de la vraie vie ensuite et arrêter de faire semblant.

Matin sur la plage

J’ai voulu couler

Dans l’eau de mer

Ta peau salée

En plein hiver

.

Au large de ta peau

Plage de sable blanc

Je me suis assoupie doucement

Les paupières dans l’eau

.

Tes dunes chaudes

Noyées en marée haute

Les vagues dans mes cheveux

Les torrents dans tes yeux

.

Un serpent de mer

Un peu plus bas, dans l’horizon

Se lève, dur comme fer

Et défonce mes cloisons

.

L’eau me remplie,

De la cave jusqu’au mat

Me laissant épave

Épanouie dans tes bras

.

Vivement cette journée chaude

Passée sur les bancs de ton corps

À se foutres des autres

Sous les doux rayons d’or

Pre-Colombia

8 Août

Je devais partir en Ouganda. C’était le plan, 3 mois et demi. Mon emploi, l’école, tout était placé dans une petite boîte dans ma tête pour que je puisse les rouvrir à mon retour. Puis, des évènements inattendus éclatèrent aux nouvelles, 76 personnes mortes dans des attentas à la bombe dans une ville où je devais aller, dans un café lors de la finale du Mondial de Soccer, bref, des circonstances qui auraient pu marquer mon chemin. Lorsqu’à travers les articles j’ai lu des phrases telles que « Ce n’est que le début », je me suis dit qu’il serait probablement plus sage de décaler mes rêves d’aller explorer l’Afrique lorsque le calcul du risque pencherait en ma faveur.

Je suis donc sur Facebook (vous êtes surpris je sais) à clavarder avec Florence et à lui exprimer ma désolation à l’idée de ne pas partir. Elle me dit alors « Bien, viens avec moi en Colombie », et c’est tout ce qu’il me fallait pour procéder à l’achats des billets. Ah, ces billets! Voici le calcul: 260$ avant taxes Bogota-Colombie (CheapOair.com), avec taxes et frais magiques : 376$ , + 180 $ de bus pour Boston + 200$ pour me rendre à Santa Marta = 756$. C’est donc un prix normal pour ce que je croyais être au début l’aubaine du siècle du style « impossible que je dise non ».

Mais « impossible que je dise non » quand même, l’argent n’étant pas l’un de mes soucis premiers à 23 ans alors que je n’ai pas de vraies responsabilités et que mon corps est « on ne peut plus apte à voyager ». Sans compter mon statut tout brillant tout neuf de célibataire et le fait que j’adore Florence et que je la connaisse depuis sa naissance, eum, non c’est clair que ce voyage tombait à point.

Mardi matin, je partirai donc avec Greyhound faire environ 8 heures de bus (ridiculement long il me semble à un prix tout aussi surprenant). Mon ami (et futur grand philosophe) Renaud m’a équipé de lectures incontournables, Le Horla de Maupassant et Sherlock Holmes. N’ayant jamais complété la lecture d’un bouquin, j’entreprends comme défi de commencer et de finir ces livres. J’appréhende déjà ma perte d’attention après 6 pages de lecture, les yeux balayant les alentours, avec ma main qui tatera l’épaisseur du livre en se disant qu’il y a pleins d’histoires qui se déroulent dans le monde physique autour de moi. Certes, je comprends que la lecture permette de voyager et de développer son imaginaire. À vous faire lire ces mots, je serais bien mal placée de dire que la lecture c’est plate ahah!

Je veux ici faire une parenthèse d’un extrait des conversations que j’ai eu justement avec lui. On parlait de ne pas avoir des regrets dans la vie et que, à bien disséquer le sens de cette phrase que tant de gens répètent, on en est venus à la conclusion que ça peut être très dangereux. En effet, de n’avoir aucun regret pour aucune de ses actions revient à dire, avec arrogance, que nous ne faisons pas d’erreurs et que nous n’apprenons pas de celles-ci, que tout ce que l’on fait est une expérience comme une autre. Oui, il y a des choses que je regrette parce que oui je reconnais que j’ai fait des erreurs. Je regrette, mais n’en reste pas moins que j’ai appris parce que justement je regrette. Il faut valoriser ce processus d’apprentissage, celui de faire des erreurs, car il est sain et naturel, tout le monde fait des erreurs et grâce au regret, on corrige le tir avec la maturité. Si je me foutais de tout, les cheveux dans le vent sur ma moto  une main dans les airs une bouteille dans l’autre, et bien je ne serais pas poussée à reconsidérer mes comportements répréhensibles de jeune fille début vingtaine.

Je suis immensément excitée à l’idée de partir et de faire le voyagement seule, d’avoir organisé mon itinéraire… Je trouve que les phases de célibat sont extrêmement enrichissantes dans la mesure où l’on doit faire les choses par nous-mêmes et parce que nous sommes ouverts à rencontrer beaucoup plus de nouvelles personnes. Ces personnes ont chacun une histoire et une leçon à nous donner, leçon que jamais je n’aurais eu à me pencher la tête sur l’épaule de mon compagnon. Je trouve que c’est en fait essentiel de parler à des inconnus parce que chaque personne que j’aime et que je connais personnellement aujourd’hui fut un jour ou l’autre un(e) pur(e) inconnu(e). Qu’est-ce que j’ai à perdre? Rien! Okay peut être sauf ma liberté si je me fais kidnapper, ahah… Non sans blagues, j’adore les rencontre inusitées.

Hum… à bien y penser, on m’a sérieusement avertie de ne pas parler à des inconnus en Colombie, certaines villes pouvant être dangereuses pour des filles bâties et imposantes comme moi. En fait, tous les conseils qu’on m’a donnés s’avèrent être des choses que j’aurais vraiment fait. Du genre:

  • Ne jamais prendre un taxi aléatoirement dans la rue
  • Ne jamais accepter de garder un enfant quelques minutes parce que la mère pourrait s’enfuir et je me retrouverais avec un enfant
  • Ne jamais aider, donner quoi que ce soit à un mendiant
  • Ne pas porter de boucles d’oreilles, on pourrait me les arracher des oreilles…

Mais fort heureusement, nous nous évaderons loin de la grande ville pour la majeure partie du voyage, à Santa Marta. La soeur de Florence, Mali, y était justement il y a quelques semaines. Dans cette région, les dynamiques sociales seront certainement différentes. Il semble que proche de la mer, tous y soient plus heureux, plus sereins, l’eau étant gage de notre survie, l’eau étant apaisante à l’esprit humain. La simple délimitation des votes démocrates/républicains aux États-Unis souligne bien ce phénomène qui sépare les mentalités des terres intérieures et des côtes. Oui, sur le bord de la mer, moi aussi je suis démocrate, pour le peuple et les gens du monde, exténuée d’aventures au soleil, oui, je suis beaucoup plus peace and love que dans le cahos urbain de villes où flotte la peur du voisin.

Nos mantrendemos en contacto!

Surfing USA + Une nuit d’horreur

28 Juil

C’est vendredi matin passé qu’Émilie et moi prenions la route vers les US, au grand soleil, pour se rendre jusqu’à Wells, dans le Maine. Cela fait maintenant quelques fois que je visite cette région et maintenant que j’y connais tous les coins, je m’y sens presqu’à la maison. Un classique, comme Sandbanks.

En quelques heures, tu arrives pif paf dans une autre culture avec l’odeur de la mer qui te débouche les narines du smog de la ville. Des gros SUV, à travers les compacts de plusieurs québécois vacanciers, des grosses personnes, des grosses portions, un gros égo, « America, fuck yeah », comme dirait Team America, quel film génial. La route a très bien été avec mon amie Émilie et un répertoire de chansons toujours aussi varié. Traversant actuellement une rupture, je pourrais affirmer que d’écouter du John Mayer est la meilleure chose qui soit, je suis une fan, eh oui.

Nous arrivâmes au Pinederosa Campground après s’être fourvoyées quelques fois de chemin sur la 95. La leçon: les GPS, c’est pas toujours cool. Wells est au nord de Hampton. On était rendues à Hampton alors on se disait qu’il y avait un problème. Mais pourtant c’était le bon chemin. Il faut aller plus au sud et dépasser le Maine pour reprendre la 101 ou quelque chose comme ça et renaviguer vers l’Atlantique.

Dans la noirceure et une fine bruine, nous avons triomphé de ma tente, sans hommes, yes! Quelle fierté! Ahaha… Et puis, après avoir dévoré une pizza qui nous a sauvé de la famine, on attendait JP et Guillaume, qui n’avaient bizzarement pas donné de nouvelles depuis plusieurs heures. Instinct maternel oblige, on imaginait déjà les pires histoires puisqu’auparavant ils nous avertissaient de chaque progression sur la route. 2 heures sans nouvelles, on ne savait pas ils étaient où. Merde… Un accident, non, ça ne se peut pas… Enlevés par des talibans..?   Ouff! Ils nous écrivent, mamans Émilie et Aude sont rassurées. Et oui, ils se sont fait fouillés aux douanes et ont dû déchiqueter et détruire des cigares cubains isolés dans une petite pièce. Nos chers Américains qui refusent encore tout produit en provenance de Cuba, c’est un peu ridicule. Puis ils se sont fait arrêtés pour excès de vitesse par des policiers qui ont commencer à faire jouer : « Bad boys bad boys, what you gonna do when they come for you », lol! Oh my god, j’en revenais pas, on aurait dit un film! Voir que des choses de même arrivent, sérieusement. Ils ont une vidéo de cet anecdote… 

Morphée nous emporta au petit matin et alors que MétéoMédia nous annonçait du temps maussade, nous fûmes choyées de soleil et de beau temps! Tellement qu’il m’est arrivé toute une mésaventure que je vous compterai sous peu… Déjeuner, douche, et hop, on file vers le Wheels and Wave pour louer nos planches et nos wetsuits pour une journée de surf, à travers les timides vagues déferlant sur la plage.  Enfiler un wetsuit me rappelle toujours ma naissance, je ne sais pas trop pourquoi lol, c’est si dur d’y entrer et de s’en sortir, mais on est si bien en dedans.

Une fois dans l’eau, je me sentais vraiment bien. Je me suis cassée la figure une couple de fois dans les vagues mais maintenant, quand je décide que je prends une vague, je me lève sans problèmes et je suis contente d’avoir traverser les souffrances, ça en valait foutrement la peine.  Avant tout ce que j’aimais du surf était les Dane Reynolds, Kelly Slater, les frères Irons, … (ok j’arrête, je bave sur mon clavier). Si je peux me permettre quelques conseils pour vos premières expériences de surf:

1. Soyez confortable, confiant, respirer, le stress enlève beaucoup de force (et grelotter aussi). Les vagues sont vos amies, elles veulent vous amenez avec elles.

 2. Trouvez votre équilibre sur la planche, couché et assis. Sinon, imaginez debout!

3. Les pieds vers le ciel vers la tail de la planche lorsque vous relaxez.  L’un deux restera en place à l’arrière lorsque vous vous lèverez.

4. Vous devez choisir une vague avec de la vitesse, la vitesse donne la stabilité à votre planche, sans vitesse, vous êtes comme sur une moto à un arrêt.

5. Quand vous avez cette vague, pagayez de toutes vos forces, rapidement et profondément dans l’eau. Si vous n’arrivez pas à embarquer sur la vague, vous ne pourrez jamais embarquer sur votre planche. L’objectif ultime c’est de pogner une bonne vague assez pour que la planche glisse solidement dessus. Ensuite, se lever, c’est facile.

6. Hissez-vous sur la planche, restez bas, ne sautez pas comme un kangourou, vous allez foutre le camp dans l’eau! Et levez vous quand la planche est stable et accrochée par la vague. Si vous n’avez pas pagayé assez fort, vous allez tomber, encore et encore. Mais ça, c’est normal. 🙂

Et pleins d’autres choses bien sûre. Donc, journée de bonheur à jouer au frisbee en marée basse et puis à glisser sur les vagues qui parfois étaient assez volumineuses pour bien en profiter (4pieds avec un longboard, pur plaisir pour une débutante/intermédiaire comme moi). Ce que je ne savais pas, c’est qu’à rester au soleil, à pagayer ma vie, à courir après le frisbee sans boire de l’eau (première erreur), je me concoctais une insulation solaire….

La pire nuit de ma vie m’attendait dans le détour.

Donc, twipdilili, nous nous dirigâmes vers Hampton à la conquête de surfer boys et de jeunes loups comme nous. Dans un bar juché à côté du Cinnamon Rainbows, notre dévolu se jeta. Déjà là, je ne feelais pas super, étourdie après un verre, l’estomac n’arrivant pas à s’exciter en lisant le menu… Quelques chose n’allait pas. Mais bon, on était dans le Maine et avec ma passion de manger local, j’embarqua dans le train mon aussi en commandant un truc au homard, Losbster Roll. Deuxième erreur.

Dans la voiture au retour, j’étais knocked out. Pas là, gone. Et j’ai essayé avec toutes mes forces d’être la fille de party que je peux être mais rien à faire. L’idée de prendre une bière était aussi attirante que celle de (insert a really unwanted experience that you had). Donc je fus sage, comme une image de religieuse en noir et blanc plastifiée. Je suis allée m’étendre dans la tente presqu’aussi tôt. Je me suis endormie, quelques minutes. Quelques minutes de sommeil, c’est tout ce que j’allais avoir de cette nuit d’enfer.

Je me réveille, j’ai chaud, j’ai froid, je suis étourdie. Je prend la flashlight, marche dans le bois, dans le noir, petite pluie pour ajouter au drame.  Répéter cette séquence  7 fois. Ajouter des bruits d’horreur que je ne vais vous décrire. Une piqûre dans le front (je me regarde dans le mirroir avec une méga piqûre de la mort dans le front, j’étais toute en beauté) , une mouffette sur le chemin (si elle m’arrosait je me jettais en bas du pont) , une amie qui a une phobie du vomis et à laquelle je ne pouvais pas dire ce qui se passait vraiment (mais qui a été d’un support incroyable) et vous avez une bonne idée de ce que j’ai vécu. Bref, buvez de l’eau au soleil &*$%$.

C’est ainsi qu’en 24 heures et j’ai eu les plus belles et les plus horribles 12 heures de ma vie. L’une moitié au sommet de ma forme, à rire et à tripper entre amis dans la mer et l’autre effondrée sur le plancher sale dans la petite cabine dans le bois, seule avec mon corps qui me punit comme jamais, sans énergie, comme une zombie.

Et vous voyez, je trouve ça drôle ça. Si vous me voyez dans un cocktail toute bien mise, bien maquillée, coiffée, je vous serre la main, on parle business, wow le monde est beau, droit et brillant. Et pourtant, on a tous nos moments de déchéance, où l’on est au pied du mur, malade, habillé tout croche, on est tous humains et sales à quelque part. Il y a quelque chose de super libérateur en acceptant cela et en se défaisant de notre égo d’humain faussement parfait. C’est pourquoi je vous compte ces histoires intimes, que je post comme je respire, parce que je me sens humaine et connectée à vous et que nous sommes tous les mêmes, jusque dans le Maine.

Des talons de 4 po. pour monter les échelons

11 Juin

Je suis une fille (une femme, je suis gênée de le dire) dans un monde d’hommes. À l’école, une majorité d’ hommes (des gars souvent, je suis gênée de le dire), sauf dans les classes de marketing où la les pitounes qui veulent faire de l’argent mais qui n’aiment pas les chiffres fusent de partout (je ne m’exclus pas totalement de ce lot).  Au travail, je n’ai pas côtoyé une collègue féminine depuis plusieurs mois. Dans ce contexte, il faut établir comment on désire exprimer notre féminité.  Je m’impressionne souvent à voir des jeunes (et moins jeunes qui espèrent encore)  s’accoutrer de façon assez… comment dire… audacieuse!  C’est à croire qu’il doit faire vraiment chaud dans leurs bureaux! Alors que mes collègues masculins sont en veston-cravate pour la plupart du temps, j’ai opté, depuis quelques mois, pour un flagrant  » je m’en foutisme » de mon apparence, un style visiblement décontracté. Je vous explique mon raisonnement.

J’entends Mali qui déjà me chicane : « Aude, avec un corps de même, c’est un crime de t’habiller de façon aussi poche. »  Oui, c’est plate j’imagine que j’arrive en jeans, flip-flop, t-shirt  au travail. Mais, voyez-vous, (wow, je vais sonner comme une féministe ici), de me fendre en 4 le matin pour me mettre sur mon 36 (donc me changer 9 fois) avec un accoutrement totalement inconfortable dans le but unique de faire tourner les têtes est, selon moi, contraire à une bonne éthique de travail et représente une soumission désolante et inutile aux désirs des hommes. Il est correct de plaire et de considérer les désirs des hommes, mais dans un contexte approprié plutôt. Je veux être sexy pour une soirée chic, une sortie en boîte ou avec mon copain, mais pas pour le travail ou pour l’école. Sans compter que le fait que de s’habiller sexy et de jouer la carte de la femme fatale peut porter à des rapports ambigus dans un contexte professionnel et brouiller les cartes, voir créer des conflits importants (70% des gens auront une aventure au travail dans leur vie).

De plus, je ne crois pas que d’être « soumise » et « insécure » est sexy (quand tu veux trop être sexy, tu l’es juste pas).  Une fille habillée avec des vêtements qui ne demandent qu’à éclater et des talons qui lui donnent le vertige avec une démarche aussi élégante qu’un travesti à ses débuts de carrière…  Non, désolée, mais ce n’est certainement pas d’investir dans sa carrière. À mon avis, ça dit: « Je ne suis pas vraiment confiante de mes compétences alors en misant sur mon physique, je crois avoir une chance de me faire remarquer! »  Mes cours de catéchèse ressortent ou quoi?!

Vous me direz qu’on peut s’habiller de façon professionnelle sans être provocatrice et déplacée. Vous avez raison. Je n’ai tout simplement pas les moyens de m’acheter de vrais beaux habits de travail, avec des tissus de qualité. J’ai étudié 3 ans en mode, je sais apprécier de beaux vêtements bien confectionnés. Non, je ne vais pas mettre des habits cheap pour faire comme si j’étais pleine aux as, je ne le suis pas. De s’habiller faussement classe pour moi est aussi laid que d’avoir à son bras une fausse sacoche Chanel, l’horreur. Un veston « professionnel » à 29.99$, à mon avis, ça ne l’est pas. Même chez Banana Republic leurs habits ont des fils qui sortent de partout, les tissus qui se fripent en un clin d’œil, bref, pas très élégant. Je reprends ici l’idée de consommer des biens durables et de qualité afin de diminuer ma consommation à long terme. Autant s’assumer et garder mon t-shirt.

Je porterai les plus beaux chemisiers et les plus belles jupes lorsque j’aurai le moyens d’assumer mes goûts dispendieux. D’ici là, je garde mes escarpins et mes robes soleil pour travailler sur des dossiers « spéciaux ».

Pour tous ceux qui détestent le marketing

11 Juin

À 18 ans, dans mon cours de “Comportement du consommateur” avec Marc, je suis tombée en amour avec le marketing.

Beurrrkkkk! Le marketing c’est vendre des trucs dont on a pas besoin, c’est de trouver des stratégies vicieuses pour entourlouper les gens!! C’est de créer des besoins qui n’existent même pas!! Pensent quelques uns, bien assis derrière leur arsenal de joujous électroniques en se pensant bien au delà de la consommation futile.

Certes, je n’aime pas le mot marketing, assez péjoratif, entaché, surutilisé, pas trop clair, assez vague pour pouvoir le détruire parce que dans le fond, le commun des mortels ne sait pas ce que ça veut dire. Et c’est normal.

Pour moi, outre les définitions théoriques qui font tout de même bien du sens, le marketing c’est la science de comprendre ce que les gens veulent et de créer cette réponse à l’énigme de leurs désirs. C’est de mettre de la couleur dans la vie des gens, les exciter face aux objets, aux images et aux sons qui ont la chance de capter leur attention. Leur attention si convoitée.

Avec des mots différents, avec des couleurs qui plaisent à l’oeil, avec des textures qui amusent les sens, on charme cette personne, le client, l’objet de nos désirs, de nos rêves. Mariage parfait de la psychologie, de l’art et du commerce.

Pensez-y comment c’est fort le marketing.

Vous êtes assis au volant d’une voiture. Il est prouvé scientifiquement que la marque de la voiture influencera (chez l’homme dans cette étude) le niveau de testostérone. Wow. Tous les souvenirs, tout le bagage émotif rattaché au logo de BMW sous vos yeux changent votre fonctionnement hormonal et vous fait sentir plus dominant, plus alpha. On vous planque un signe Kia et vlan, vous voilà les épaules un brin plus courbées, le regard un peu moins décidé lorsqu’une voiture s’arrête au stop à vos côtés, belle brune au volant de sa bagnole vous épiant.

Prenez la forme des tubes de crème pour le visage de Biotherm ou de crème à raser. Ça ressemble drôlement à un pénis de bonne taille, vous ne trouvez pas? Vous pensez que c’est pour le côté pratique ou bien parce qu’ils ont placer des senseurs pour voir ce qui rendait les gens plus confiant lorsqu’ils tenaient l’objet dans leurs mains?

Assis sur le banc d’école, 4 septembre, vous brandissez fièrement votre nouveau MacBook (pas un iBook, faudrait pas avoir l’air pauvre). Si l’on pouvait évaluer vos réponses physionomiques face à cette même situation mais dans l’autre cas avec un Acer 2008 (beuurrrk), vous ne seriez pas aussi fière, moins droit, possiblement moins heureux!!!  Crazy stuff, les objets sont tellement plus que des objets, ils transportent un message et ont une aura avec qui nous interagissons.

Le marketing existe depuis que la fermière qui amenait des oeufs aux voisin à trouvé un moyen utile de les transporter sans les briser (packaging). Le marketing existe depuis que la jeune femme se mis toute belle pour plaire au prince lors du bal. Elle lui avait demandé (sondage auprès de la clientèle) sa couleur préférée pour mieux le charmer. Le marketing existe depuis toujours. Aujourd’hui, cette compréhension du marché s’avère lucrative, c’est la seule différence. Mais le principe de comprendre son marché a toujours existé.

Sans le marketing, sans cette “création de besoin”, la vie serait monotone, sans expression. On aurait tous un t-shirt blanc, un pantalon noir, une Echo (qui nous amènerait du point A au point B), un appartement blanc… Tous nos besoins serait comblés, sans plus, sans recherche de raffinement, sans recherche d’amusement. On serait à Cuba, sans les plages et la chaleur.

Je pourrais en fait écrire un livre à ce sujet tellement je suis passionnée de ce domaine. Quand je vois l’annonce de Nike “Write the Future”, ou bien celle de Sussex Roads pour la sécurité en voiture, le génie de la campagne de la STM qui a étudié dans les moindre détail l’humanisation de la police utilisée (l’écriture) et bien d’autres exemples… Je me dis que c’est pas possible que je vais pouvoir gagner ma vie à créer des pièces d’arts pour colorer la vie des gens.

J’aimerais lui donner un nouveau nom, le PsyComArt, psycomart, ça pourrait marcher?

Ça fait rire les oiseaux!!!

11 Juin

Même quand ça va vraiment mal, ça va bien. Oui d’accords je ne vais pas vous dire qu’il n’y a rien de grave mais plutôt qu’il y a toujours une façon d’approcher les choses d’un angle lumineux.  Tout est là devant nous pour être bien et heureux. C’est vraiment une question de perception. Voici ultimement comment j’ai essayé d’approché chaque type de situation ci-dessous…

Si vous êtes largué(e):

Génial! Cette personne n’était pas faite pour vous et votre âme soeur vous attends toujours. Ok, vous pouvez être triste, mais au moins vous savez que ce n’est pas avec cette personne que vous pourrez bâtir quelque chose de solide. C’est encore mieux si cette découverte survient avant les étapes “sérieuses” (se faire laisser quand on a une maison et des enfants, ça doit être un peu plus chiant disons…)! Devant vous s’ouvre un horizon incroyable de possibilités, et ce que vous croyiez être bien vous apparaîtra médiocre dans quelques temps, tant la vie vous sera surprenante.

Un proche décède:

Ok, question délicate j’en conviens. Et je vous avoue ne pas avoir été confrontée au deuil très sérieusement. Mais voici comment je vois les choses: Depuis que j’ai vu des enfants de 3 ans qui allaient mourir, je me dis qu’une personne qui a connu l’amour, qui a possiblement eu des enfants, qui a voyagé, exploré, souffert, guéri, ri, pleuré, perdu, gagné… A eu toute une belle vie. Et c’est ça qu’il faut voir. Bien sûre la douleur causée par le départ de cette personne ne peut être ignorée. Et il faut pleurer et souffrir, mais toujours en regardant le côté lumineux, la vie, l’épopée que cette personne aura vécu au cours de ces décennies de croquées à pleines dents dans la vie.

Vous perdez votre emploi:

Du nouveau! Une nouvelle équipe, de nouvelles opportunités…Cet emploi que vous aviez pour payer les factures, cet emploi qui vous faisait oublier vos rêves, fini. Un point tournant: Partir en voyage, entreprendre un projet…?

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Bref, je ne crois pas qu’il ne faut pas avoir de la peine, mais c’est qu’il faut se dire que nos larmes arrosent une fleur qui verra le jour sous peu. Il faut y croire. Peu importe le chemin, c’est le bon. Il faut y croire, encore, plus fort. C’est le chemin, aussi cahoteux soit-il.

C’est mon chemin et j’y crois.