Une histoire de chasse (part 2)

15 Juin

Revenons à nos chevreuils. Donc, comme tout autre bête, nous voulons survivre, prendre de l’expansion et évoluer. Grâce à quelques humains « surbêtes », nous avons été dotés de moyens surpuissants et maladroits qui ont déséquilibré cette évolution au nom d’une économie de surconsommation. Comme le mec qui a décidé que les premières voitures électriques créées au début du siècle passé n’était pas une bonne idée. Bravo mon chevreuil! La masse n’étant pas élevée aux dessus de ces instincts primitifs, acceptons que ce destin d’envahisseur soit, tristement,  normal dans le contexte.

Pouvons-nous espérer un changement drastique du comportement de milliards d’humains? Non, je crois qu’avec un bassin démographique viellissant qui n’a pas rien à perdre dans un futur rapproché, les changements de mentalités que l’on espère sont impossibles. Écoutez, le simple fait de recycler (jeter un objet mais dans un réceptacle différent) à peine à intégrer le quotidien des citoyens. Ce n’est vraiment pas partout que l’on recycle, plusieurs grandes villes en plein développement n’ont aucunement cette prise de conscience. Jesse me racontait que lors d’un voyage aux États-Unis, on lui a répondu, lorsqu’il a demandé si ils recyclaient : « Don’t worry, we don’t recycle here! », wow. Même le recyclage est un processus très coûteux et demandant énergétiquement (avoir un bac bien débordant ce n’est pas bien, c’est mieux qu’une poubelle débordante, il faut réduire, le recyclage n’est pas une solution magique).

Pouvons-nous espérer que les instances politiques implémenteront des législations sévères qui forceront l’humanité à revoir la façon dont nous gérons les ressources naturelles? Difficile à croire. Les plus gros joueurs veulent tous leur part du gâteau. Pensez aux pauvres asiatiques qui se sont restreints pendant des décennies avec des salaires de crève-faims, des conditions de vie ridicules pendant que nous, dans notre Cadillac, on avait de nouveaux vêtements tous beaux pour quelques dollars. Maintenant qu’on leurs a donné plusieurs « quelques dollars », cette surpuissance économique en devenir ne va tout de même pas dire : « Ok, on oublie ça le confort, le luxe, on vous fait un deuxième cadeau, chers Américains. » Non, impossible. Et si les Chinois n’embarquent pas, les autres diront toujours que ça ne vaut pas la peine de faire des efforts si les plus gros mangent autant de gâteau. Ils veulent être obèses aussi, comme les Américains. Et aucun parti de politique n’aura le courage de prendre les décisions qu’il faut puisqu’ils pensent toujours à la prochaine élection, pas au futur de l’humanité. Un gros concours de popularité dans lesquelles la masse décide, à l’aide de couleurs (rouge, bleu ou vert), quissé qui doé être élu. Le seul espoir ici que je vois c’est que les économies manufacturières développent de façon massive les technologies vertes et en démocratisent l’accès. Même là… Des panneaux solaires produits massivement à peu de coûts seront certainement complice du phénomène de désuétude planifiée, einh Garence?🙂

Enfin, c’est là ou nous en sommes.  Des bêtes qui ne se croient pas bêtes, victimes de nos instincts, victimes d’un pouvoir ridiculement trop grand pour notre niveau de conscience qui a été mis entre nos mains. Sur notre île de Procosti, les ressources commencent à s’épuiser, l’air est lourd et l’eau douce souillée. Alors c’est ça, nous avons 2 choix, soit on s’élève pour notre survie ou on attend et on crève. On attend que le chasseur vienne nous tirer (catastrophes naturelles, pandémies…), pour équilibrer les choses, comme les chevreuils l’ont fait. Ou bien on se dit que c’est bien de réparer son ordinateur plutôt que d’en acheter un autre, on fait en sorte que le compost devient obligatoire, on indexe le prix de notre consommation à son impact environnemental, on se dit que c’est bien de manger moins de viande, c’est bien d’acheter des biens de qualité plutôt que de la marde faite uniquement pour vous briser dans les mains pour être bien sûrs de garder nos instincts les plus bas allumés au plus haut point. Bref, il faut modifier de façon majeure dont notre économie fonctionne, il faut revoir nos sources de satisfaction, il faut que l’on s’élève de nos instincts primitifs qui stagnent dans le matériel et dans le vide intérieur. Ce sera le plus grand défi de nos générations. Qui dit défi immense dit opportunités immenses. We can do this.

Nous avons 2 choix, soit on s’élève pour notre survie ou on attend et on crève. Le chasseur s’en vient, de toute façon.

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