La réalité à vif

11 Juin

J’en suis venue récemment à un constat sur mon appréciation de la vérité: je suis accroc à la réalité. Je veux du vrai, plus que jamais.

Lorsque je déambule dans la ville et que le soleil plombe sur ma tête, le simple fait de porter des lunettes de soleil vient à me tanner (and it’s tanning me too). Pourquoi? Parce la vie n’est pas ombrée teintée brune signée RayBan. Si le soleil est aveuglant, je veux être aveuglée. Je dois sentir ce soleil brûlant puisqu’il envoie des signaux à mon corps et me chuchote éventuellement de devoir chercher de l’ombre pour me protéger des rayons néfastes.

L’autre matin, dans la douche, je dormais encore. Dans la suite logique des choses, mon copain me proposa de prendre un café. Jamais de la vie! (lol…) Si je suis fatiguée, c’est que mon corps me crie de dormir, de replonger dans le lit. Si je bois un café, je mens à mon corps et je me donne une fausse énergie qui me rendra active momentanément en usant mon corps alors qu’il avait besoin de roupiller un peu plus. J’ai en effet traverser mon bac sans consommer un seul café ou red bullshit. Un petite tappe dans le dos s’en suit.

Même dans le métro, dans le vacarme humain et les bruits des trains, je m’enchante à entendre cette réalité. Lorsque mon iPod encore neuf marchait encore (soudainement il a cessé de fonctionner, il a dû se sentir ignoré trop longtemps…), je devais me discipliner afin de l’utiliser. Bien sûre je trouvais ça trippant entendre mes chansons préférées et me laisser transporter bien loin de la ligne verte. Mais je revenais toujours à ce point où cette illusion ne m’attire plus, j’aime entendre les vrais sons, les vrais bruits, les ondes qui viennent se déposer à mon oreille, je ne veux pas les ignorer.

Bref, the real thing is always the best. Le faux brille un peu plus pour quelques instants, comme les mirroirs qu’ils vendaient aux Amérindiens, mais quand il brise ça porte malheur.

Au plaisir de te parler en personne bientôt et de discuter en vrai, de voir tes yeux balayer la terrasse à la recherche de je-ne-sais-quoi, de recevoir tes postillons sur mon bras, que ton pieds pile sur mon orteil, que ta main chaude me tienne l’épaule, qu’il n’y aie pas d’écran entre nous.

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