Une histoire de chasse (part 1)

14 Juin

Le point de ce post est de nous faire déculpabiliser d’être humain sur une planète que nous souillons et de, simultanément, nous inviter à un défi qui dépasse notre nature d’envahisseur.  Maintenant, nous avons 2 choix:

  •  soit on s’élève pour notre survie
  • ou soit on attend le chasseur et on crève.

Je crois en effet que ce qui se passe avec la planète est normal. Triste, mais normal. C’est la suite logique des choses. Je ne suis pas fataliste, je veux essayer de mettre les choses en perspective.

Je m’explique. La nature et l’humain ne sont pas dissociés, nous sommes une espèce, comme toutes les autres. Quoique nous nous en détachions tous les jours, nous sommes partie intégrante d’une chaîne, une chaîne dont nous scions, à tous les jours, quelques maillons de plus. Certes nous avons évolué de façon étonnante sous plusieurs plans, la communication, les technologies, lalala, mais je crois qu’on oublie souvent que nous sommes encore « bêtes » sur plusieurs points majeurs. Le niveau de conscience de la masse ne s’est pas encore élevé au-dessus de nos instincts primitifs (du matériel) et ce, pour 99% de la population. (Je ne suis pas dans le 1%, je ne suis pas un moine bouddhiste qui vie d’air et d’énergie).

Dans notre nature de bête évoluée, il y a un problème. Le problème, ce n’est pas notre désir de consommer, car je crois que ce désir est  instinctif (manger, facilité, confort). Le problème, c’est que nous avons des moyens surnaturels de détruire et que par conséquent nos actions sont dévastatrices. Nous agissons tel un virus, parmi tant d’autres (toutes espèce vivante agit ainsi). Nos capacités ont par contre dépassé ce qui devait être. Nous avons brisé l’équilibre.

Nous prenons de l’expansion, comme la chatte qui aura autant de chatons qu’elle le peut avant qu’on l’opère, comme la plante grimpante qui envahira autant de murs avant qu’on ne la coupe, comme les chevreuils qui se multiplieront jusqu’à ce que l’orignal en aie assez de la biche ou que le chasseur s’en charge, tout organisme vivant se multiplie et envahit au maximum de ses capacités. Lorsque, sur l’île d’Anticosti, sous l’intervention de l’homme (déséquilibre) le milieu s’est vu envahi de chevreuils est un bon exemple de ce principe naturel. La nature a sûrement tenté de donner des capacités et des ressources limitées afin de contrôler cette expansion naturelle et afin de maintenir l’équilibre. Donc, point important, cet envahissement dérèglé est possible lorsqu’il y a un déséquilibre (i.e. absence de prédateurs par exemple, parce que on a pris soin d’une couple de prédateurs…). 

Nous sommes donc sur l’Île d’Anticosti avec beaucoup, beaucoup trop de chevreuils (nous). Mais des chevreuils avec des bulldozers, des bombes, des produits chimiques que l’on répand les yeux fermés, des chevreuils blazés, aux yeux verts fluo, des sabots larges de 2 mètres, tristes, si évolués qu’ils ont oublié beaucoup de choses.  Soit on attend un chasseur (la terre, régulateur naturel) pour régler le problème ou soit on tente de moins piétiner la terre avec nos gros sabots. Et… c’est dur pour un chevreuil de ne pas piétiner.

LA SUITE À LIRE DEMAIN.

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