Le Coeur A Ses Saisons, True Ad Lib Style

14 Sep

Il semble bien qu’avec le temps, les jours se font plus nombreux entre mes publications sur Aude Lib. Je commence à me soucier des fautes de grammaire, de ce que vous pensez, de ce que vous voulez lire tandis qu’au début je faisais vraiment du « ad lib », la mission de mon blog. Cette semaine, j’ai écrit deux blogs de plusieurs milliers de mots traitant de la pression que les filles se mettent à répondre aux impératifs de beauté ainsi que ma vision quelque peu particulière de la fidélité. Je ne pense pas les publier du tout finalement, trop de révision, de correction, de réflexion, bref,  l’essence de ma spontanéité se perd.  Des heures de travail dans une petite poubelle dans ma tête. Peut être que je publierai quelques extraits, je ne sais pas. Ça m’énerve, je ne veux pas devenir self-conscious à cause de ce blogue, je veux me laisser aller dans l’écriture. Si ça vous fâche des fois ce que je dirai, et bien tant pis, on est différents et c’est normal. Si vous vous piquez en accrochant vos yeux sur une faute d’ortaugraffe piquante et poilue, je suis désolée, l’imperfection nous caractérise tous et toujours. Est-ce que je m’en fout? Non, je ne veux pas vous régurgiter des mots ici juste pour me vider le cœur, j’apprécie chaque seconde que vous passez à me lire et ça me touche beaucoup, sérieusement. Je veux tout simplement rester vraie à la mission initiale de ce blogue et laisser mes doigts marteler ce clavier au gré de mes pensées, en ne reculant jamais devant la peur du jugement. Si je suis ici, c’est parce que je veux que vous jugiez ce que je vous présente, que ce soit drôle, inspirant, touchant ou ennuyant, vous serez toujours libre de le lire ou pas. Je ne sais pas comment attacher vos yeux à mon blogue et ce n’est pas mon intérêt non plus.

Bon, puisqu’on patauge déjà dans un contenu nu d’idées nouvelles et controversés, continuons en ce sens, shall we my dear? Parlons routine, confort, l’automne, les couvertures, les soupes repas qui brûlent la langue parce qu’on a trop hâte de la manger, n’est-ce pas le pur bonheur? Et avec les couleurs chaudes qui transforment le paysage à coup de nuages de feu, on se rapproche, on se colle dans une flamme nouvelle qui nous ne brûle pas encore. Les chatons de Colombine faisaient pareil, un monticule de chatons, empilés les uns sur les autres pour se réchauffer, très éco-énergétique leur affaire. (C’est donc dire que sans vêtements chauds les humains seraient plus sensuels, plus félins et plus environnementaux!) C’est bien fait, comme ça, à Noël, il y a relativement beaucoup de couples excités à l’idée de s’échanger des cadeaux telles que de la merde électronique prête à briser à tout instant, des bijoux qu’on se sent mal de porter une fois qu’on n’est plus avec l’autre, des bas supers doux mais qui sortent des pieds dans les bottes et qui nous donnent des ampoules, bref, pleins de belles choses extrêmement enrichissantes pour l’âme. Soyons honnêtes, veut-on vraiment d’un cadeau fait à la main? Les certificats de massage qui sont honorés 6 mois plus tard ou les tasses peinturées de façon telle qu’on se dit que boire n’est peut être pas essentiel à la survie de l’humanité, veut-on vraiment ça? Ah… Je ne m’étendrai pas sur les enveloppes « secrètes » pour lesquelles je dois faker ma face surprise depuis plusieurs années, je sais qu’il y a 10 000$ dedans. Je le sais, c’est toujours la même chose… Et là tout va bien dans le couple, oh que c’est l’amour, la St-Valentin nous rappelle qu’il faut dépenser pour être romantique et puis, avec quelques flèches dans le portefeuille et non dans le cœur, l’été s’amène. Merde. Tout le monde se fait beau, tout le monde se regarde, tout le monde doute parce que maudit que le vert d’à côté est assez verdoyant, mais tsé, vraiment un beau vert pomme juteuse, pas un vert style caca de chenille écrasée.  Donc vient le temps de casser, casser quoi? Le cœur? Pour qu’un cœur casse il doit être dur, dans ce cas oui on peut. Sinon ça fait juste rebondir un peu sur le sol comme les balles anti-stress. On le reprend, on le branche et puis voilà, le beat reprend bien facilement. C’est certain que si il tombe trop souvent, la saleté de cynisme et de désespoir peut le salir à la longue et c’est pourquoi prendre un peu de temps pour le laver est recommandé. Donc, on se laisse en backpackers de l’amour, dans une jungle de jeunes loups se cherchant les uns les autres, en explorant des corps sauvages, inexplorés, en goutant le poison sucré de mâles tout en beauté, en se collant sur leurs cornes, leurs griffes, leurs muscles d’animal humain. Et si les deux survivent à l’été et qu’ils sont encore dans le même wagon sans avoir débarqué en direction station Fall, il y a de bonnes chances pour qu’ils connaissent la gloire de Noël, comme on chante dans « Les anges dans nos campagnes ont entonné l’hymne des cieux et l’écho de nos montagnes… ». J’adore chanter ce truc, même en été, même dans le sud je dois la chanter au moins une fois. Dans le contraste, les choses ont encore plus de relief et de brillance. Dans le froid, la chaleur humaine a encore plus d’importance. Dans le noir, le blanc de tes yeux m’illumine encore plus. Et sur le noir, ma peau blanche se retrouve, je ne perds pas mon corps. Dans la neige, couchés dans ces bancs faits pour nous, les étoiles seront si belles. J’espère qu’elles brilleront plus que tout le reste, plus que les trucs dans le papier déchiré dans la cuisine tout en bordel, après le party qui nous rappelle que personne ne rajeunit. J’espère que ce sont les étincelles dans tes yeux et ces soleils lointains peut être déjà éteints qui me renverseront, le reste nous faisant passer le temps entre les moments qui comptent réellement, ceux qui débordent de ce philtre d’amour. Par contre,  la goutte de trop sera toujours là, bien ronde et pesante, prête à tout renverser pour nous faire tout recommencer, de saisons en saisons. Un jour, mon cœur survivra aux saisons, et je l’aimerai dans la sueur et  les flocons.

Si vous vous êtes rendus jusqu’ici, vous méritez de lire un poème que j’ai écrit il y a quelques temps. Aude, quelle romantique es tu. Ok, c’est un peu grivois et je sais qu’il se peut qu’un employeur sache que je fasse référence au s-e-x-e. Non non c’est faux Monsieur, moi, je ne bois pas, je ne sais pas ce qu’est le sexe et je suis un robot prête à tout pour combler les actionnaires. …Not! Donc si un jour on me reproche d’être non professionnelle sur mon blogue, je m’excuserai avec (avec une pointe affilée de sarcasme)  en rétorquant que je suis oh combien désolée de reconnaître ma nature humaine. Ensuite, je ferai jouer « Human Nature » de Michael Jackson dans les speakers de ma Fisker Karma et il n’aura plus rien à dire sauf que de sourire et d’acquiescer. On pourra parler de la vraie vie ensuite et arrêter de faire semblant.

Matin sur la plage

J’ai voulu couler

Dans l’eau de mer

Ta peau salée

En plein hiver

.

Au large de ta peau

Plage de sable blanc

Je me suis assoupie doucement

Les paupières dans l’eau

.

Tes dunes chaudes

Noyées en marée haute

Les vagues dans mes cheveux

Les torrents dans tes yeux

.

Un serpent de mer

Un peu plus bas, dans l’horizon

Se lève, dur comme fer

Et défonce mes cloisons

.

L’eau me remplie,

De la cave jusqu’au mat

Me laissant épave

Épanouie dans tes bras

.

Vivement cette journée chaude

Passée sur les bancs de ton corps

À se foutres des autres

Sous les doux rayons d’or

2 Réponses to “Le Coeur A Ses Saisons, True Ad Lib Style”

  1. Coline La Cicada septembre 14, 2010 à 10:55 #

    Bravo Aude ! J’aime et le poème, je ne le trouve pas grivois du tout. xox

    • Marie Rainville septembre 27, 2010 à 2:15 #

      Bonjour Aude,

      Je sais ,ça fait un bon moment que tu l’as écris ton joli poême,moi non plus je ne le trouve pas grivois je dirais plutôt sensuellement sensuel, je ne sais pas si tu avais un homme dans ta vie au moment de l’écrire, mais je peux t’assurer que si ta réponse est affirmative, le jeune concerné a certainement été bouche bée devant tant de beauté.

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