Les pommes et les oranges

7 Juil

Allez Aude, lance toi dans la controverse. Je ne crois pas en l’égalité entre les hommes et les femmes, je ne crois pas en l’égalité de grand chose. Je crois en la différence et en une valeur variant selon le contexte. Tout est relatif, c’est la seule vérité et rien n’est parfaitement égal ou symétrique dans la vie, rien. Il n’y a même pas 2 pommes de pareilles. Et les pommes et oranges n’ont pas la même valeur. Permettez-moi d’élaborer.

Un homme en camping a une plus grande valeur qu’une femme, il n’y aucun doute là-dessus, avec  plusieurs trips de camping à mon actif. Si nous avions un salaire en camping pour notre apport au déroulement des activités, à l’amusement et au confort, je crois bien que les hommes devraient avoir un salaire plus élevé. Il est plus important de pouvoir survivre que d’avoir des activités bien planifiées. Leur valeur dans ce contexte est plus grande dûe à leur force physique plus développée, leur côté manuel, leur débrouillardise, leur sang froid. Est-ce que TOUS les hommes ont ces qualités? Non. Est-ce que des femmes sont meilleures à ces choses « outdoors » et survie en forêt que des femmes? Sûrement. Mais règle générale, c’est l’homme qui arrive à partir le feu et c’est correct ainsi.

Une femme dans une garderie avec des enfants  a plus de valeur qu’un homme. Elle a un instinct maternel qui l’inspire à protéger les enfants et à aimer ceux qui ne sont même pas les siens. Dotée de compassion,  de douceur et d’une plus grande intelligence émotionnelle,  les enfants seront supportés, aimés et encouragés. Est-ce que les hommes peuvent être meilleurs à ce rôle que les femmes? Sûrement, mais encore là, tout ce que je veux dire, c’est que l’égalité n’existe pas. La valeur que l’on apporte est extrêmement différente d’une personne à l’autre et d’une situation à l’autre.

Je vais même aller plus loin. Situation: Le marché du travail se fait vieillissant. Les mentalités archaïques dans quelques cas sont encore habituées à voir un homme trôner au sein d’une entreprise. Voir une figure masculine, un homme grisonnant et bedonnant donner un discours sur l’instabilité économique qui nous afflige peut être plus réconfortant et plus sécurisant. La voix grave, la carrure, une posture de leader, l’image d’homme alpha, comme ce fut dans la nuit des temps. Dans ce cas-ci, les employés gagnent plus de valeur à avoir Jean comme patron que Jeannette. Dans certains contextes en business, oui les hommes sont meilleurs. Et ce, dû au fonctionnement chimique de nos cerveaux. Un plus haut de niveau de testostérone (hommes), permets d’avoir moins peur du risque, de foncer, d’agir plutôt que de réfléchir un peu trop. Vous allez me dire que les femmes ne réfléchissent pas trop? Je réfléchis beaucoup trop, mon blog en est la preuve! Ahah… Ils pensent plus avec leur tête, moins avec leur cœur. Non, encore une fois, ce n’est pas une règle absolue et ça peut être le contraire dans plusieurs cas, évidemment. Mais je suis d’accords de voir des hommes à la tête d’une entreprise si c’est cela qui réconfortera les employés et qui inspirera leur motivation. Je n’ai pas pitié des femmes qui ne se sont pas rendues à ce poste, c’est la vie, la vie est une jungle! Cela dit, j’aspire à être une femme d’affaires et je crois en mes compétences. Mais dans certains cas, les hommes sont mieux placés que moi pour gérer certaines situations et vice-versa. Tout est relatif, c’est la seule vérité et rien n’est parfaitement égal ou symétrique dans la vie, rien.

Dans le numéro de juillet de l’Actualité, TOUS  les futurs leaders sont des HOMMES. Tous. Il y a beaucoup plus d’hommes qui ont l’esprit entrepreneur/fonceur que de femmes. Est-ce que ça fait de eux des êtres supérieurs? NON, ultimement non. Somme toute ils sont encore supérieurs pour le domaine des affaires, il n’y aucune argumentation possible sur ce point. Même dans le cas qu’un homme plutôt incompétent se rend à une position de gestionnaire et que la femme plus compétente n’y accède pas, et bien bravo à cet homme niais qui aura compris que de jouer au squash avec le VP et que de fumer des cigares seraient plus payant que de travailler la fin de semaine. Et, parallèlement, il y a le stéréotype de la femme qui s’affaire à élever des enfants et cette « job » est certainement la plus complexe, la plus merveilleuse et la plus importante qu’il y aie sur cette planète. Malheureusement, elle n’est pas accompagnée d’un salaire indexé à la valeur incommensurable qu’elle nous apporte.

Les choses changent, oui. Plusieurs hommes se retrouvent heureux à élever les enfants, à les accompagner dans leur développement, tandis que les femmes ne veulent plus rester cloîtrées à la maison, elles veulent participer à l’économie elles aussi, old news, je sais. Mais je dois vous avouer me questionner par rapport à ce désir si brûlant des femmes de devenir des hommes et des hommes de devenir un peu plus des femmes. Je ne fais pas exception à ce tableau changeant, en tons de rose et de bleu,  on y voit de plus en plus de mauve.

Je crois également que de traiter tout le monde également peu importe leur apport de valeur et que d’avoir une espèce de « pitié » pour les gens peut être dangereux. Dans ce climat plus « difficile » pour les femmes en affaires, nous devons nous battre et  travailler souvent plus fort pour arriver au même point qu’un homme. Résultat? Plus de femmes sont sur les bancs d’université aujourd’hui que les hommes, nous développons un caractère solide et une détermination à toute épreuve. Ainsi, les générations actuelles et  futures de femmes apporteront de plus en plus de valeur à des domaines auxquels auparavant seulement quelques unes pouvaient bien s’ajuster. Ou bien penser aux Noirs qui autrefois n’avaient aucun droits dans notre monde. Ils ont du se battre et voyez maintenant qui est Président des États-Unis!  Les juifs qui ont du resserrer leurs relations d’affaires et qui ont ce sens si aiguisé. Le défi ne fait-il pas partie du chemin de la réussite?

Finalement, je crois à la loi de la nature. Que le plus fort gagne. Si un jour je me cogne la tête bien dur et que je décide de travailler pour une banque et que mon collègue effectuant les mêmes tâches gagne plus que moi, j’aurai juste à tenter de comprendre pourquoi. Devrais-je jouer au golf moi aussi?  Est-ce que le patron est réellement au courant de tout ce que j’apporte à la compagnie ou à travailler doublement fort enfermée dans mon bureau aie-je perdu son attention et sa reconnaissance? La vie est une jungle. Il y a des lions, des antilopes et des singes.  Donner tout égal à tout le monde peu sembler une belle idée mais je crois que les opprimés se développeront avantageusement et que le karma existe bel et bien.

Qu’en pensez-vous?

6 Réponses to “Les pommes et les oranges”

  1. daprovic juillet 7, 2010 à 11:54 #

    Aude, la raison principale au salaire inférieur des femmes à celui des hommes est que les femmes ont la capacité de donner la vie.
    Le résultat: elles sont forcées hors du marché pour au moins quelques années (en tout cas celles qui veulent des enfants bien élevés), ne leur permettant pas en général de combler des postes mieux rémunérés qui requiert stabilité, flexibilité, disponibilité et un engagement constant à long terme.
    La conséquence: l’ambigüité et l’incertitude face à la possibilité qu’une femme puisse choisir de tomber enceinte (ou tombe enceinte par accident) rend les femmes moins qualifiés aux postes mieux rémunérés.

    • audelib juillet 8, 2010 à 3:54 #

      Intéressant, c’est certainement une raison très importante. Mais à voir les taux de natalité et considérant que je parle également de femmes ménopausées, ça ne s’applique pas dans toutes les situations. Par contre, ce principe a en effet surement altérer leur progression sur le marché du travail, les privant ainsi d’une chance égale à un homme pour accéder aux postes importants. Mais bon, je crois que c’est une excuse qu’un gestionnaire peut donner pour ne pas donner un poste à une femme. Si une femme peut quitter pour une grossesse, n’en reste pas moins qu’un homme peut quitter pour un autre emploi, la fidélité aux employeurs étant aujourd’hui histoire du passé… Merci Victor de cet apport.🙂

      • daprovic juillet 8, 2010 à 4:57 #

        Le taux de natalité est pratiquement impertinant à l’argument. C’est la probabilité elle-même; la probabilité qu’une femme devienne maman; l’ambigüité et l’incertitude relié à cette possibilité qui disqualifient la plupart des femmes pour des emplois mieux rémunérés.

        Somme toute, en moyenne, les femmes ménoposés ont participé beaucoup moins dans le marché dû à leur biologie (le taux de natalité était plus haut il y a quelques décennies), tel qu’expliqué. Elles ont généralement par conséquent moins d’expérience et de connaissances, diminuant leur valeur dans le marché.

        De plus, la probabilité qu’un homme parte pour un autre travail est vraie aussi pour les femmes. Le fait qu’elles puissent être maman ne fait que rajouter à la probabilité qu’elles quittent le travail; probabilité qui n’est pas attribuée aux hommes.

        Dans le marché, une discrimination non-justifiée engendre toujours des pertes de revenu, the bottom line.

        The bottom-line is what counts in the free market, as it is what ensures that no net resources are wasted in the economy😉 Society is better off every time.

        Disclaimer: note that we do not have a free market and that governments create moral hazards that reward greed by offsetting the consequent losses to the taxpayers.

      • audelib juillet 15, 2010 à 3:01 #

        La preuve que ton argument ne tient pas: Si demain les hommes avaient la possibilité d’enfanter, les liens serrées entre les hommes d’affaires ne tomberaient pas pour se tourner vers les femmes et les accueillir dans leur cercle de pouvoir. Les choses ne seraient pas plus égales. Donc si ton argument est vrai, une femme infertile devrait avoir les mêmes conditions de travail? Non, ce n’est pas le cas et ça ne le sera pas non plus. Au delà du truc de maternité, le fonctionnement cérébral des hommes les prédisposent à être plus fonceur en affaires, ne faisant pas d’eux de meilleurs gestionnaires et n’étant pas une règle générale mais expliquant qu’à la base, les affaires était un milieu d’homme. C’est une excuse que les hommes ont pour justifier que les femmes furent longtemps écartées du pouvoir.

  2. Yves juillet 8, 2010 à 11:30 #

    Je pense que tu es bien lucide ….

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