Pour les entrepreneurs anonymes

11 Juin

Quand on a 23 ans, un BAC pas encore terminé et un rire de petite fille, c’est parfois assez dur d’être prise au sérieux dans ses ambitions. D’autant plus qu’il y a certains mots qui semblent faire peur ici, des mots qui résonnent tels des rêves démesurés, arrogants, voir exagérés. Lorsque j’exprime le souhait de démarrer mon entreprise, je reçois souvent le regard: “Onnn c’est cute” ou bien “On se calme ma grande, une chose à la fois.” Je crois que cette vision de l’entrepreneuriat n’est peut être pas tout à fait juste. Pour ceux qui me connaissent moins, cet objectif, je l’ai depuis une époque où je ne savais même pas ce que voulait dire le mot “entrepreneure”. Je voulais lancer la ligne de vêtements chic pour femme “Vinvely”, à 12 ans. Je dessinais l’ensemble des collections, je voulais être designer de mode.

Onze années plus tard, caressant toujours ce rêve sous d’autres formes, je trouve cela dommage de voir l’importance des barrières mentales que les gens ont face à l’entrepreneuriat. Mettons les choses au claire, démarrer une compagnie, ça sonne gros, mais en fait ça peut (et ça sera) être très petit. Démarrer une entreprise ne veut pas dire gérer illico des millions de dollars et des dizaines d’employés. Non. Des compagnies au Québec, il y en a autant que.. des buts comptés par les Flyers😥 … Ahaha, non, encore beaucoup beaucoup plus. Mon point est que somme toute, avoir une entreprise c’est de vouloir bâtir des choses de ses propres mains, apporter quelque chose à la société et de vouloir faire vivre ses idées. Ce n’est pas de rêver d’être millionnaire instantanément et d’avoir son jet privé… Il ne faut pas se laisser intimider par le poids du champs lexical relié à l’entrepreneuriat et se dire qu’il faut absolument commencer par travailler pendant 10 ans dans une banque pour être prêt à prendre des risques dans la vie (en fait la facilité tue le goût du risque). Naturellement, nous ne sommes pas portés vers les choses qui nous intimident. Donc, si pour vous le titre de président ou CEO vous intimide, les chances sont que vous n’aurez pas ce titre. Mais c’est parfait ainsi si ce n’est pas votre aspiration. Il y a des présidents qui sont beaucoup moins utiles à la société que les professeurs et infirmières de ce monde, pour ne nommer que eux.

Finalement, je ne crois pas que tout le monde devrait être entrepreneur. Dans ce cas-ci, on serait ds la merde. Pour que notre système fonctionne, ça prend des gens qui prennent le risque et qui le gèrent (l’entrepreneur) et des gens excellents à exécuter et à saisir la vision de l’entreprise. Donc je réitère ma valorisation du titre d’employé, fonction essentielle qui sonne pas mal trop poche à mon avis (employés ça sonne comme esclave, pourtant sans employés, une entreprise n’est que du vent). Sans employés compétents, les beaux rêves et les idées des entrepreneurs ne sont rien de plus qu’une connexion neurologique dans le cerveau.

Alors, entrepreneurs anonymes, dites-le sans rougir: J’aurai mon entreprise. Je bâtirai à la source de mes idées.

Et, valeureux employés: Sans moi, cette entreprise ne serait pas. Je suis un concrétiseur de rêve et un acteur du changement.

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