Invup, part 1

9 juin
Voilà des lunes que j’ai écrit sur mon blogue. Ça me tente de m’y remettre et pourtant j’ai si peu de temps pour faire tout ce que je voudrais faire. Il y a des sacrifices à faire sur la route. Alors donc je vous raconterai un bout d’histoire qui s’appelle dûment Invup, l’étiquette sur mon rêve d’enfance qui se réalise en ce moment même.
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Quand j’avais 7 ans, j’ai démarré le Club des Aigles Sauvages avec mes meilleures amies d’enfance, Mali, Garence, Florence et Ghita dans notre petite maison de St-Philippe. Ce club nous donnait un cadre pour y faire une foule de projets, pièces de théâtre, expositions, spectacles de danse et autre entreprises d’après-midi qui visaient à soutirer quelques beaux dollars de la famille. On avait un gros pot de verre, toujours un peu trop vide, mais qui ultimement devait servir à acheter un cabanon, section que j’analysais chaque soir dans le catalogue "Canadian Tire" de mon père (prix, grandeur, couleur). Un cabanon serait idéal pour y établir notre siège social. Les cabanes de chaises et de drapés étaient trop éphémères, il fallait trop souvent remettre les chaises dans la cuisine pour y manger. Puis, nous avons grandi, trop vite semble-t-il, et l’idée du cabanon s’est fanée quelque part, m’en laissant sûrement des capacités d’analyse (de catalogue Canadian Tire) et un goût pour l’efficacité (comment contourner Maman qui veut qu’on range les chaises?).
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15 ans plus tard…

En fin de semaine, j’ai fait le ménage de mon garde-robe de la maison familiale (15 ans d’accumulation) et j’y aie trouvé plusieurs de ces pièces de théâtre écrites à la dactylo ou bien des exemplaires du Journal l’Expresso, le journal officiel du club. J’y aie trouvé un petit journal intime dans lequel j’y aie écrit à 10 ans: "Et là tu vois l’argent monter et c’est étourdissant, tu te demandes jusque où ca va aller", et autres quotes assez drôles qui m’ont démontré que j’étais une entrepreneure depuis toujours. Je me demandais un peu d’où ça venait et les réponses se sont déballées tranquillement. J’y aie trouvé un livre "Idées pour devenir riche", des croquis d’invention, des lettres corporatives d’Innovasun, de Résor, des start-ups dont le siège social est situé à Audesrightbrain City. J’ai trouvé les photos du spectacle de danse des cours que j’avais donné en sec.5, lesquels avaient été extrêmement trippant à donner tout en me payant quelques fringues. Il y a avait aussi des photos de moi qui vendais des fleurs sur le bord de la route mais qui ne fut pas un succès commercial faute d’étude de marché (ou de voiture pour aller dans un coin où il y avait des humains, pas juste des vaches), les seuls clients furent mes parents. Un autre campagnard qui achète les fleurs qui poussent dans sa cours aussi? Ils sont pas si bêtes! (Segmentation géographique).

J’ai trouvé aussi beaucoup, beaucoup de dessins de mode. Je voulais être designer de mode pendant plus de 10 ans et créer Vinvely. Je peux voir des parallèles avec le design maintenant et la business: on observe une tendance, un mouvement de société et on conçoit une solution à ce besoin de belle manière, de manière sexy, colorée et distinctive. Ces heures passées à regarder la télévision, des magasines, les gens, cette curiosité pour l’humain grandit maintenant sous une autre forme.
Et bref, je crois que la clé de nos passions se trouve dans le berceau de nos jeunes années, ces années pures et innocentes dans lesquelles tous les désirs étaient permis, dans lesquelles rien n’était ridicule. Depuis ce temps, le pessimisme, le réalisme et la morale de "petit peuple" ont terni le paysage.
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Parlez avec vos parents et décortiquez les histoires. Qu’aimiez-vous faire quand vous étiez petits? Qu’est-ce qui vous empêchait d’allez au lit ou de venir souper? Il y a là des pistes à ne pas ignorer.
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Part 2: Sur les bancs d’écoles, à moitié endormie
Part 3: Action, vision et Boston.

Mon corps, mon ami

18 mar

Le soleil libère la ville et nous chauffe la peau, nous aveugle d’espoir, adoucit l’air que l’on peut enfin humer sans se couper le souffle. Il y a de l’euphorie dans l’air, une énergie qui s’accumule avec les particules s’activant sous la chaleur, c’est chimique. C’est peut être que nos vies et nos niveaux d’énergie sont en symbiose secrète avec la nature, c’est magique.

Nous sommes dans les préliminaires de l’été. Oui, cette saison que nous avons patiemment attendue pendant de longs mois de noirceur et de corps crispés ensevelis sous des tonnes de tissus lourds et opaques. Et, afin de pleinement en profiter, voici des conseils santé qui fonctionnent pour moi et qui j’espère seront aussi efficaces pour vous, vous donnant encore plus le goût d’être légère sur la plage, à l’aise dans votre corps, ce véhicule qui représente votre essence aux yeux du monde extérieur.

  • Pour ceux qui ont une peau à problèmes, de grâce, essayer cela: Couper tous les produits laitiers et prenez des Oméga3. Il y a pleins d’alternatives pour le calcium (lait de riz, jus d’orange avec calcium…). Essayer, vous allez voir.
  • Cela fait maintenant plus de 3 ans que je n’ai pas acheté de la viande rouge à l’épicerie, je mange de la viande  (poulet inclus) 1 à 2 fois par mois et je n’ai jamais eu autant d’énergie, mon corps n’a jamais aussi bien répondu aux entraînements physiques. Je ne vous l’impose pas mais diminuer la consommation de viande est le plus grand cadeau que vous puissiez faire à vous et à l’environnement (- La première cause du réchauffement climatique est la consommation de viande. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat de l’ONU, l’industrie de la viande est responsable pour 18 % des gaz à effet de serre, soit plus que la totalité des transports terrestres, aériens et maritimes réunis. Source: http://www.vegplanete.com/speed.html )
  • Après un bain de soleil ou si votre peau est sèche, appliquez de l’huile d’argan, cette huile précieuse que les Marocaines ont adopté depuis des lunes. La peau se régénérera comme par magie! C’est vraiment efficace. Ma peau était vraiment éprouvée de mon voyage en Colombie durant lequel je n’ai mis aucune crème solaire. Un peu d’huile et voilà, la peau est douce et réhydratée.
  • Pour les crèmes pour le visage et autres produits de beauté, Botania sur la rue Notre-Dame, métro St-Henri, un must. J’ai travaillé dans les cosmétiques, faites-moi confiance, les produits, la madame "a connait ça".
  • LA CELLULITE: Ok, 90% des filles ont de la cellulite et c’est un combat constant qu’il faut mener avec détermination pour la contrer. Premièrement, couper le sucre et le gras. Ce n’est pas vrai que c’est seulement génétique et qu’il n’y a rien à faire pour ça et que l’on peut baisser les bras, NON. En nous donnant des excuses, nous abdiquons, nous donnons de l’énergie à ce monstre envahisseur et le problème va continuellement s’aggraver. Pour les fringales, essayez les galettes de riz au caramel, des Ryvita avec de l’hummus, des carottes, des amandes, il y a tellement de délices pour contrôler ses rages de sucres!  Pensez-y, si vous diminuez votre gras, vous diminuez la matière qui peut s’agglomérer pour former la peau d’orange, right? Donc, la cellulite c’est un méchant monstre. Nous sommes une armée féroce et nous ne laisserons pas à l’ennemi ces munitions dont il a besoin: du gras et du découragement (Ouin, ça parais-tu que j’ai hâte de vulgariser la santé à mes enfants? ahah). Nos armes de destruction massive: Une bonne diète, de l’amour personnel et ….
  • Le GYM: Bon, moi quand j’ai recommencé à m’entraîner en décembre, c’était la poisse. Ennuyant, démotivant, je m’entraînais pour m’entraîner. Cette phase de dégoût du gym est normale mais il faut impérativement la traverser. Il faut créer cette saine "addiction" créée lorsque le corps sécrète des hormones de bonheur, de l’endorphine, après un bon entraînement éprouvant. Maintenant, je dors mal si je n’ai pas bougé durant la journée. Cette dynamique physique, j’ai dû la récréer, car je l’avais perdue. J’ai dû traverser la phase de: "Ahh non on écoute un film, je suis fatiguée, pas le gym…!" Notre corps nous traite toujours bien lorsqu’on lui donne une chance.
  • Augmentez vos poids et/ ou le nombre de séries constamment pour que tout soit difficile, ne faites pas juste lever un poids pour le lever. Ce manque de dévouement ne vous donnera pas la satisfaction d’un entraînement bien complété même si "vous êtes allés au gym". Allez au gym et faire un vrai "workout", c’est très différent. Sans un minimum de difficulté et de souffrance, il n’y aura aucune progression et satisfaction et vous allez vous plaindre que vous ne voyez aucun changement. Votre corps n’aura jamais à progresser si vous restez dans une zone de confort plate et accessible. Demandez à un entraîneur de vous guider au début, ça en vaut la peine.
  • BACK TO CELLULITE: Un jour, un bon ami m’a dit de faire des squats, que c’était la clé. Et il avait raison. Les filles, nous devons travailler nos cuisses, nos fesses et nos jambes continuellement, c’est là notre point faible en termes d’accumulation de gras (c’est aussi le point faible des gars clin d’oeil clin d’oeil!).
  • Si vous n’avez pas le temps d’aller au gym, (mensonge à votre corps puisque plusieurs personnes extrêmement occupées s’entraînent religieusement), prenez toutes les occasions pour brûler du gras: Montez TOUS les escaliers possibles, tenez vous droite, contractez les abdos le plus souvent possible, à la toilette faites un squat, quand vous cuisinez, faites des extensions de jambes, tenez le panier à l’épicerie, marchez dès que vous le pouvez, riez, etc. (le etc. inclus le sexe mais il ne faut pas en parler, ça n’existe pas le sexe)! J’ai même une nouvelle règle: Si je veux manger une Bueno (barre de chocolat préférée), je dois aller la chercher au dépanneur en marchant, le dépanneur étant situé à 1.5km de marche, donc 3km en tout. Faites-vous des règles, vous devez prendre un engagement envers votre corps et le remercier de vous donnez la santé, car la santé n’est pas acquise. Il y a des milliers d’enfants malades qui n’ont pas cette chance, ne crachons pas dessus, ce serait un manque de respect envers tout ceux qui aurait tout donné pour vivre quelques années de plus.
  • Bon, on vient tout juste de m’expliquer qu’il existe une fausse croyance qu’il faut bannir c’est le "spot reduction" : http://en.wikipedia.org/wiki/Spot_reduction . Cela veut dire que si une personne veut des abdos découpés, le truc ce n’est pas de faire seulement 100 sit-ups par soir. Non, il faut une vision globale de la santé et cela passe avant tout par l’alimentation. Une personne avec un % de gras élevé ne verra tout simplement jamais ses abdos malgré tous les efforts concentrés (le gras les cachera toujours, un 6pack exige une alimentation saine, pratiquement sans gras et sans sucre, autrement c’est impossible, peu importe le nombre de sit ups). Une bonne diète et un ballant entre du cardio et de la musculation selon nos objectifs personnels, c’est ce qu’il faut.
  • Un exercice méditatif que vous pouvez faire (dans le bain avec chandelles, après un entraînement sur un tapis): Concentrez-vous sur chacune des parties de votre corps, une à une. Réalisez les fonctions qu’elle exerce, son rôle crucial dans votre survie, dans votre bonheur et remercier tout votre corps: vos poumons pour laisser l’air circuler dans votre corps, votre coeur pour pomper et distribuer le sang, sentez le flot, vos jambes qui vous supportent à travers toutes vos aventures… Sentez le sang affluer vers vos membres, l’énergie qui circule mieux, l’énergie positive que vous transmettez à votre corps, le picotement que votre pensée positive déclenche. Chaque partie vibrera un peu plus. Cet amour que vous lui transmettrez, il vous le rendra, je vous le jure. Détachez-vous de votre corps et de vos complexes, reconnaissez-le comme une entité entière, écoutez-le, c’est tout ce qu’il demande, peu importe sa forme. Voyez-le comme un ami que vous devez respecter, un ami qui a des besoins pour être heureux et vous rendre la pareille. Do not get stuck into your head and discouragement, that would be the biggest offend to your body, a complete state of ignorance towards everything he’s whispering to you so you can get happy together.

En somme, ce que je veux vous inspirez avec ce blog c’est de prendre l’engagement quotidien de chérir votre corps, de le respectez et de vous respectez. Il faut aimer son corps, le croire, le sentir et être conséquent de cet amour. Ce n’est pas une question de se plier aux standards de beauté et aux pressions de la pub, c’est une question de santé et d’estime de soi, c’est une chance que l’on se donne de vivre mieux et plus longtemps. Faites le pour vous, pas pour les autres. Imaginez toute une vie vécue à moitié en n’aimant pas son corps, en le blâmant, en le reniant, en se déresponsabilisant, en le laissant tomber.  Pourquoi s’étonner d’être malade (sa vengeance) après toute cette énergie négative? Responsabilisons-nous de notre corps et aimons le, c’est le seul que nous avons et c’est le plus beau du monde.

How to Win Twice

21 jan

Recently coming back from Jeux du Commerce 2011, I had a reflection on what is truly "winning". My team and I were lucky enough to get on the podium twice for debate and with the whole delegation in this amazing moment where they announced us as first place overall. In fact, most of the teams had this chance, our school was practically called on the podium for every discipline. Winning gold as a delegation felt great, no doubt about that. I also understand how beneficial it is to the reputation of the faculty and how it is rewarding for the enormous amount of work that was put into this journey. In this blog, I’ll do my best to explain my views on how a different attitude towards winning could make you win twice: Once on fully satisfying and lasting level (inner self) and once on a momentary, short and very intense level: getting the trophy.

So, at JDC, we won gold overall, it’s crazy! But what if we didn’t get it? What if we finished fourth, fifth? Many people would have been extremely sad even though their performances would have been the same, even though everyone gave it their best shot. Getting on the podium is a bonus, but it should never be the focus. We must stay focus on our actions now, in the present moment, living our ambitions now, with passion and dedication, without getting hypnotized by results and craving external approbation. What gets you on the podium is often much too subjective and uncontrollable that one won’t be satisfied if winning is defined by external approval, we must act as winners, we must know we have won already, way before any results are given, we must not wait for them to tell us how good we are, we must know it. This attitude will bring you happiness and often enough I truly think it is also what gets you the podium.

I am very much competitive myself and it is true even though ranking is not my focus. My competitiveness doesn’t translate itself into dying to get on the podium. I might have expressed my ambitions by saying I wanted to win gold but at every gala I realized this wasn’t the key to my inner satisfaction, I realized my passion was truly competing and I was actually sad knowing the experience was over. I want to win by doing the best performance possible and by having fun while performing. If we please the audience, the other team congratulates us, people we don’t know coming up to say they enjoyed watching the presentation, we have a blast while we debate, if people smile and laugh when we talk, we won, boom, it’s done. That’s what I truly want. And being competitive partly explains why I enjoy debate competitions so much: you can look at your opponent’s eyes, you get energized by this back and forth intellectual battle, this process of making the best case for your position. And seriously, this time (jdc2011), we did gave everything we had to this competition, we had fun and I miss it already, a lot. Knowing that, to me, we had already won, whatever the results were. We finished 3rd and it was a good bonus, I was really proud of the first 2 teams, they totally deserved it. Would have I cried getting 4th position? Not at all, "too bad" would have I said, because losing by a few percentile points is not reflective in any manner of the quality of our performances. Actually, we won gold in debate last year and  I personally feel prouder of my performance this year: I was more confident, I had more experience, I was "more present", more able to fully enjoy the experience. The rest is all uncontrollable, external factors on which I can’t lose my energies on.

Judges are very subjective, just as we are in our everyday life. We don’t know them personally, we don’t know what they would have liked to ear, they had expectations just as every human would, they had an answer in mind before you tried answering the question, they are just not robots. Maybe one of them is into environmental causes and one sentence about carbon credits would have got you on the podium, maybe the language you spoke wasn’t so comprehensible to them, maybe they aren’t morning persons and you had to present before the sun got up, maybe you were too smart and they felt stupid not understanding the information you presented, maybe a lot of things that have nothing to do with how good we are. So many great achievers of our time were deceived in their lives, they "lost" so many times, "failure is part of success" and look at where they are now (Steve Jobs getting fired of Apple for example, Beyond the Rack getting turned down by investors and now 50M$ is sales), did they loose or did they just not match judges/investors/customers expectations at one point out of an infinity of points? So basically, practice and the understanding the key formulas to please the judges seems to be the biggest components of "winning" academic competitions but it does not  mean in any ways that as individuals we are superior to the ones who "lost". They "loose" based on only one set of criterion and one set of judges, with other decision factors you might just have been the one clapping for them when they get on the stage.

We were lucky to hit the spot this time. Our school has cracked the code for a while now through practice, coaching…But in other competitions we weren’t always that lucky. And it was sometimes devastating for some people. After all the hard work that we put into this, hoping to "win", I can understand that an emotional bubble bursts and that letting go a few tears is very much normal in this case. I have seen people destroyed by not getting on the podium even though we had chills when they presented and everything they said was so clever, congratulating them for their amazing presentation (to me, this is winning, right there). I therefore feel so much compassion for them thinking they maybe defined how good they truly did by a number, a position that is defined in such a subjective manner. Ultimately, grading sheets are a support, but in the end it’s all about the intangible human contact that is made and the fit that was created between judge’s unknown and personal expectations and what your instincts whispered you as an answer to the case. I am not saying it is all about luck, preparation, passion and effort undoubtedly and dramatically increase the probability of you getting on the podium, but if you don’t, don’t question the efforts you have put into it if it was your 200%. You can not control the uncontrollable (subjectivity and personal expectations of the judges) and for another set of judges you may just have gotten on that podium! You did not fail, you just did not match this one set of decision factors and there are many in the world. And for the ones who get on the podium, that is great and I hope they felt as winners even before they received the trophy.

The quality of our performance (seen from an objective point of view)  is a result of the work we put into it, not the pressure we put on ourselves getting 1st, 2nd or 3rd. So the focus should always be placed on the work we do in the present moment and then we let ourselves be happily surprised if we do get on that podium. If we don’t, we must realize we were not lucky enough to hit the spot, to express the answers to their interrogations in the way they wished to ear it on this day. Because think about it, let’s say a team didn’t give their best effort at it but they were lucky to say exactly what fitted with the judges personal inclinations and expectations. And let’s add that other teams this year weren’t agile presenting their case. They win. Do they, really? You only win when getting on the podium? This must be the technical definition in academic competitions, creating fit with judge’s expectations and academic standards. But to me, in life, man… Winning must be feeling great about your performance, knowing and feeling that you are a winner because fun and passion are the greatest and most precious prizes of all. It sounds cheesy but it’s true. And if you think my position on winning is not the right one well I have got on the podium 4 times out of the 4 competitions that I have been to and not once did I cared about the podium, it was just a really sweet cherry on top and I felt proud of contributing to the reputation of my school. But the cake was definitely the bonding with my team, the passion I had while competing and knowing we’ve done everything in our power to exceed our personal expectations and judge’s expectations, whatever they were. We all know that judging is not an exact science and that sometimes it can be or feel unfair. I won’t let anyone make me think I wasn’t good for a few points and I won’t wait for anyone’s approval. Waiting for external approval leads to unhappiness because it becomes a drug, a drug of which we’ll never have enough and we’ll never be satisfied living this way. We’ll always want more even though we have so much in our hands now. We’ll always think tomorrow will  be better while everything we’ll ever have is the present moment, we will never touch this future, it will never be, we will always be craving something (read "The Power of Now".) The day after this intense external gratification we’ll get depressed and be in such a "down" period because we’ll always need more of it because we weren’t able to see it shine inside of us. A never-ending process in which no one can find lasting satisfaction. By being fully present and following our passions no matter what people say it is, yes, I truly think we can be fully satisfied while still having very ambitious objectives. This attitude makes you win twice: Once on fully satisfying  and lasting level (inner self) and once on a momentary, short and very intense level, getting the trophy.

Know that you deserve the job before they tell you you got it or not, know you’re beautiful before the guy tells you are and all of a sudden, you will win the most incredible prices of all: happiness, harmony and inner peace. From these solid foundations will arise external accomplishments such as getting on the podium, getting the job and getting the boyfriend or girlfriend you know you deserve, not what only is approving you. It’s almost a magical process. Test it. It is not always easy to apply and I am not saying I always apply it at all but it is necessary to have some kind of a cogitation about what makes us feel as winners: feeling you are acting at the absolute best of your aptitudes and having a blast while doing it or waiting for a subjective being to tell you he agrees with your answers?

In sum, never let anyone make you feels you have lost if you gave it your all and were passionate while competing or doing anything in life with this fire in your eyes. Because I think being passionate and focused during your performance must be the definition of winning and the only one that leads to true lasting satisfaction. And, as a bonus, this attitude might make you stand on that podium holding a trophy. On the other hand, you’ll feel great too even if you don’t get there this time with this one set of criterion out of a myriad of chances you have in front of you. The podium is a bonus and how we perform in the present moment should always remain the focus, always.

Aude à la Modération

22 nov

Je ne sais pas si plusieurs d’entre vous vont souvent à l’église, but I don’t. Je me rappelle y avoir été avec ma mère quelques fois et le caractère sectaire m’avait dérangé un peu (i.e. les gens répétant systématiquement des textes appris par cœur sans réfléchir et remettre en question le sens de ces paroles. Je préfère la philo, mais je respecte et j’admire la foi, religieuse ou pas, et j’ai la foi, en quoi? Si j’ai foi, il n’y a pas lieu de se questionner).

Hey, mon mouton, reviens ici! Donc, je disais, afin de pallier à cette absence relative de morale, faisons  un effort collectif de réflexion sur nos habitudes, nos mœurs, ce qui nous définit en tant que génération.

Oui, de grands rêves, la recherche d’équilibre,  une ouverture sur le monde, l’énergie de changer les choses, le goût des voyages, le goût d’explorer et de comprendre. Bien. (Applaudissements).

MAIS, parce qu’il y a toujours un mais après des bonnes choses semble-t-il, je trouve que si notre génération se regarde dans le miroir, certains pourront y voir un malaise commun. Peut être ce fut la même chose pour toute les générations, mais là n’est pas la question. Je vous parle ici d’un manque de modération pour les substances illicites qui altèrent artificiellement nos comportements et intoxiquent notre cerveau.

J’ai fait la fête en masse malgré mon jeune âge et je n’ai pas fini de fêter, j’aspire tout simplement à une authentification de ces plaisirs que l’on partage ensemble. J’ai donc récemment pensé à quelques soirées au développement absurde, amer et éloigné de ce que je désirais réellement, selon mes valeurs et convictions bien allumées lorsque tous mes sens me guident pleinement. Un dénominateur commun à tous ces déroulements erronés: L’Alcool. (Spotlight sur le mot, musique dramatique).

Évidemment,  boire un verre en bonne compagnie, déguster un bon vin ou une bière locale seront toujours d’intéressantes facettes de notre culture que jamais je n’aurais le culot de proscrire, je vous parle ici du manque de modération et non de dégustation de produits alcoolisés, ne mélangeons pas les cartes, à côté de notre martini. J’ai donc pratiquement arrêté de boire de l’alcool une semaine avant l’Halloween. J’appréhendais la série de partys qui étaient à venir… Et pourtant, depuis, mes soirées sont beaucoup plus amusantes, avant, pendant, et même après. Oohh…

En tant que passionnée de débat oratoire, permettez-moi, monsieur et madame les Président(e)s, de développer mon argumentaire en 3 volets. Premièrement, en quoi vos finances bénéficieront de cette réflexion, ensuite l’aspect santé relié à la modération et finalement, une nomenclature des avantages sociaux qui s’y rattachent.

1. Avantages économiques à baisser le coudre…

Bon, évidemment, se saouler dans un bar peut être dispendieux (excluons le Café Campus, euhhfff, flashback non désiré…). Surtout quand je pense à ces hommes (ou gars devrais-je dire) qui flambent leur paye en espérant se ramener une fille. Tip: Les filles vont abuser de toi (17-20 ans c’est une phase…), tu vas perdre ton argent et le respect qu’elles ont pour toi parce que toi-même tu ne les respectes pas. Les filles iront vers le gars confiant et mystérieux. Si tu n’es pas confiant en toi, ce n’est pas en vidant ton compte bancaire et en te ramenant une fille qui se rappelle pas de son nom que tu vas te sentir valoriser, oh ça non.

Mais pensons macro un instant. Pensons à toutes les fois que le lendemain nous avons perdu en productivité, arrivés en retard au travail, pris un taxi à 3h45am au lieu de marcher en parlant, tranquilement… Bref, si l’on combine le coût des heures perdues le lendemain aux coûts de l’alcool, le montant doit être astronomique. Oh, et le Gatorade, les Aspirin et tous leurs amis que l’on ingurgite dans la phase souvent très passagère du "puuu jamais…."… Right.

2. La santé, ce n’est pas acquis

Nous pouvons être éduqués, gagnez un salaire raisonnable, un entourage qui nous aime, pourtant, sans la santé, nous ne pourrons profiter de toutes ces richesses. En étant jeunes, le miroir nous fait croire que nous sommes tous en santé. Faux. Une fille mince avec un beau teint n’est pas nécessairement en pleine santé. Selon Educ’Alcool, pas plus de 2 consommations alcoolisées par jour pour une femme et 3 pour un homme sont recommandées si l’on ne veut pas développer l’accoutumance. Vous pensez être à l’abri de l’alcoolisme? J’ai vu les ravages de l’alcoolisme et laissez-moi vous dire que personne n’aurait pu prédire ce triste déroulement. Si l’alcool pour vous est déjà un exutoire, il le sera encore lorsque vous frapperez un mur, et des murs, il y en aura. Arrangeons-nous pour que les amis, le sport ou le travail acharné fassent fi de portes de sortie plutôt que ces substances maquillant et empirant la douleur.

3. Bienfaits sociaux et relationnels à la modération

Si vous vous exercez à vous détendre et à socialiser de façon sobre dans des contextes sociaux complexes, vous verrez vos habiletés interpersonnelles accroître dans d’autres situations qui vous apparaissaient autrefois malaisantes. C’est comme si vous vous entraînez à courir avec des stéroïdes. Il est normal qu’ensuite vous vous retrouverez essoufflé une fois "clean". Imaginez que vous êtes avec cet homme qui vous trouve si drôle et détendue mais qu’il découvre, à sa surprise, une version rigide et inconfortable de votre personne une fois sobre. Ce serait dommage.

De plus, combien d’erreurs furent déclenchées sous l’effet de l’alcool? Pourquoi risquer ceux que vous aimez  en étant sobre pour ceux que vous aimez seulement après x shooters? Ça n’en vaut pas la peine.

Aussi,  j’en suis venue à la conclusion définitive que personne n’aime les filles saoules, ni plus n’aime-t-on les garçons saouls. Nous ne sommes pas faites pour supporter l’alcool en quantités astronomiques. De nature déjà expressive et affectueuse, les filles ne savent tout simplement pas se tenir lorsque leur menu corps se voit intoxiquer d’alcool. C’est la vie, c’est comme ça. Je le réalise tellement plus depuis que je ne bois pas. Nous ne sommes pas un homme de 250 livres qui peut boire 8 bières et avoir l’air sobre. Et dans cet état, on se croit la fille la plus drôle, la plus cool, mais nous sommes bien les seules à y croire alors que tout le monde autour roule les yeux sur cette vision désolante du manque de classe, de tenue et de féminité. Pour ce qui est des gars, un gars saoul devient violent, vulgaires, désagréable et irrespectueux. (Arrkk des gars caves qui se battent, quelle vision désolante). C’est à croire que nos côtés pré-historiques sont accentués par 100 lorsque l’on boit. La femme maternelle et affectueuse, l’homme fort qui se bat pour son territoire. Mais dans le cas présent, modération rime bien avec évolution et de grâce, gardons la classe que nos 10 000 années d’histoire nous ont confiées, shall we? Notre réputation et ce que l’on communique ne peut qu’en être bonifiée authentifiée: mieux vaut voir un vrai nous timide et humain qu’un nous hyper social artificiellement en agissant de façon parfois absurde disons-le. Il n’y a aucun doute là-dessus.

Voici à ce titre un exemple visuel qui peut être vous rappellera de doux souvenirs.

J’ai aussi une théorie sur le cercle vicieux que créé la consommation d’alcool. Prenons un gars qui est plus ou moins à l’aise d’aborder une fille ajunt. Le gars boit plus de bière pour être apte à entreprendre la conversation et à exécuter quelques pas de danse avec de la chance. Plus le gars boit de la bière, plus les risques d’avoir une bédaine de bière augmentent, plus son incapacité d’aller lui parler à sec augmente. Donc il devient bedonnant et inapte socialement lorsque privé d’ivresse alcoolisé. Alors il a encore besoin de plus de bière pour arriver à lui parler et c’est ainsi que certains sont pris dans un cercle vicieux interminable, un bal de consommation alcoolisée dénuée de plaisirs gustatifs et culturels que l’on prétend si intrinsèques à l’alcool.

En somme, je ne veux pas vous faire la morale, je veux tout simplement vous suggérer une révision de normes sociales qui m’apparaissent désormais ridicules avec un peu de recul (i.e. pour avoir un bon party, il faut beaucoup d’alcool). Honnêtement, je suis tellement contente de revoir ma relation avec cette dernière que je devais partager cette décision avec vous. Pourquoi feindre l’euphorie alors qu’on peut s’amuser avec ceux que l’on aime vraiment, sans artifice, et dormir doucement en se réveillant bien en forme sans regrets? À vous d’y répondre, à vous d’y réfléchir.  On s’est tellement laissés convaincre progressivement que de faire la fête impliquait de l’alcool à flots que je suis d’accords que ce changement de paradigme n’est peut être pas si évident pour tout le monde. Soyez courageux, soyez audacieux, faites l’expérience avant de vous prononcez définitivement sur la question. Sortez jusqu’à 3h30am sans boire une goutte d’alcool, pourquoi pas? Je gage que vous serez surpris de la chaîne de bienfaits et de lucidité qui s’amorcera dans votre vie. Je souhaite de tout cœur que ce billet vous évitera de mauvaises fins de soirées, des maux de têtes et qu’il supportera des rapports francs qui reflèteront ce que vous êtes vraiment.

L’âge doré

10 nov

Je franchis les portes du métro, j’arrive en trombe avec toute la fougue que me donne la jeunesse, mes 23 années bien comptées. Un gros sac trop lourd rempli de livres, mes espadrilles massacrées, je fais du vent lorsque je passe et mon reflet se floue sur les fenêtres.

Devant moi, un couple de personnes âgées tenant ce qui reste de leurs mains. Évidemment, je me dis que ça doit être dur de vieillir et de voir son corps dépérir de la sorte, de ne plus pouvoir partir à courir lorsque l’on est en retard, de ne plus pouvoir danser comme des feux d’artifices sur les chansons que l’on connait par cœur.

Et, à travers les rides sillonnant le visage de la dame trônant sur sa droite posture, je vois ses traits rajeunir en mon esprit et j’arrive à l’imaginer jeune, pimpante et si belle. Les lèvres pulpeuses, le visage rebondi, son sourire en inspirait d’autres avec une chevelure dense qu’aimait caresser son mari. Sûrement plus belle et ayant un visage plus symétrique que le mien. Aujourd’hui, lorsqu’elle passe, les hommes ne la voient plus.

Ici, on ignore la vieillesse, ça nous rappelle qu’on se dirige tous vers le même couloir, sombre et froid (ou chaud et lumineux pour ceux qui croient). Plus que de l’ignorer, on lui manque de respect, trop souvent. Si seulement ces hommes savaient. Je me demande si elle trouve ça dur de voir les regards s’éloigner avec les années ou bien si le caractère lent et progressif de la vieillesse permet d’avaler la pilule, avec les autres.

Elle aurait pu me raconter comment son mari l’a conquise, comment ils ont traversé les années ensemble, comment elle a élevé ses enfants en travaillant à l’autre bout de la ville, sans métro, sans autobus, comment elle a rit et pleuré pour sculpter son visage de la sorte, les bains de soleil en des lieux exotiques qui ont tâché son visage, les plus belles aventures… En 4 fois ma vie, je ne peux m’imaginer tout ce qu’elle a vécu. Mais je ne les connais pas et Peel est déjà là.

Au delà de sa beauté qui s’est transformée,  il y a donc aussi des histoires et des leçons à nous donner. Il serait bien de réviser notre vision des personnes âgées au Québec et, plutôt que de les éviter, s’inspirer des autres cultures et ainsi, ouvrir nos oreilles et nos cœurs à ces vétérans de la vie. Le temps des fêtes s’en vient et il semble que la solitude ronge trop souvent la joie de vivres de nos aînés, les saluer nous est gratuit et sans contredits fort apprécié. Et, encore mieux, écouter et absorber l’une de leur leçon de vie pour apprendre de celle-ci sera un beau cadeau pour nous, jeunesse frivole et inexpérimentée, et pour eux, dans cet âge d’or aux histoires dorées.

In your eyes

C’est dans vos yeux que l’on voit tout

Les bleus les verts les plus fous

C’est dans vos yeux que l’on y plonge

Votre âme vos peurs et tous vos songes

.

Vos larmes, éclats de rire ont su creuser

Pour témoigner de votre passé

Des douleurs que l’on veut tant chasser

D’une crème, d’un verre, illusionnée

.

C’est dans vos yeux que vous êtes nue

Oui vêtue de veines et de paupières

Mais c’est dans les yeux que l’on se tue

C’est le regard l’arme meurtrière

31/03/07

Le Même Bateau

19 oct

Nous sommes individualistes. Oh quelle grande nouvelle, dit-elle juchée derrière son écran d’ordinateur bien loin de quelconque contact humain. Nous n’avons plus besoin des autres pour survivre et au fur et à mesure qu’une société se développe économiquement, elle s’enveloppe socialement, d’une bulle d’acier inoxydable, inébranlable. L’individu devient l’inconnu, l’inconnu devient la peur, la peur devient la menace. L’individu n’est plus l’un des nôtres, il n’est plus là pour nous rendre plus forts, parce que non, j’ai tout ce dont j’ai besoin, et même tellement plus. J’avais discouru sur le sujet lorsque je relatais mes voyages en sol colombien, oui, là-bas, il y a une onde d’ouverture sur les autres et une chaleur humaine qui se fond avec le soleil. Je ne crois pas qu’on puisse blâmer le climat nordique pour expliquer notre cas, malheureusement… Le développement économique est certainement l’un des facteurs. Qu’en est-il du reste?

Il faut comprendre la problématique car je crois qu’un stress immense tombe lorsque l’on s’ouvre aux autres. Cela implique (opinion personnelle): Ne pas se rendre malade et paranoïaque sur les trucs de confidentialité, parler aux inconnus, partager nos idées, discuter, toucher, rire, regarder les autres… Vous aurez deviné que je suis du type "expressive"  et oh combien non pudique de ma personne, je ne crois pas tout de même que ce soit toujours bénéfique et je ne dis pas non plus que tous devraient être aussi expressifs, la chose étant impossible de toute manière. Ma porte de chambre est toujours ouverte, mon sac fourre-tout l’est, mon Facebook  est assez stalker-friendly et je m’engage plusieurs fois par jour dans une mini discussion avec des inconnus. Pourquoi? Parce que chaque inconnu a une vie intéressante, des rêves, des expériences à partager. Mais, à premiers abords, ce sera par exemple, de féliciter un commis de son bon service à la clientèle, de parler religion avec le chauffeur de taxi, ce sera de rire d’une anecdote avec une vendeuse ou bien de souhaiter "bonne journée" aux gens qui quittent l’ascenseur après un silence assez torturant merci. (Il y a un malaise parce que tout le monde veut se parler mais se dit "oh non on ne se connaît pas, il ne faudrait pas…"). C’est certainement un point qu’il faut assimiler de nos voisins américains, le joyeux "Good Morning" partagé avec tous ceux que l’on croise, il me semble que ce seul petit geste change beaucoup de choses. Ça brise pleins de petites surfaces de glace sur nos cœurs.

Tous ces contacts avec ces inconnus sont une chance de toucher les gens, d’être touchés, d’améliorer substantiellement leur journée (dire "merci pour le bon service", ça coûte .05 ml de salive) et qui sait… de rencontrer la prochaine personne qui marquera votre vie. TOUS ceux que vous aimez et connaissez aujourd’hui furent des inconnus un jour ou l’autre, même votre copain, votre meilleur ami, vos parents. Alors tous les inconnus peuvent devenir partie intégrante de votre cœur et changer votre vie pour le mieux et vous pouvez devenez le facteur de changement positif dans leur vie.

Est-ce je dis qu’il faut parler à tout le monde? Non, on est plus de 6 milliards d’humains, je ne dis pas être aucunement sélective dans mes engagements émotifs. Est-ce que tout le monde devrait être super sociable? J’imagine que non mais je me demande réellement si quelqu’un de solitaire l’est pleinement par choix ou ne l’est-il pas à la suite de traumatismes et/ou de dysfonctions sociales qu’il veut éviter d’aviver dans le futur. Nous sommes essentiellement des être sociaux, oui, parce qu’il fut un jour, dans ces 10 000 d’évolution humaine, lorsque l’on avait besoin des uns des autres pour survivre. Je crois donc que les "solitaires" le sont par évitement et par cicatrisation mentale plutôt que par choix.

Lorsque j’entends des gens dire, avant de sortir en boîte que…"Ah moi je ne vais jamais rencontrer personne dans un club, c’est ben trop superficiel!"  Euh… Ok, mais si toi tu vas dans le club et que tu n’es pas con(ne) superficiel(le), ça se peut qu’il y aie d’autres gens possiblement intéressant comme toi, non?  C’est pas des martiens et/ou tous  des fans de Ed Hardy en Neon 95 montée qui s’emparent du nightlife montréalais tout de même. J’ai d’ailleurs rencontré quelqu’un cet été dans un lounge et bref, je suis très heureuse de cette rencontre et du fait que j’aie été ouverte à cette possibilité en ne m’aliénant pas du fait que l’évènement original s’était déroulé dans "un club tellement superficiel"!

On peut également juger  les inconnus, c’est vrai. Oui, ce n’est pas mal de juger puisque c’est inné, c’est une réponse automatique de notre cerveau, un réflexe essentiel à notre survie et qui survient sans même le commander (voir mon billet  Conjuger le verbe "juger").  Mais malgré notre jugement et notre instinct, il faut prendre ces sens et son subconscient et leurs dire tout doucement: "Si j’avais eu la même enfance, la même éducation, les mêmes fréquentations, la même physionomie, le même cerveau, je serais au même point que cette personne." Oui, tout est relatif, et ça c’est la vérité qui surpasse le traitement de nos sens. Si j’étais née à Ville X avec des parents absents, différents, avec des amis douteux, avec des histoires de cœur tranchantes, je serais peut être toxicomane, je serais peut être Ministre des Transports, je serais peut être en Inde pour étudier le cinéma Bollywoodien avec 12 enfants et une passion folle pour Nascar. Je suis un résultat de milliers de facteurs de changements et de rencontres, tout comme vous, tout comme eux, nous sommes Nous relativement à X à l’infini.

En fait, dans les derniers mois, mes "premières impressions" furent vraiment mises au défi. Exemple: Je rencontre une fille blonde sortant tout droit d’Alerte à Malibu, bikini Ed Hardy, semelles compensées blanches, bref, à prime à bords, ce n’est pas le profil qui sonnent les cloches de intellectualisme en mon esprit. Et pourtant, durant cette même soirée, j’ai eu la chance d’être confrontée à mon erreur de jugement. Cette fille m’a décidément impressionnée de par son expérience, sa détermination et par sa force de caractère. J’étais bien heureuse de voir que certains clichés ne déterminent en rien ce qu’est une personne à l’intérieure, c’est quétaine, mais c’est vrai et il faut se le rappeler.

Et donc, nous rencontrons des gens, serrons leurs mains de façon à ce qu’ils soient impressionnés de notre prestance, notre assurance, nous nous couvrons de formalités et de standards pour se fondre dans le moule du nord-américain qui réussit bien (et pourtant on veut tous être unique, comme c’est ironique). Vous savez quoi, je ne trip pas formalités et conventions irréfléchies et je crois que dans notre fort intérieur, personne n’aime agir comme un robot mais la peur du jugement nous pousse à agir ainsi. Exemple: En ce moment, je contacte des bureaux de comptables au travail. L’autre jour,  je me mets à faire des blagues et à rire avec le comptable, mais vraiment ce n’était pas le genre de contact "normal" ou prévisible dans ce genre de contexte. Enfin, histoire courte, l’appel se déroule super bien, il m’écrit un courriel super enthousiaste pour me dire à quel point il a apprécier me parler et rire le temps de notre conversation. Le stress de sonner comme quelqu’un d’autre avait tombé.

Vous savez, lorsqu’on arrive enfin à parler à quelqu’un au service à la clientèle d’une autre compagnie de *****, cette personne au bout du fil est peut être vraiment cool, fatiguée de sa journée, a peut être des opinions super intéressantes sur X… Bref, le ton formel, des fois devrait être mis à la poubelle et laisser place à conversations vraiment trépidantes. Quand je travaillais chez Chrysler les appels de 4 minutes s’allongeaient très souvent en réflexion sur l’économie, la philosophie, l’environnement… Je me suis tellement amusée à "humaniser" ces conversations et à établir une réelle connexion avec ces centaines d’inconnus qui croisent ma ligne de vie.

Être humain et être vrai ne peut jamais être mal, ça peut juste montrer que vous êtes bien avec vous-mêmes et donc avec les autres. J’aimerais tellement que demain, dans les tours à bureaux, tout le monde arrive en jogging pants et en t-shirt, en se parlant de notre enfance lorsqu’on se faisait des cabanes dans le salon, en se parlant de nos peurs et en s’humanisant les uns envers les autres d’une étreinte libératrice.

Nous sommes donc tous dans le même bateau et tout ce que l’on veut c’est d’être heureux. Et, avec nos parcours différents, nos perspectives sur le chemin à prendre étant tout aussi différentes, on essaie de s’apprivoiser ou on s’ignore lorsque nos regards viennent à se croiser. Et ce que font certains qui nous apparaissent comme des erreurs sont la résultante de cette perspective propre à eux, donc dans leur contexte pas vraiment une erreur mais un résultat de différents facteurs. Dans la réalité de certains, vendre de la drogue ou lâcher l’école est le chemin qui leurs semble sensé pour être mieux. Oui, nous sommes dans le même bateau, on veut tous de l’amour, de l’amitié, de la considération, un peu de reconnaissance, un sentiment d’appartenance, il n’y a pas personne au dessus de ça. Et les seuls moments où quelqu’un ne nous aime pas ou bien est bête avec nous, c’est bel et bien à cause de la peur, la peur de ne pas comprendre l’autre, la peur d’être poussé devant quelque chose qui nous dérange en nous, la peur d’être déstabilisé et de réaliser des choses que l’on veut éviter (réfléchir, aimer et donc peut être souffrir, changer, découvrir).

Ce que j’aimerais vraiment après la lecture de ce billet est que collectivement on puisse sourire aux inconnus et répondre aux clochards qui nous souhaitent bonne journée, que nous soyons ouverts à se faire surprendre dans nos conclusions et dans nos jugements hâtifs, que notre énergie d’ouverture et de compassion attirent vers nous les rencontres les plus transformatrices et enrichissantes et que nous soyons mieux, plus heureux ensemble. La solitude n’a pas lieu d’être quand nous sommes des milliards d’humains. Surtout en sachant qu’on se rejoint sur des milliers de points. Rappelez-vous bien : Tous les inconnus peuvent devenir partie intégrante de votre cœur et changer votre vie pour le mieux et vous pouvez devenez le facteur de changement positif dans leur vie.

En terminant, je voulais souligner  mon appréciation de votre temps passer à me lire et de laisser ces mots flotter en votre esprit quelques minutes. Ça me touche beaucoup et, malgré les examens qui m’arrachent tout mon temps, je ne peux m’empêcher d’écrire et de partager avec vous les choses qui, je crois bien, valent la peine de partager et qui j’espère arrivent à vous toucher vous aussi, à travers le magma informatique qui nous sépare.

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Voici, en guise de cerise, l’un de mes poèmes sur le déchirement et le poison que peut être la solitude, parfois.  (Ce poème pour moi est une histoire et à vous d’en faire votre propre interprétation). :

Et si l’on était
Dans des cubes de verre très épais
Là, à se fixer la peur
Voudrais-tu me regarder?
Attiser la douleur
De ne jamais se toucher
Ou plongerais-tu tes yeux
Dans la nuit de ton corps
Recroquevillé sur les torts
Qui ont fait du « nous » deux
Deux êtres pourtant forts
Mais qui, sans ce feu
Êtres faibles, pleurant la mort
De jours amoureux
Où la fusion de leurs corps
Chassait tous les bleus
Où la fusion de nos corps
Unifiait le deux

Pour que nos rêves nous entendent.

22 sept

Les oreilles sont bouchées, mais ce n’est pas à cause de gouttes d’eau chlorées cette fois-ci, comme lorsqu’on passait nos journée à se friper les doigts dans la piscine, non, c’est à cause d’écouteurs. Les écouteurs, quel nom ironique, car ils nous empêchent d’écouter bien des choses. Des choses comme le silence, les bruits d’ambiance, les discussions qui ne font aucun sens en bout découpés, ceux qui parlent un langage étranger et qui s’esclaffent pour on-aimerait-savoir-quoi et, de façon plus importante, notre Conscience. Oui, ultimement, ils nous empêchent de nous entendre soi-même.

D’ailleurs, la mort prématurée de mon iPaude (je l’avais baptisé ainsi, c’est peut être l’eau bénite que j’ai versé dessus qui l’a achevé, l’expression "pomme pourrie" prend tout son sens dans ce cas car il est mort après une vingtaine d’utilisation) est sûrement l’une des meilleures choses qui me soient arrivées, professionnellement parlant. Jamais mon cerveau ne fut assiéger d’autant d’idées nouvelles, inattendues et d’inspiration farfelue et je ne peux m’empêcher de remercier le silence pour avoir ennuyé mon cerveau de fille hyperactive ADD style. Parce que une fois ennuyée, je n’ai que de choix que de penser et d’imaginer. En fait, être confronté à une page blanche est le meilleur exercice qui soit pour développer sa créativité. Lorsque j’étais petite, je n’avais pas de cahiers à colorier et ma mère me donnait des pages blanche neige que je devais remplir des fruits de mon imagination. 20 ans plus tard, dans ce silence doré, il se peut que j’aie pensé à vous, un instant, que j’aie révisé nos dernières interaction en tentant de prédire notre prochaine conversation. Et on imagine la scène 100 fois en pensant pouvoir contrôler quoi que ce soit, et pourtant, chaque micro-détail poussière de vie peut tout changer.

Je vous donne un exemple. En Colombie, Flo et moi on sort pour aller rejoindre Chris. Il va peut être pleuvoir, j’amène mon petit parapluie compacte. Je le laisse dans la chambre à Chris pour ne pas le trainer. Je l’oublie à tout jamais dans ces trucs et il chill désormais en Californie en ce moment.( Pfff… Je m’en fou, tu peux bien t’amuser là-bas Totes, tu es inutile dans ce royaume du soleil et du beau temps, je m’en fou vraiment parce que moi j’adore la pluie, le gris me va à merveille, j’adore claquer des dents pour muscler ma mâchoire, avoir froid jusque dans les os et avoir les ongles bleus sans vernis à ongle super toxique. Donc Totes, amuse toi à Playa Hermosa, c’est F-I-N-I). Oui donc je disais… Ok, je n’ai plus de parapluie et aujourd’hui, diantre, il pleut et mes petits cheveux de bébés se montre le bout du nez. Je me dirige donc vers le La Baie pour te remplacer, Totes! Donc, j’arrive 25 minutes plus tard à ma rencontre (oui, ça été long, parce que je suis une fille et que je dois remettre en question mon premier instinct juste pour me rassurer que c’est le bon. J’ai évalué l’impact psychologique de chaque motif de parapluie et j’ai choisi le motif pied-de-poule, ça fait huppé, english classic tweed et automne). Donc ce petit geste en Colombie a changé le bus que j’allais prendre, le moment auquel je lui serrerais la main, tout. Tout en ce moment redéfini de façon continue le reste de notre vie, chaque geste peut redessiner ce que l’on croyait être notre destinée. Réaliser ce point redonne tout un poid aux petits gestes anodins qui nous exaspèrent. Laissons-les faire leur travail, ils sont à même de nous diriger vers notre destin alors que l’on croit comprendre ce qui se passe.

Tout ce qu’on peut faire, c’est de chuchoter au présent nos rêves les plus fous (sont-ils vraiment fous ou seulement fous pour notre esprit cynique ayant la phobie des hauteurs?) et de projeter le film de la vie qui nous enchante.Vous vous voyez vous envoler sur un voilier vers le bout de la Terre, élevant des abeilles en Abitibi ou en amour avec un bébé à Brossard? Votre réponse est toujours la meilleure car elle est, selon moi, la seule possible. Moi, (ok, je trouve que ça sonne cliché picture-perfect comme réponse mais c’est la seule que j’ai) je me vois en Californie avec une maison indépendante énergétiquement, 3 enfants, mon mari/partner et une moyenne entreprise qui allégera les pas de géant obèse de l’humanité sur notre planète. Oui, je veux être millionnaire et je crois qu’il faut être à l’aise avec cette idée pour en favoriser la concrétisation. Mais, avant même de comprendre le concept de l’argent, je faisais mes plans de maisons luxueuses, magasinait des voitures dignes de James Bond et faisait des petits plans d’affaires. Et, en flirtant avec ces idées et ces images depuis toujours sans qu’elles ne m’intimident, je vois le chemin se matérialiser devant moi sans trop me poser de questions.  Pour l’instant, je n’ai que quelques sous dans ma poche et  j’ai pourtant confiance que mes inclinaisons pour la beauté seront satisfaites (oui, j’aime les belles lignes, les belles matières, les plats bien montés).  Allez valeureux petits sous, faites moi des bébés dollars, avec des huards fiers et dominants sur un lac calme au grand soleil levant.

Ah, l’argent, ne serait-il pas bien si on pouvait en avoir assez pour ne plus y penser? Est-ce possible ou bien une fois les coffres pleins notre coeur se vide de choses plus précieuses? Je n’ai pas peur de la richesse, aucunement. Je crois qu’avec des valeurs bien placées et bien taillées, chaque individu peut user de sa raison pour redéfinir le paysage qui l’entoure selon l’utopie qui charme son l’esprit. En fait, je suis éduquée, consciente de l’environnement, touchée par les problématiques sociales (je donne déjà à quelques causes qui en valent la peine) et donc c’est ma responsabilité de créer de la richesse et de gagnez, à la sueur de ma passion, un x% des richesses disponibles et de m’assurer que ces fonds seront redistribués de façon équitable et bénéfique à notre société. Sinon, quelqu’un d’autre mettra le grapin dessus. Quelqu’un de bien, oui, fort possiblement et j’espère que ce sera VOUS. Mais ça peut être quelqu’un de cynique et d’égoïste, qui habite loin, dans le fond de son nombril sale, ça peut être n’importe qui avec des valeurs croches et dures comme de la roche. Belle excuse que je vous monte là pour justifier que je veule être milionnaire d’ici mes 30 ans, n’est-ce pas? Et bien, on ne parle pas de chiffres ici, mais je pense à l’impact que je pourrai avoir. Je pense aux gens à qui je pourrai offrir un emploi qui ne les fera pas maudire l’arrivée du lundi. Je pense à l’ensemble du "value chain" que je pourrai créer et l’ensemble des défis que je devrai surmonter avec eux, le speech que je vais faire à Noël et qui les rendra émotifs, un petit frisson sur les bras dans l’idéal. Il y a un milion de gestes pour me rendre à ce moment clé de ma vie auquel je pense à tous les jours. Des milliards, de l’infini de moments comme ceux  présentement qui nous sont donnés d’être vécus sur un plateau d’argent. Donc, on peut penser que chaque petit geste anodin a une importance infinie qui redéfinit constamment notre présent ou, à l’opposé, croire en la destinée et se sentir guidé par une ligne déjà tracée. Dans ce cas, peu importe la direction de votre pas, les évènements qui surviendront devaient arriver et rien n’aurait changer ce cours, pas aucune décision peu importe combien de fois vous tenter de conceptualiser vos dillemmes. À quelques moments, sur le chemin, vous regarderez en arrière et le mystère ne sera plus, les choses seront claires. Il est toujours assez amusant de remonter la chaîne des évènements et de réaliser le pourquoi des choses et de sourire en pensant à ce qui fut, un jour, si déplaisant, à en pleurer sa vie et en se gavant de biscuits. LE COQ

L’ÂNE: Finalement, pensons qu’aujourd’hui, hier et demain, des enfants, des nouveaux nés vont mourir, des millions de gens vont mourir de soif et de faim (Les médias sociaux se substituent à la messe ma foi). Elle était bonne cette longue douche chaude ce matin et ce déjeuner qui ne ne nous tentait pas, on avait même pas faim. Chacun des gestes que l’on pose et chacune des chances qui vient à nous en nous tendant timidement la main doit être embrasser de notre lumière, celle qui guide notre chemin, notre chemin qui en croisera des milliers, peut être des millions d’autres. Et c’est ce que nous devons à notre chemin si bien tracé que, dans le silence quelques fois, nous pensions à notre condition et à celle des autres en mettant toute notre énergie et nos forces à penser aux idées qui pourront faire un petit peu de bien à ceux qui ont mal. C’est notre responsabilité, nous, ici à vivre dans les meilleures conditions au monde, en étant riches déjà, jeunes et bouillonnants de vitalité. Et pourquoi pas se dire que chacun des petits gestes posés prochainement nous rapprocheront d’un avenir aussi brillant que nos yeux devant notre gâteau de fête à 16 ans alors que tout était vraiment encore possible? Parce que depuis, rien n’a changé.

Alors berçont nos rêves, quelques fois, dans le silence, pour qu’ils nous entendent, nous et notre conscience.

Le Coeur A Ses Saisons, True Ad Lib Style

14 sept

Il semble bien qu’avec le temps, les jours se font plus nombreux entre mes publications sur Aude Lib. Je commence à me soucier des fautes de grammaire, de ce que vous pensez, de ce que vous voulez lire tandis qu’au début je faisais vraiment du "ad lib", la mission de mon blog. Cette semaine, j’ai écrit deux blogs de plusieurs milliers de mots traitant de la pression que les filles se mettent à répondre aux impératifs de beauté ainsi que ma vision quelque peu particulière de la fidélité. Je ne pense pas les publier du tout finalement, trop de révision, de correction, de réflexion, bref,  l’essence de ma spontanéité se perd.  Des heures de travail dans une petite poubelle dans ma tête. Peut être que je publierai quelques extraits, je ne sais pas. Ça m’énerve, je ne veux pas devenir self-conscious à cause de ce blogue, je veux me laisser aller dans l’écriture. Si ça vous fâche des fois ce que je dirai, et bien tant pis, on est différents et c’est normal. Si vous vous piquez en accrochant vos yeux sur une faute d’ortaugraffe piquante et poilue, je suis désolée, l’imperfection nous caractérise tous et toujours. Est-ce que je m’en fout? Non, je ne veux pas vous régurgiter des mots ici juste pour me vider le cœur, j’apprécie chaque seconde que vous passez à me lire et ça me touche beaucoup, sérieusement. Je veux tout simplement rester vraie à la mission initiale de ce blogue et laisser mes doigts marteler ce clavier au gré de mes pensées, en ne reculant jamais devant la peur du jugement. Si je suis ici, c’est parce que je veux que vous jugiez ce que je vous présente, que ce soit drôle, inspirant, touchant ou ennuyant, vous serez toujours libre de le lire ou pas. Je ne sais pas comment attacher vos yeux à mon blogue et ce n’est pas mon intérêt non plus.

Bon, puisqu’on patauge déjà dans un contenu nu d’idées nouvelles et controversés, continuons en ce sens, shall we my dear? Parlons routine, confort, l’automne, les couvertures, les soupes repas qui brûlent la langue parce qu’on a trop hâte de la manger, n’est-ce pas le pur bonheur? Et avec les couleurs chaudes qui transforment le paysage à coup de nuages de feu, on se rapproche, on se colle dans une flamme nouvelle qui nous ne brûle pas encore. Les chatons de Colombine faisaient pareil, un monticule de chatons, empilés les uns sur les autres pour se réchauffer, très éco-énergétique leur affaire. (C’est donc dire que sans vêtements chauds les humains seraient plus sensuels, plus félins et plus environnementaux!) C’est bien fait, comme ça, à Noël, il y a relativement beaucoup de couples excités à l’idée de s’échanger des cadeaux telles que de la merde électronique prête à briser à tout instant, des bijoux qu’on se sent mal de porter une fois qu’on n’est plus avec l’autre, des bas supers doux mais qui sortent des pieds dans les bottes et qui nous donnent des ampoules, bref, pleins de belles choses extrêmement enrichissantes pour l’âme. Soyons honnêtes, veut-on vraiment d’un cadeau fait à la main? Les certificats de massage qui sont honorés 6 mois plus tard ou les tasses peinturées de façon telle qu’on se dit que boire n’est peut être pas essentiel à la survie de l’humanité, veut-on vraiment ça? Ah… Je ne m’étendrai pas sur les enveloppes "secrètes" pour lesquelles je dois faker ma face surprise depuis plusieurs années, je sais qu’il y a 10 000$ dedans. Je le sais, c’est toujours la même chose… Et là tout va bien dans le couple, oh que c’est l’amour, la St-Valentin nous rappelle qu’il faut dépenser pour être romantique et puis, avec quelques flèches dans le portefeuille et non dans le cœur, l’été s’amène. Merde. Tout le monde se fait beau, tout le monde se regarde, tout le monde doute parce que maudit que le vert d’à côté est assez verdoyant, mais tsé, vraiment un beau vert pomme juteuse, pas un vert style caca de chenille écrasée.  Donc vient le temps de casser, casser quoi? Le cœur? Pour qu’un cœur casse il doit être dur, dans ce cas oui on peut. Sinon ça fait juste rebondir un peu sur le sol comme les balles anti-stress. On le reprend, on le branche et puis voilà, le beat reprend bien facilement. C’est certain que si il tombe trop souvent, la saleté de cynisme et de désespoir peut le salir à la longue et c’est pourquoi prendre un peu de temps pour le laver est recommandé. Donc, on se laisse en backpackers de l’amour, dans une jungle de jeunes loups se cherchant les uns les autres, en explorant des corps sauvages, inexplorés, en goutant le poison sucré de mâles tout en beauté, en se collant sur leurs cornes, leurs griffes, leurs muscles d’animal humain. Et si les deux survivent à l’été et qu’ils sont encore dans le même wagon sans avoir débarqué en direction station Fall, il y a de bonnes chances pour qu’ils connaissent la gloire de Noël, comme on chante dans "Les anges dans nos campagnes ont entonné l’hymne des cieux et l’écho de nos montagnes…". J’adore chanter ce truc, même en été, même dans le sud je dois la chanter au moins une fois. Dans le contraste, les choses ont encore plus de relief et de brillance. Dans le froid, la chaleur humaine a encore plus d’importance. Dans le noir, le blanc de tes yeux m’illumine encore plus. Et sur le noir, ma peau blanche se retrouve, je ne perds pas mon corps. Dans la neige, couchés dans ces bancs faits pour nous, les étoiles seront si belles. J’espère qu’elles brilleront plus que tout le reste, plus que les trucs dans le papier déchiré dans la cuisine tout en bordel, après le party qui nous rappelle que personne ne rajeunit. J’espère que ce sont les étincelles dans tes yeux et ces soleils lointains peut être déjà éteints qui me renverseront, le reste nous faisant passer le temps entre les moments qui comptent réellement, ceux qui débordent de ce philtre d’amour. Par contre,  la goutte de trop sera toujours là, bien ronde et pesante, prête à tout renverser pour nous faire tout recommencer, de saisons en saisons. Un jour, mon cœur survivra aux saisons, et je l’aimerai dans la sueur et  les flocons.

Si vous vous êtes rendus jusqu’ici, vous méritez de lire un poème que j’ai écrit il y a quelques temps. Aude, quelle romantique es tu. Ok, c’est un peu grivois et je sais qu’il se peut qu’un employeur sache que je fasse référence au s-e-x-e. Non non c’est faux Monsieur, moi, je ne bois pas, je ne sais pas ce qu’est le sexe et je suis un robot prête à tout pour combler les actionnaires. …Not! Donc si un jour on me reproche d’être non professionnelle sur mon blogue, je m’excuserai avec (avec une pointe affilée de sarcasme)  en rétorquant que je suis oh combien désolée de reconnaître ma nature humaine. Ensuite, je ferai jouer "Human Nature" de Michael Jackson dans les speakers de ma Fisker Karma et il n’aura plus rien à dire sauf que de sourire et d’acquiescer. On pourra parler de la vraie vie ensuite et arrêter de faire semblant.

Matin sur la plage

J’ai voulu couler

Dans l’eau de mer

Ta peau salée

En plein hiver

.

Au large de ta peau

Plage de sable blanc

Je me suis assoupie doucement

Les paupières dans l’eau

.

Tes dunes chaudes

Noyées en marée haute

Les vagues dans mes cheveux

Les torrents dans tes yeux

.

Un serpent de mer

Un peu plus bas, dans l’horizon

Se lève, dur comme fer

Et défonce mes cloisons

.

L’eau me remplie,

De la cave jusqu’au mat

Me laissant épave

Épanouie dans tes bras

.

Vivement cette journée chaude

Passée sur les bancs de ton corps

À se foutres des autres

Sous les doux rayons d’or

The French Canadian Kittens in Colombia

30 août

Et bien, cela fait maintenant un bon moment que je n ai pas ecrit sur mon blog, ayant tant de choses a dire que je ne sais toujours pas par ou commencer. Un peu comme lorsque vous entrez dans une bibliotheque et que vous realisez que jamais vous ne pourrez decouvrir tous ces livres. Et bien jamais ne ne pourrai vous exprimez reellement tout ce que l on a vecu.  Je suis presentement dans un luxueux condo de Bogota, chez l oncle a Florence, famille qui m a accueillie avec une generosite et une ouverture qui me touche beaucoup. Son cousin m amenera a l aeroport, dans quelques heures. Dois je dire d emblee que la chaleur humaine des gens ici est certainement ce qui m aura marquee le plus, je me rappelle amerement de l indifference que les nords americains avons nous trop souvent envers les inconnus. A travers les histoires que je vous reciterai vous pourrez avoir un sens de leur intelligence emotionnelle.

La danse

Je croyais aimer danser, maintenant je sais que j adore danser et que c est certainement l une des passions que j entretiens qui me rend debordante de bonheur, un sentiment qui remplace certainement plusieurs drogues et quantites dalcool… Le soir venu, en allant au Mirador ou au Sensation (les 2 clubs hot de Taganga), le plancher de danse etait souvent libre a notre arrivee. Une scene ne demandant que de se faire enflammer. Oh que je me suis amusee, les pieds nus, sans maquillage, habillee avec ce qui me restait de propre en allant se rincer dans la mer lorsque la soiree s achevait. Vous vous doutez que les sud americains sont egalement d excellents partenaires de danse et quoique j ai encore un peu de resistance a me faire mener totalement, on y prend gout assez rapidement. Un moment tournant pour moi a certainement ete lorsque Flo et moi deambullions dans Cartagena a la recherche d un dessert et que nous avons croise une performance de danse africaine. Leur passion et leur energie m ont renversees et un grand frisson assiega mon corp en entier, tellement que des larmes se mirent a couler sur mes joues. C est vraiment la que j ai compris qu a mon retour, je devais me donner a la danse d une maniere ou d une autre. N ayant pas une passion pour les affaires, c est definitif que j aurais ete danseuse. Mais peut etre que je le suis un peu, enfin les gens de Taganga le pensait, j etais la "ballerina de Canada", un titre que je cherirai.

Le danger, reel ou pas

La maison du pere a Florence est situee au fin fond de la calle 9, grugee par la pluie, remplie de dechets, bordees de logis sans fenetres mais remplis d enfants et de gens qui vous sourient et vous saluent sans vous connaitre. Bref, sur le flanc de la montagne, cette maison jaune ble nous en a fait vivre de toutes les couleurs. Evidemment, pas d eau chaude, quelques fois pas d electricite, des chiens malades, des conditions d hygiene auxquelles nous n etions certainement pas habituees et qui furent particulierement difficiles lorsque nous fumes malades. C etait donc une aventure de revenir a cet endroit a chaque soir, dans le noir, ayant l impression de traverser des tranchees d un lieu de bataille. Mais comme je vous disais, cet inconfort fait definitivement partie du "trip" de ce voyage, nos sens etant destabilises et le simili danger ajoutant au sens d aventure. Une soiree en particulier avons nous ete mises a l epreuve par contre… On marchait tout bonnement, et Flo remarqua que deux hommes semblaient nous suivre. Plus on s enfoncait sur le chemin, plus ce doute ce confirmait. On arrete, ils font de meme. Flo decide qu il faut retourner sur la rue principale. On rebrousse chemin, les nerfs a vif. Serieusement, dans le contexte, ils peuvent faire ce qu ils veulent de nous. Ils se retournent aussi et se retirent sur le bord d une maison et nous regardent passer et retourner vers le peu de civilisation qui reste eveillee. Pour retourner, on s est trouve un taxi, on s est perdues en route, il a voulu rebrousser chemin a cause du pietre etat des chemin, on s est finalement rendues, soulagees, intactes dans le lit. On regardait a travers le grillage Taganga qui jamais ne dort, avec de la musique house et latino jouant a tue-tete en permanence. Taganga est tout un personnage.

Devenir local, version express

Apres cette mesaventure, Alejandro a donc decide de nous presenter a tout le monde pour leurs faire savoir que nous n etions pas de proies de choix. Tout le monde connait Alejandro et donc en quelques rencontres, apres 3 jours passes a Taganga, nous connaissions desormais pleins de monde. Si bien qu en se promenant dans la rue on avait vraiment l impression d etre des locals. Nos amis d outre-mer s etonnaient de voir que l on saluait en espagnol des gens du coin. L un d entre eux, notre prefere surnomme Chaud Lapin, ou Juan Pablo ahah, etait vraiment adorable. Danser avec lui a ete assez agreable merci et ce colombien charmeur comme 100 a decide qu il voulait apprendre a me connaitre plus. Mais bon, je ne parle pas espagnol, il parle quelques mots anglais et j ai trouve ca tres cute lorsqu il ma dit qu on se parlerait avec nos yeux, chose qui ne me derangeait pas trop considerant ses yeux bleus verts qui disaient tant. Flo m a explique que pour un Colombien, j etais desormais sa blonde! Sans blague, lorsqu il me parlait, c etait tellement caricature que c etait dur pour moi de ne pas rire. Du genre: I want to spend more time with you, I like you a lot… Alors que la seule chose qui sait de moi c est bien mon nom: Olivia. En voyage je m appelle Olivia, Aude etant beaucoup trop francais comme carte de visite.  Les Colombiens sont expressifs, intenses et romantiques d une facon a laquelle je ne suis pas habituee. Enfin, aucun de ces flirts n auraient pu aller plus loin, ma sante etant beaucoup plus importante qu une romance passagere avec des hommes qui collectionnent les femmes!  On se comprends? lol…  Je n ai meme pas eu la chance de lui dire bye ou de prendre une photo de lui, dommage!

Le fond du baril

Le lendemain suivant une soiree noyee dans l excellent rhum de Medejin, je me suis reveillee avec des crampes infernales. Je me suis dit que c etait une lecon pour les exces, un classique lendemain de veille. I wish!!  J entamais alors une tourista extreme qui allait me vider (desolee cest degueux je sais) de mon energie, me poussant dans le fond du baril. Pour ajouter au plaisir, un orage des plus violents s abattu sur Taganga (en fait, il pleuvait a chaque soir avec des eclairs et du tonnerre comme je n ai jamais vu!). N ayant pas de fenetres, la chambre accueillit un pouce d eau partout sur le plancher. Ok, essayez d imaginer. Vous etes malade, vraiment, sans energie, la toilette est rebutante (pas de plafond donc y a de la bouette et des dechets vegetals partout), tout est humide, chaud collant, la pluie vous revolle dessus et envahie toute la piece. Le morale etait mis au defi comme jamais. But what could I do?  Not much.  Alors nous decidames de se refugier au Casa Blanca, un hostel 3 metres de la mer, litteralement. Pour 25 000 pesos la nuit (14$ environ), on avait une chambre propre, un balcon avec une super vue et un hammac pour hair les gens en sante s amusant a la plage. Mon cas ne s est pas ameliore, hemorragies internes, sueurs froides, si bien qu apres chaque seance de torture, je croulais sous la douche froide (douche chaude n etant pas une option) pour ne pas m evanouir. Le 4ieme jour, l ambulance est venue a l hotel pour me brancher sur intraveineuse me refillant des medicaments assez puissants merci. Oh, lorsqu il ma rentre l aiguille de fou dans le poignet, my god, je mennuyais de ma mere!  Pas d alcool pour 7 jours, sous menace d halluciner. La premiere nuit sous medicamentation fut assez hum…. Interessante! En ecoutant la musique de Taganga (qui narrete jamais), je me levai pour me rendre au hamac. Dans un semi sommeil perturbe, chaque chanson me faisait buzzer, j imaginais tout le video clip. L un dont je me rappelle: Une armee d hommes sort de l eau, bien cordes, leur penis etant transforme en trompe d elephant et la tete d elephant apparaissant progressivement, le tout dans une danse mecanique du style arme. Lady Gaga serait fiere de moi!  Ou bien les danses en ligne de personnes agees habilles de fourrure blanche, ce fut tres creatif comme nuit! Dans les jours suivants, mon etat s ameliora. 2 jours plus tard, mon appetit etait vraiment de retour au rendez-vous et bien rapidement j aurais bien mange un elephant (lol, j ai une fixation pour les elephants faut croire)!  J etais rendue tellement petite, mon ventre ne faisant meme plus de plis assise, mes cuisses n arrivant plus a se toucher, c est un beau probleme que de devoir engraisser! J apprecie tellement ma sante en ce moment, je dis a mon corps combien je l aime environ 10 fois par jour, aww… Oui, Obelix, thats right, quand l appetit va tout va!

Cartagena

Alors que j allais un peu mieux, on se dit qu il fallait bouger, les jours fillaient. On alla rejoindre Tom (ingenieur de Londres qui voyage pour un an) et Adam (dj australien de Perth en cavale pour quelques mois, tellement drole et sympathique!) au Kool Koala pour prendre la route vers Cartagena en bus. On me trainant vers le depanneur pour acheter une bouteille d eau (je navais pas encore recommencer a manger a ce point) mon nez se mit a saigner. La, j etais au bout du rouleau. Je revins a leur hostel, on me renversa la tete dans la douche, c est la que j eclata en sanglots, c etait trop. Je devais avoir l air de la pire junkie, amaigrie, le nez qui saigne, etourdie au soleil. Malgre tout, en pyjama, quelques vetements dans un sac, on prit la route vers Cartagena. A Santa Marta, Chris Morales (un jeune homme direct, fute et assez marant de Los Angeles) croisa notre chemin. On allait passer le reste de notre temps avec lui. Arrivees a Cartagena, on choisit le Media Luna comme hostel, lequel fut un choix ideal. Cette meme soiree j ai mange mon premier repas en 4 jours, LE BONHEUR total. Cartagena est magnifique, colonisee par les Espagnols je ne sais trop quand, l architecture de la vieille ville est vraiment quelque chose a voir. Bon alors oui alcool (not for me!), fete, sorties, danse, you know the drill. Le lendemain nous primes un bateau pour se rendre a El Rosario pour y admirer l eau turquoise. Quel lieu enchanteur! Enfin je pouvais faire du snorkling et voir des creatures qui vous font dire qu on a pas invente la beaute, mais que tout est dans la nature pour nous a admirer. Des couleurs si folles! Ensuite, massage sur la plage Playa Blanca, sur un sable blanc pur… Quel bel apres midi ce fut, je revenais a moi meme, le genre de moment qui vous fait vraiment oublier que le travail et les responsabilites sont des concepts reels.

Tayrona Park

De retour a Taganga (qui malgre tout felt like home when we came back), on prepara alors notre aventure vers Tayrona, une destination inevitable selon les dires de tous. Et en effet, quel lieu incroyable! Arrivees au parc, une belle marche dans la jungle de plus de 2 heures nous attendait, dans la bouette, les chemins accidentes creuses dans la roche, des araignes immenses, des singes qui nous guettent, des papillions bleus electriques qui vous chatouillent le regard, une vegetation des plus vives et des plages… Des plages "raw", avec des rochers ronds, immenses, irrels, sculptes par la force de la nature, des paysages digne de Jurassic Park!  Ok juste pour vous donnez une idee, on marche sur la plage et on doit se rendre a une autre plage. On marche et un ruisseau creuse dans le sable se dresse devant nous. Leger probleme: Un crocodile se leve la tete alors qu on sappretait a traverser!!! Oh my god ahah, on a trouve ca bien marrant! Puis, arrives dans un petit lieu avec de la vie humaine, nous allions passes la nuit dans des hamacs, une experience que mon dos se souviendra pour longtemps. Je ne sais juste pas comment me placer pour dormir une pleine nuit dans un cocon pareil! Je vis le soleil se lever, comme a tous les jours, en alla voir les vagues, m etirer, respirer, absorber l energie de ce lieu mythique que certains decrivent comme le coeur du monde. Pour retourner a l entree, nous avons pris des chevaux, et cette ride fut a couper le souffle! On pouvait lever les yeux du sol bouetteux et admirer un decor qui vous faisait croire qu on vous a place dans un decor de film, avec les lianes, les arbres qui s etirent vers le ciel… Les photos ne rendent aucunement justice a ce que l on a vu.

Quitter Taganga

Pour la premiere fois dans ma vie aie-je senti des larmes monter lorsque notre taxi arriva pour quitter Taganga. Ce village m a mis a l epreuve, mais m a donne les plus beaux moments de ma vie. J ai appris plusieurs lecons d humanite et d ouverture aux gens. Alors que j etais malade et zombie, tous les gens voulaient m aider et me supporter. J allais manquer nos escapades a notre plage secrete, en passant par les montagnes, en suant notre vie, a se faire bronzer, a se rafraichir dans l eau salee. J allais manquer les jus frais de maracuya, les arepas le matin avec les oeufs, manger des gateaux au Cafe Bonsai, un repas incroyable pour 1.50$ dans la rue de l eglise, la chaleur des gens plus que la chaleur du soleil. Arrivees a l aeroport, notre vol fut decale pour nous faire attendre plus de 7 heures. Mais avec une telle partenaire de voyage…

Flo, aka Julie aux Cheveux Longs

Pour vous mettre dans le contexte, j etais dans la piece quelques temps apres la naissance de Florence. Nos parents sont amis depuis aussi longtemps que je me rappelle et nous avons grandi ensemble. Membre du Club des Aigles Sauvages, collegue pour notre groupe d acrobates les Gomettes, mon actrice preferee pour les pieces de theatre que j ecrivais, Flo est une jeune femme incroyable que j aime beaucoup et qui ira tres loin. She is a keeper lol… Elle a ete une partenaire de voyage ideale, on s est supportees, on a rit (on a le meme humour bizzare et sarcastique que peu de gens comprennent, on part dans des fictions qui ne font aucun sens du genre se mettre a faire du travail de bureau tres serieusement alors qu on baigne dans la mer en imitant le fax en tappant sur l eau. Enfin, c est tres drole si vous avez le meme genre d humour lol) et si bien que nos cerveaux se connecterent ensemble. On pensait aux memes choses en meme temps, ca faisait peur par moment! Et des choses assez random merci… Bref, ce voyage nous a fait partage des aventures que nous pourrons se rememorer toute notre vie, c est genial.

En somme…

Bon, je dois vraiment aller me preparer pour un 36 heures de ballet dans les aeroports et un 7 heures de bus vers Montreal… Oui, alors, ce que je retiens et ce qui m a tatoue le coeur a jamais est definitivement la culture colombienne, une culture humainement tres riche, dans laquelle le concept d etre un inconnu s evanoui assez rapidement. Dans un avion vers Bogota, c est a croire que tout le monde se connait. Il n y a pas cette reticence omnipresente a engager une conversation ou a aider les gens, il n y a pas cette peur de l inconnu. J entreprends le chemin du retour avec un brin de nostalgie de quitter un si beau pays, qui est tout sauf le berceau du danger et de la cocaine (reputation qui frustrent les Colombiens et qui doit changer), et qui aura marquer a jamais ma facon d aimer les gens, meme ceux que je ne connais pas, car tout ce qu on veut c est d etre heureux et de partager des experiences folles ensemble. Lets do it.

Love, from Colombia

Journal de voyage

14 août

12 août 2010

Premièrement, relater ma nuit à Boston qui fut géniale. Mon host Ryan m’a permis de voir des coins de Boston et un visage que je ne connaissais pas. Une architecture travaillée, des briques à n’en plus finir, des restaurants délicieux, des lieux historiques contrastant avec des tours à immeubles hyper modernes, des pubs irlandais sympas…Pas une seule seconde je me suis sentie en danger, j’ai dormi chez lui gratuitement plutôt que de payer une chambre 32890 $ dollars (Boston n’étant pas une ville de hippies) alors bref je vous recommande chaudement un profil sur couchsurfing.com, vous serez gagnants en tous points. Faites confiance aux gens et respectez-les, ils répondront à cette confiance et à votre ouverture. Un point a ressorti de nos conversations (il a étudié en business alors vous comprendez qu’on avait pleins de trucs à se dire!) : Le système d’éducation americain vous endette tellement que, une fois gradué, vous devez absolument travailler comme un chien à faire des heures de fou et à servir cette économie sans pitié. Pas de temps pour voyager à travers le monde pour lui qui a 80 000$ de dettes. Il doit donner sa vie à son employeur, leur plan a marché.

Voila maintenant 2 jours que je suis arrivée en Colombie. Durant le vol floride/bogota, j’ai eu la chance d’être assise à côté d’une colombienne, laquelle se donna comme mission de bien me préparer à mon arrivée. Sur les pages de mon journal intime, nous avons pratiqué toutes les phrases susceptibles d’améliorer la qualite de mon experience. Il semble tristement qu’aucune de ses phrases ne m’aient aidée jusqu’à présent, ah ah, et je désire désormais apprendre l’espagnol, une langue dont la sonorité est renversante, si belle, si sensuelle à l’oreille. Nous avons échangé nos coordonnées, arrivées a l’aéroport, elle s’assura que j’étais bien en sécurité avant de partir. J’attendis Alejandro, le père de Florence, qui venait me chercher. 1 heure plus tard, il arrive en trombe, il s’était blessé, il saigne sur le bras, rien de grave, mais l’aventure commence. Cette journée-là,  je l’ai suivi à gauche et à droite dans la ville, faisant multiples appels.. Enfin, ce n’est pas Cuba! :)  Je ne sais pas si je suis naïve ou inconsciente, mais malgré tous les dangers que j’ai croisés hier et aujourd’hui, ça me rend ivre de joie. Pourquoi ? Je me le demande. C’est enivrant de marcher seule (aujourd’hui je voulais explorer par moi-même) avec des militaires à tous les coins de rues, hier soir de se rendre dans des ruelles avec des hommes tenant un chien que je ne flatterais pas même si on me payait (ceux qui savent comment j’adore les chiens comprendront que le chien à l’air d’une machine à détruire et non d’un gentil pitou). Dès le trajet de taxi en auto tamponneuse, j’ai compris qu’on était dans un autre monde. Il se passe quelque chose en Colombie en tout les cas. De mes yeux nouveaux je perçois, enfin, de façon très floue et superficielle pour le peu que j’en sais, mais je vois les racines d’une guerre se dessiner. J’ai demandé à Ale pourquoi y avait-il autant de militaires, lui demandant si c’était dans le but de nous protéger. Et bien non, me dit-il, ce sont des militaires finances par les corporations américaines afin de les protéger d’une éventuelle attaque de la Guérilla, qui est très puissante en Colombie, une armée de gauche ayant des liens communs avec Che Guevara et enfin avec tout ce mouvement socialiste anti-esclavage aux américains que vous connaissez sûrement. Et c’est dur parce que d’une part, on voit que ce n’est pas facile pour les gens ici de vivre et de faire de l’argent. On vient à se demander s’il n’y a pas quelque chose de notre système qui soit bénéfique parce qu’il me semble que notre vie soit beaucoup plus smooth mais je ne veux pas porter de jugement si hâtif. Mais pour moi, c’est dégoûtant de savoir que Comcel est américaine, de voir des Dunkin Donuts, de savoir que les américains prennent le pétrole colombien, le raffine et le revende à un prix de fou. La tentation américaine servira une minorité seulement de Colombiens et pour les autres, ils verront l’argent sortir du pays plutôt que d’y rester.

14 aout 2010 7h50am

(reprenons où j’en étais) Tout le monde est très gentils ici, c’est comme si personne n’est un inconnu, beaucoup plus chaleureux et unifié que l’Amérique du Nord et pas seulement à cause de la température. Je me suis donc introduite dans les rues commerçantes de ce quartier plein de vie. Tous y travaillent si fort pour faire quelques pesos. Le plus drôle était sûrement un homme avec une balance chargeant 200 pesos pour découvrir son poids. Enfin, y faire sa vie ne semble pas facile. La nourriture est délicieuse! Quoique sur la rue on peut goûter à des trucs très étranges, les restaurants comblent mes papilles gustatives. J’ai mangé une soupe de crème avec du poulet, du maïs, avec à côté un avocat, du riz et un vin local.  C’était fabuleux comme repas. La nourriture est très grasse ici, beaucoup de friture et pourtant, on ne prend pas de poids, on fond le gras…

Ale et moi sommes embarqués dans un mini bus aller chercher Florence (La STM c est definitivement le grand luxe!!!). Débarque au mauvais stop, marche dans l’herbe longue dans la pluie dans le noir, on fini par prendre un taxi, on arrive là-bas, Flo sort de l’aéroport 2 heures plus tard que prévu, ce fut comment dire… éreintant!

Revenus à notre base-camp, on est allés boire de la chicha dans le bar d’à côté. On a fini en arrière du bar et j’ai pu faire jouer la tune qui m’euphorise :  Kid Cudi "The Pursuit of Happiness. C’était comme si on connaissait tout le monde déjà, c’est ce qui accroche le plus je crois de ce beau pays.

Durant la nuit,  Flo me réveille et me demande si je les ai vus… Vu quoi, je demande : "Mes boarding-pass" me répond-t-elle, elle me demande s’ils sont drôles, bref, une conversation avec une pro-somnanbule comme Flo c’est toujours tres cohérent. Mais rien à voir avec ce qu’elle disait à 7 ans, ayaya!

Le lendemain, on a encore débarqué au mauvais aéroport pour notre vol national (il fallait aller à l’aéroport international pour notre vol national !?)  On demande l’information à des policiers. Ils nous proposent ensuite d’embarquer dans le camion de police et nous y conduisent avec une moto qui nous suit en arrière. Assez coquasse de débarquer du truck de police lol..

Le vol a bien été, en retard évidemment. À notre arrivée dans le mini aéroport sans mur, donnant sur la mer, nous réalisâmes après 1h30 d’attente que Gustavo, le gars chez qui nous restons, n’y était pas. Nous prîmes un taxi jusqu’à Taganga, avec quelques arrêts en route tant la vue était géniale. Pour 25 km dans les montagnes ça nous coûté 18$, ce qui est très bon.

Ok, une fois arrivées pour vrai à Taganga, une fois qu’on a exploré, on a vraiment eu un choc. Quote of the day:" C’est pas l’Uganda mais… " Il y a beaucoup de pauvreté quand on s’enfonce dans le village plus loin que la mer, des chiens errants partout, des jeunes qui jouent au soccer avec un ballon des années ’60, un classique j’imagine… Les rues sont plutôt des chemins de guerre. C’est vraiment un autre monde. La maison dans laquelle on reste est sûrement l’une des plus belles. J’ai rarement vu une maison aussi artistique, il y a des peintures, des sculptures partout, un bar, des divans en bamboo, enfin, c’est dur à expliquer, même les photos ne rendront pas justice à ce lieu. Quoique notre lit soit douteux (c’est le royaume du party ici…), qu’il n’y ait pas d’eau chaude, pas de serviette (Flo et moi avons une serviette à main pour se sécher), pas de couvertures (je gelais cette nuit, c’est pourquoi je me suis levée si tôt, ah et aussi les coqs, la musique dans le tapis et les gars qui font de la construction à 2 mètres de nos oreilles)… Donc quand je disais hôtel pour les jours précédant, c’était hostel en faite, et bref, c’est vraiment cool de se sortir de sa zone de confort et de vivre la Colombie comme ce doit être.

Alors qu’on mourrait de faim, on a été s’échoir au restaurant du coin. Une fois assises, la 2ieme chose qui frappe, c’est le nombre de beaux mecs oh my god! La moyenne d’âge ici est sûrement de 25 ans, c’était agréablement surprenant ah ah… Mais, afin de rassurer quelques personnes, Flo et moi parlions et elle disait que si elle pouvait (oh what what les si n’aiment pas les "rait" je l’ai eu!) voir Vince déambulé sur ce chemin, ce serait le plus beau spectacle, donc ta belle pense beaucoup à toi à travers les défilés de coq, c’est beau à entendre :) .

Notre béa de la journée: J’ai acheté du manger à chien pour le chiot qu’on a adopté momentanément, Gloriosioso, et puis il a à peine mangé. Alors avec le reste du sac, on a nourri environ 10 autres chiens abandonnés. C’était vraiment cool sérieusement. Y’a d’autres gens qui veulent faire pareil maintenant, ah ah, le mouvement Sauvetage Toutou a commencé. Les chiens font tellement pitié ici.

On travaille beaucoup notre espagnol, Flo s’en vient super bonne, il faut dire que son sang colombien doit aider, ces sonorités étaient encrées dans son subconscient je crois. Moi je comprends de mieux en mieux, je connais quelques phrases, ça s’améliore vite en tout cas!  À notre retour, je crois pouvoir tenir une conversation simple en espagnol. C’est l’objectif. Mon plus gros défaut c’est de vouloir savoir parfaitement avant de m’y tenter, il faut surtout oublier son ego pour bien apprendre une nouvelle langue!

Les hommes (colombiens) ici vous cruse sans arrêts. C’est assez incroyable, ils font un bruit de bec assez dérangeant en vous disant des choses hum… lol, vous comprenez. Mais je trouve que c’est drôle plus qu’autre chose, ça ne m’insulte pas, ça fait partie de la culture et des dynamiques hommes-femmes ici. Ils ne pensent pas vraiment ce qu ils disent, c’est une belle comédie. J’ai, en faite, développé une technique pour contrer leur harcèlement. Au lieu de les ignorer, ce qu’ils veulent dans le fond, la conquête, la haine frôlant le désir, je les regarde dans les yeux et je joue avec eux, c’est assez drôle à faire et ça marche très bien, je joue la fille éperdument charmée et ça contre bloque leur tactique.. Lol, en tout cas, maman ne t’inquiète pas, ils sont inoffensifs.

Le soir nous sommes allées prendre quelques verres de vin douteux dans une auberge avec des australiens (2 filles, 1 gars, la prophétie n’est pas encore accomplie) qui font le tour du monde. Notre trois semaines est une blague à côté de ce que d’autres voyagent… Nous sommes ensuite allées au Sensation, un club en haut du surf shop, vraiment un super beau club, la musique était excellente, enivrante et j’y aie certainement vécu un des plus beaux moments de ma vie. J’ai rarement dansé autant, et dieu sait que je me suis faite allée dans ma vie et wow, c’était juste tellement….Libre comme ambiance. Et là, tu te retournes et tu vois la brunante qui découpe les montagnes caressant la mer des Caraibes… C’était juste parfait comme moment. On était exténuées par la suite, cinq minutes de marche et on était de retour dans notre casa.

Alors voilà ces premiers jours de voyage en mots. Flo dort encore, je devrais sûrement récupérer moi aussi. Nous allons à Playa Grande avec nos nouveaux amis aujourd’hui. Et sûrement faire le party encore ce soir. C’est pratiquement le meilleur des deux mondes Taganga. Un village déconnecté, hippie le jour et super festif le soir venu. On ne se cachera pas que plusieurs viennent ici juste pour ça… L’alternance plage-party est définitivement une formule que je vous recommande (évidemment), le décor ne faisant qu’ajouter à la magie de l’expérience.

Asta prunto!

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